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Guide du vin - Page 5

  • CE QUE VOUS DEVEZ SAVOIR SUR L'ACCORD DES VINS ET DES METS

     

    Les grands principes

     

    Vins et Apéritifs

     

     

    L’apéritif est un bon moyen d’éveiller son appétit avant un bon repas mais il faut veiller à ne pas trop surcharger son palais en préparation de la suite !

    Qu’il soit fait d’olives, de frites de légumes, de tapas, de fruits secs, de petits fours, de petites charcuteries ou autres amuses gueules salés comme les chips ou les biscuits salés, l’apéritif appelle un grand nombre d’idées d’alliances de vins. On pourra les choisir secs, doux voire même effervescents !

     

    Apéritifs et Champagne

    Impossible d’évoquer le mot apéritif sans le traditionnel Champagne qui rentre dans l’élaboration du célèbre Kir royal (Mousseux et liqueur de cassis), Porto ou autre Pineau des Charente. Sortez des sentiers battus, avec vos tapas ou vos assortiments d’olives salées ou pimentées ainsi que les fruits secs, proposez des vins de Xérès très secs et spiritueux aux arômes prononcés d’amande et de fruits secs qui iront à merveille. Pour changer du Champagne, goûtez aussi d’autres vins effervescents tels qu’un Crémant d’Alsace fruité et aromatique ou encore une Clairette de Die légère et au fruité délicat.

     

    Apéritifs et vins blancs

    Si vous optez pour des vins blancs, choisissez des vins blancs secs et fruités dotés d’une bonne acidité qui nettoie le palais avec quelques sucres résiduels comme un vin de Pays des Côtes de Gascogne ou encore un Chardonnay du Languedoc. En ce qui concerne les vins doux, même raisonnement, il faut des vins suffisamment frais en bouche, optez pour des vins d’appellations du Sud-Ouest tels que le Pacherenc du Vic-Bihl ou le Jurançon. Ces vins s'accorderont parfaitement avec des préparations à base de fromage (de préférence des Bleus).

     

    Apéritifs et vins rosés

    Le vin rosé peut-être une bonne alternative mème en dehors des périodes estivales, il plaît aux femmes et se marie parfaitement avec un plateau de charcuteries. Optez pour des vins rosés tels qu’un Rosé de Provence ou un Cabernet d’Anjou par exemple.

     

     

     

    Vins et Entrées

     

     

     

     

    Extension de l'apéritif en quantité plus importante ou véritable plat au menu, on retrouvera des préparations chaudes ou froides, salées, sucrées, les deux à la fois...Les vins blancs et rosés seront à l'honneur sur la majorité des entrées telles que les tartes, cakes, mini-pizzas, beignets et autres feuilletés.

     

     

     

    Vins et Salades

     

    On distingue deux types de salades ; les cuites et les crues. Elles mettent en œuvre divers légumes, condiments et sauces vinaigrées ou huileuses. Il en existe à base de tomates, salades vertes, avocats, haricots, concombres, poivrons, choux rouges, betteraves, carottes, salades de terres cuites, Olives, œuf etc…Du fait de la présence de vinaigre dans la préparation d’assaisonnement, les salades seront accompagnées d’eau. Vous pouvez cependant créer vos salades à l’aide d’une sauce non vinaigrée mais plutôt à base de citron qui permettra d’accorder un vin.

     

    Quel vin avec une salade ?

    Sur des salades à base de pâtes ou de pommes de terres cuites, servies avec des sauces plus ou moins grasses comme une mayonnaise, pensez à des vins simples et ronds comme des vins rouges à base du cépage Gamay comme un Beaujolais, on pense tout de suite aux appellations Juliénas ou Saint-Amour. Coté vin blanc, choisissez-le assez opulent et expressif comme un Pinot gris d’Alsace ou encore un Chardonnay du Sud.

     

     

     

    Vins et Soupes / Potages

     

     

    Les soupes et potages, compte tenu de leur consistance, ne nécessitent à priori pas de vins. On distinguera tout de même les différents types de soupes et potages : à base de légumes, de poissons, de légumes secs ou encore de viandes. Si vous désirez marier un vin à votre soupe ou potage, il convient de respecter certaines règles.

     

    Quel vin avec une soupe de légumes frais ?

    Les soupes de légumes frais où dominent les odeurs de légumes n’appellent aucun vin. La verdeur des légumes exacerberait les tanins des vins rouges et donnerait un goût métallique aux vins blancs. Le meilleur accord restera encore et toujours un bon verre d’eau.

     

    Quel vin avec une soupe de légumes secs ?

    Les soupes de légumes secs où dominent la sensation onctueuse des farineux et leurs odeurs particulières permettent des accords mets vins si le potage est épais. On servira alors des vins rouges légers comme des appellations du Val de Loire tels qu’un Anjou, un Sancerre ou bien des vins de Bourgogne tels que Mâcon-Villages, Bourgogne Grand Ordinaire ou tout simplement un Beaujolais nouveau. Pensez aussi aux vins de Pays comme ceux de L’Ardèche, du Centre Loire ou encore de l’Hérault.

     

    Quel vin avec une soupe de poisson ?

    Les soupes de poisson où domine le parfum de la mer appellent des vins blancs secs ou des vins rosés aromatiques. Pour les vins rosés, choisissez des vins de L’appellation Marsannay en Bourgogne, un Côte de Toul ou encore d’Anjou. Pour des vins blancs, orientez-vous vers des appellations provençales telles que Côtes de Provence, vin de Corse Blanc ou bien Picpoul.

     

    Quel vin avec une soupe de viande ?

    Les soupes de viandes où domine le parfum de la viande salée et grasse demandent des vins rouges jeunes tanniques. Le choix des appellations est vaste, on pense à des vins du Bordelais tels que des Médocs comme un Saint-Estèphe ou un Pauillac ou des vins plus rustiques du Sud-ouest comme des irouléguy, Tursan, Madiran et Cahors dans leur jeunesse.

     

     

     

    Vins et Charcuterie

     

     

    La France propose de nombreuses spécialités de charcuterie. Concernant le choix des vins avec ce type de plats, il n’y a pas vraiment de règles, laissez libre court à vos envies, vous pouvez proposez des vins blancs aussi bien que des vins rouges ou rosés mais de style plutôt léger.

     

    Quel vin avec la charcuterie crue ?

    Quand on parle de charcuteries crues donc salées, on pense tout de suite aux saucissons et aux jambons crus. Les vins qui iront le mieux avec ces produits du terroir sont des vins rouges légers, gouleyants et peu alcoolisés tels qu’un vin d’Anjou, un Pinot noir d’Alsace savoureux à souhait et d’autres vins comme ceux du Beaujolais. Les vins primeurs tels que Beaujolais, Gamay de Touraine ou encore un vin de la Côte-Roannaise se marieront parfaitement avec un morceau de saucisson sec. Essayez aussi un vin rosé de Tavel avec une tranche de jambon sec. Pour plus d’originalité, goûtez aussi les vins rouges du Jura issus des cépages Poulsard et Trousseau.

     

    Quel vin avec la charcuterie cuite ?

    Par rapport à la charcuterie crue, la charcuterie cuite est plus aromatisée et grasse. On s’orientera sur des vins rouges plus charpentés, c’est à dire avec plus de corps et de tannins. Sur des rillettes ou des pâtés, proposez un vin rouge comme un Saumur Champigny légèrement tannique, à base de Cabernet franc, qui saura parfaitement balancer l’excédent de gras des rillettes. Un Cru du Beaujolais comme un Juliénas, un Moulin-à-Vent ou bien un Beaujolais Village plus structuré qu’un vin primeur conviendra très bien sur ce type de charcuterie.

     

     

     

     

    Vins et Foie gras

     

    Un seul conseil, prenez grand soin dans le choix de votre foie gras, il devra être de couleur rose ou beige pâle, ferme au toucher et sans tâches brunes. Optez pour un foie gras de canard plus goûteux et moins cher que le foie d’oie. Le foie gras est bien évidemment le produit des fêtes de fins d’années mais on peut le déguster tout au long de l’année avec grand plaisir. On le trouve cuisiné de différentes manières et accorder un vin n’est pas toujours chose simple ! Vous penserez sans doute aux vins naturellement doux tels que les vins de Sauternes ou de Jurançon, mais soyez original, proposez des vins rouges.

     

    Quel vin avec le foie gras en bocal ?

    Moins fondant qu’un foie gras mi-cuit, le foie gras en bocal sera favorisé par des accords privilégiant le gras avec des vins blancs moelleux ou liquoreux. Toutefois, veillez à ne pas trop abuser des sucres en début de repas ! Servez un verre d’accompagnement et réservez vous pour la suite du repas.

     

    Quel vin avec le foie gras mi-cuit ?

    Eviter les accords avec les vins trop pâteux comme certains Sauternes, visez plutôt des vins plus frais comme un Jurançon doux, un Coteaux-du-Layon dont le cépage le chenin blanc apporte fraîcheur et même certains mousseux comme un Moscato d’Asti qui iront à merveille avec un foie gras. Amusez-vous avec un vin rouge pour un accord balancé entre tannins et fondant du foie gras. Servez tout naturellement un Madiran, un Corbières ou encore un vin du médoc comme un Saint-Julien dans leurs premières années.

     

    Quel vin avec un foie gras poêlé ?

    Le foie doit-être saisi sur une face et caramélisé. Il doit rester onctueux à cœur. Le vin choisi devra donc être d’une certaine complexité aromatique pour contre balancer le gras impliqué par la cuisson. Sur ce type d’accord met vin, amusez-vous en présentant aussi bien un vin effervescent qu’un vin tranquille. Misez sur un accord tonique entre les bulles d’une blanquette de Limoux et le gras du foie gras. Les vins rouges tanniques ont aussi leur place, on aura alors un accord par contraste tanins/gras. Optez pour des vins rouges comme une Côte-Rôtie, un Saint-Joseph ou un Faugères.

     

     

     

     

    Vins et Fruits de mer

     

     

    Il n’est souvent pas si simple d’accorder les fruits de mer. Le goût iodé puissant des coquillages et des crustacés peut gâcher un vin. Il faudra choisir des vins blancs suffisamment nerveux donc assez puissants et dotés d’une belle acidité.

     

    Quel vin avec les coquillages : coquilles Saint-Jacques, huîtres, moules, oursins ?

    - Sur des huîtres : Les huîtres crues ont un goût très fin qu’il ne faudra surtout pas masquer par des vins blancs trop boisés ou puissants. Les vins blancs choisis devront être secs, aromatiques et d’une certaine minéralité en bouche. Sélectionnez des appellations comme Muscadet, Chablis ou encore Riesling voire même un Champagne extra-brut.

     

    - Sur des moules marinières, proposez des vins blancs légers et expressif au nez tels qu’un Pinot Blanc d’Alsace ou un Edelzwicker fruité et aromatique ainsi que des vins blancs de Provence comme un Coteaux d’Aix en Provence ou un Coteaux Varois.

     

    - Avec des coquilles Saint-Jacques à la chair plus sucrée et moelleuse, on s’orientera sur des vins blancs plus amples et complexes tels qu’un Condrieu, un Puligny-Montrachet, une Palette ou encore un Meursault.

     

    - Avec des oursins : Le caractère iodé prononcé des oursins appelle des vins blancs secs et dotés d’une bonne acidité et d’une certaine minéralité en bouche, on pense à des vins blancs du Val de Loire qui iront parfaitement tels que les appellations Savennières, Chinon, Sancerre ou encore Pouilly-Fumé.

     

     

    Quel vin avec les crustacés : tourteaux, langoustines, crevettes, homards, langoustes, écrevisses ?

    Les crustacés à la chair fine, plus ou moins dense, permettent de nombreux mariages avec le vin. On pourra accorder des vins rouges légers comme un Irancy, un Pinot noir d’Alsace ou encore un vin d’Anjou, avec des crustacés accompagnés de sauces. L’idéal reste encore les vins blancs à la fois puissants et délicats. Vous choisirez votre vin en fonction du type de préparation à savoir cru ou cuit. On retiendra les accords suivants : Pacherenc-du-Vic-Bilh sec et écrevisses à la gasconne, Langouste et Châteauneuf-du-Pape Blanc ou encore Homard à l’Américaine et Alsace blanc en vendanges tardives.

     

     

     

     

    Vins et Poissons

     

     

    Les alliances mets vins autour du poisson se feront majoritairement avec un vin blanc. En effet, le poisson est riche en protéines qui fondent l’acidité des vins blancs. A la différence des protéines de la viande, celles du poisson ne peuvent adoucir les tanins du vin rouge. Dans le choix du vin, on tiendra compte de l’origine du poisson, s’il est d’eau douce ou de mer et bien sûr du type de préparation (cru, fumé, frit, poêlé, rôti ou encore bien grillé). On réservera les vins rouges pour des poissons cuisinés en sauce à base de vin comme un Cabillaud sauce vigneronne avec un vin rouge de Loire comme un Chinon.

     

     

    Quel vin avec le poisson cru et le poisson fumé ?

    Le poisson cru (sushi et sashimi) appelle des vins primaires aux notes d’agrumes. L’acidité franche du vin apportera de la légèreté à l’accord. Optez pour des vins blancs de Loire comme des sauvignons de Touraine, des vins de Bourgogne comme des chablis 1er cru ou encore de jeunes Rieslings alsaciens. Le poisson fumé quant à lui, demandera des vins au bouquet expressif et assez goûteux comme un Gewürztraminer Alsacien.

     

     

    Quel vin avec les poissons cuisinés ?

    Le poisson peut-être cuisiné de différentes manières. Le nombre d’accords mets vins est presque illimité.

     

    Sur des grillades ou des poissons frits, on servira des vins blancs suffisamment aromatiques et suaves tels que les vins de Provence comme Cassis ou Côtes de Provence ou encore des vins blancs de la rive gauche à Bordeaux comme des Graves. Un merlan frit à la chair fondante et à la peau craquante se mariera bien avec un vin blanc du Languedoc, assez fringuant, comme un Picpoul-du-Pinet, pour un accord par complémentarité acidité/gras.

     

    Sur des poissons en sauce, Il est préférable de servir des vins suffisamment gras pour faire écho à la douceur du plat. On s’orientera vers des vins de Bourgogne tels que Meursault ou encore Beaune 1er cru ou des vins blancs du Bordelais légèrement boisés tels qu’un Bordeaux Supérieur, un vin de Pessac-Léognan ou de Graves.

     

    Sur les poissons d’eau douce, à la chair plus délicate et à la saveur plus fine, le choix du vin est particulièrement important. Privilégiez des vins blancs droits et typés qui rehausseront le goût du plat. Optez pour des appellations comme Savennières et Anjou blanc Vieilles vignes en Val de Loire ou Chassagne-Montrachet et Corton-Charlemagne en Bourgogne.

     

     

     

     

    Vins et Viandes

     

     

    La manière de présenter et préparer la viande va influencer la texture du tissu animal, l’odeur, la couleur et la teneur en graisse. Les types et le degré de cuisson de même que la nature de la coupe, fine ou épaisse vont également générer une palette de sensations tactiles, thermiques et aromatiques. Ces critères de préparation sont déterminants dans le choix des vins. Ce choix devra aussi tenir compte des sauces d’accompagnement : un vin charpenté ou un vin fin fruité n’accompagnera pas une même sauce (épicée ou légère et acidulée).

     

     

    Quel vin avec la viande de bœuf ?

    Les viandes juteuses nécessitent des vins rouges fruités aux tanins assez puissants comme de jeunes Médocs. Les viandes cuites longuement appellent des vins un peu plus vieux et patinés, c’est à dire avec des tanins soyeux en bouche comme certains Hermitage ou un Châteauneuf-du-Pape . Plus le morceau de viande est épais et plus le fait de devoir mâcher longtemps appelle un vin de bonne structure tannique tel que des appellations comme Corton ou Pommard en Bourgogne.

    Sur un tartare de boeuf, servez des vins rouges de texture souples et fruité tels qu’un Côtes du Vivarais, un Saint Nicolas de Bourgueil ou un vin d’Anjou village Brissac.

     

    Sur de la viande grillée, préférez des vins rouges à la structure dense et veloutée comme des Beaujolais Village, un Crozes-Hermitage et encore un Chinon.

     

    Sur un rôti, privilégié les vins rouges charnus et épicés comme des vins de Bordeaux : Pauillac, Fronsac ou encore des vins de la vallée du Rhône tel un Saint-Joseph.

     

    Sur des plats mijotés comme un bœuf Bourguignon, présentez des vins séduisants aux tanins fondus comme un Mercurey, un Fitou ou encore un vin de Saint-Emilion.

     

    Dans le choix du vin, tenez compte de l’accompagnement et en particulier de la sauce qui apporte plus ou moins d’onctuosité ou de force au plat. Les sauces d’aujourd’hui ne doivent ni masquer, ni dominer le produit, elles doivent le sublimer en étant un révélateur : légèreté et subtilité du mariage des ingrédients avec le met principal.

     

     

    Quel vin avec le veau ?

    Le veau a une chair plus fondante en bouche que le bœuf. Pour s’accorder sur cette viande, le vin s’il est blanc devra être gras, rond et riche comme un Fixin, un Graves ou encore un Viognier de la vallée du Rhône. N’hésitez pas à présentez des vins rosés puissants et aromatiques tels que le Tavel ou un Cabernet D’Anjou. Si vous optez pour des vins rouges, ils devront être légers, aromatiques et fins mais pas tanniques ! Des vins tels que le Pinot noir d’Alsace, un Moulis-en-Médoc ou bien des vins rouges de Provence sur des appellations comme un Coteaux-Varois-en-Provence ou un Côtes-de-Provence sont les bienvenus. Essayer une blanquette de veau avec un Alsace Pinot gris. Accompagner des escalopes de veau panées avec un vin de la vallée du Rhône méridionale comme un Lirac.

     

     

    Quel vin avec le porc ?

    La viande de porc se prête à de multiples préparations en passant par la charcuterie jusqu’au plats cuisinés les plus savoureux. Elle épouse sauces et garnitures et s’en imprègne ! Le porc n’est pas difficile, tous les types de vins iront avec et même certains blancs. Servez un Savennières blanc ou un Bourgogne Aligoté qui sont des vins légers et fruités sur des filets mignons à la crème. Sur des côtes de porc grillées, proposez des vins rouges simples du type Bordeaux supérieur sur des tanins charnus pour balancer la sécheresse de la viande. Avec un rôti de porc froid, optez pour des vins fruités et tendres comme les vins du Beaujolais tels que Fleurie, Chiroubles ou encore Saint-Amour. Pour marier un vin avec un petit salé aux lentilles dont le salé et le goût des lentilles sont assez fort, il conviendra d’accorder des vins suffisamment riches avec une certaine matière tels que Bourgueil ou bien Morgon.

     

     

    Quel vin avec le lapin ?

    La viande de lapin a plutôt une chair fade mais tendre. Le lapin se prête à de nombreuses préparations comme les pâtés, les grillades ou encore des recettes accompagnées de sauce. On privilégiera des vins rouges assez ronds et veloutés pour balancer la fadeur du lapin, la sauce jouera aussi un grand rôle dans l’accord mets-vins. Le choix des vins est large, Bourgogne, Val de Loire, Sud-Ouest ou Provence. Sur un lapin au pruneau, optez pour un vin rouge suffisamment évolué et puissant pour accompagner les pruneaux à la saveur prononcée comme un Côte du Roussillon ou un vin des Baux de Provence. Sur un lapin à la moutarde, servez des vins rouges comme un Bourgueil ou encore un Montagny, vins fruités et friands qui équilibreront la note acidulée de la moutarde tout en dévoilant leur fruité.

     

     

     

     

    Vins et Volailles

     

     

     

     

    Poulets, pintades, pigeons, canard, et dindes, appellent une multitude d’accords mets et vins. La volaille est véritablement le trait d’union entre les vins rouges et les vins blancs. En plus du jeu des textures et des goûts, on peut s’intéresser au jeu des couleurs entre la chair de la viande et la robe des vins. Cependant, on évitera de servir des vins rouges trop tanniques ou des blancs très boisés qui risquent de trop s’imposer face au plat servi.

     

    Quel vin avec les volailles rôties ?

    Avec les volailles rôties, présentez des vins rouges élégants et souples. On pense tout de suite à des vins faits à partir du cépage Pinot noir tels que le Pinot d’Alsace. Optez pour des grands vins de Bourgogne comme des Mercurey, Marsannay ou autre Passetoutgrain issus des cépages Gamay et Pinot noir mais aussi aux vins du Beaujolais. Le poulet rôti, à la chair fondante en bouche et légèrement sèche, accompagné de ses pommes de terres à la peau craquante, ira très bien avec un vin gouleyant comme un Chiroubles. On raisonnera de même pour la dinde qui est plus une volaille réservée pour les fêtes. Avec un pigeon rôti à la viande délicate et juteuse, on pourra accorder des vins rouges jeunes sur le fruit et aux tanins peu marqués comme les vins rouges de Sancerre ou de Chinon mais aussi un Givry de Bourgogne.

     

    Quel vin avec les volailles braisées ?

    Une pintade au chou a un goût envahissant. On choisira des vins rouges souples en bouche et pouvant développer des notes évoluées de sous-bois mais aussi sauvages avec l’âge comme un Saumur-Champigny en Val de Loire, un Lirac dans la vallée du Rhône ou encore un Côtes de Castillon dans le Bordelais. Il faut suffisamment de puissance pour équilibrer l’odeur du chou de la pintade par exemple. On retiendra comme accord mets et vins agréable, la dinde braisée et un Côte-du-Rhône Village Cairanne.

     

    Quel vin avec les volailles mijotées ?

    Souvent ces plats sont accompagnés de sauces crémeuses grasses et odorantes ou bien des sauces au vin. Les recettes les plus connues sont le poulet à la crème et le coq au vin jaune. Libre à vous de choisir un vin blanc ou un vin rouge. Les vins blancs choisis devront être suffisamment gras et aromatiques au caractère bien trempé élevés en fûts de chênes tels un Minervois, un vin de Chardonnay du Languedoc ou un grand blanc de la Côte de Beaune comme un Meursault ou encore un vin blanc du Jura issu du cépage blanc Chardonnay. Si vous optez pour des vins rouges, choisissez-les aux tanins patinés pour un accord voluptueux avec la viande. Certains vins rouges de Bordeaux comme des Côtes de Bordeaux iront très bien ainsi que des vins de Pessac Léognan de quelques années.

     

    Quel vin avec le canard ?

    Le canard qu’il soit confit, servi en cassoulet ou en magrets, peut privilégier l’accord plutôt régional. Des vins du Sud-ouest conviendront à merveille comme un Madiran ou un Cahors aux tanins accrocheurs dans leur jeunesse. Ils équilibreront le gras du confit ou la graisse du canard pour un accord par complémentarité gras/tanins. Si vous préférez un accord ton sur ton, optez pour des appellations comme Fronton, Gaillac ou encore Bergerac qui sont des vins rouges moelleux en bouche. Les recettes originales ; les aiguillettes de Canard sauce cassis avec un Fronton rouge, le magret de canard aux poires, miel et gingembre avec un vin blanc liquoreux comme un Sauternes.

     

     

     

    Vins et Gibiers

     

     

    Les gibiers qu’ils soient à plumes comme le canard, le faisan, la bécasse ou la caille ou à poils comme un chevreuil, une biche, un sanglier ou encore le lièvre annoncent les repas d’automne et les fêtes de fin d’années. Leur goût est fort. Il faut donc les accompagner dignement de vins puissants et d’un certain âge. Ils appellent de grands vins rouges de garde.

     

     

    Quel vin avec le gibier à poil : chevreuil, sanglier

    En ce qui concerne le gros gibier à poil, il faut les servir avec des vins encore vifs et d’une belle structure tannique comme des vins rouges de Bordeaux rive droite tels que Fronsac, des grands vins rouges de la Côte de Nuits tels que Gevrey-Chambertin, Richebourg ou encore certains vins rouges du Sud structurés et capiteux comme ceux de Provence ou de Corse, un Coteaux Varois, un Bandol ou encore un Patrimonio.

     

     

    Quel vin avec le lièvre ?

    La viande de lièvre est délicate et parfumée, il faudra l’accompagner de vins fins et racés. Pensez à des appellations comme Banyuls en Languedoc-Roussillon, Châteauneuf-du-Pape dans la vallée du Rhône méridionale ou encore Croze-Hermitage en Vallée du Rhône septentrionale. Les accords à découvrir : Le lièvre à la broche avec un Patrimonio rouge, le lièvre à la Royale et un Corton.

     

     

    Quel vin avec le gibier à plumes peu goûteux : faisan, caille, bécasse ?

    Sur des gibiers à plumes peu goûteux comme le faisan ou la caille, optez pour des vins rouges fins, aux tanins déjà bien fondus comme ceux de Vosne-Romanée ou de Châteauneuf-du-Pape. On aimera le faisan Souvaroff (faisan rôti fourré d’une farce aux truffes et au foie gras) avec un Côte-rôtie, la puissance aromatique du vin faisant résonnance avec celle du plat. On aimera les cailles rôties aux petits pois et aux lardons accompagnées d’un vin rouge de la vallée du Rhône méridionale tel un Gigondas de quelques années.

     

     

    Quel vin avec le gibier à plumes très odorants : perdreau, canard ?

    A l’inverse sur du gibier à plumes comme un perdreau qui sera plus odorant, accompagnez-le de vins rouges charpentés, puissants et riches en arômes tels que Hermitage, Minervois et Madiran ou pourquoi pas un Pommard de Bourgogne à base de cépage Pinot noir. Sur du canard, servez des vins rouges de caractère du Languedoc tels que Pic-Saint-Loup ou encore un savoureux Médoc comme des Saint-Julien ou des Margaux.

     

     

     

    Vins et Fromages

     

     

    La France compte beaucoup de fromages de différentes sortes. Le plateau de fromage fait donc partie des rituels de la table, pourtant beaucoup d’idées reçues s’effondrent à la dégustation. L’alliance des vins et des fromages en est l’exemple le plus frappant. Dans tous les cas : éviter les vins rouges puissants et tanniques sur les fromages, ces vins rouges font ressortir de l’amertume. Facilitez vous le choix en présentant des fromages de la même famille ; pâtes fraîches, pâtes molles à croûte fleurie, pâtes molles à croûtes lavées ou encore pâtes pressées cuites ou non cuites et pâtes persillées. Le choix du vin sera alors plus simple.

     

    Quel vin avec les fromages à pâtes fraîches : faisselle, broccio Corse, crémets d’Anjou… ?

    On les connaît plus sous le nom de fromages blancs. Ce sont des fromages qui ont peu de personnalité et qui sont acides. Ils accompagnent souvent des plats salés ou sucrés. Sur le salé, servez un vin blanc simple, avec de la vivacité et sur le fruit comme des vins du Val de Loire tel que Reuilly, Quincy et si l’accompagnement est sucré, servez plutôt un vin blanc moelleux sur des notes de coings, fruits exotiques, miel comme un Montlouis ou un Côtes-de-Bergerac.

     

    Quel vin avec les fromages à pâtes molles à croute fleurie : Chaource, Brie, Camembert... ?

    Avec ce type de fromages onctueux et crémeux révélant des notes lactées voire légèrement champignonnées au gout en bouche de notes de beurres et de noisette fraîche. Sur un camembert, privilégiez un cidre brut mais si vous voulez vraiment servir un vin, alors choisissez un vin rouge peu tannique, léger et souple, voire gouleyant : un Beaujolais, un Gamay de la Loire ou bien un Bouzy. Avec le Chaource, fromage onctueux, préférez un Champagne brut, un Crémant ou un rosé des Riceys qui apporteront fraîcheur à l’accord.

     

    Quel vin avec les fromages à pâtes molles à croûtes lavées : époisses, Munster, maroilles, Pont l’évêque... ?

    Ce sont des fromages très odorants. Facilement reconnaissables à l’humidité de leur croûte et à leur couleur orangée. Leur pâte est d’une couleur beige claire. Leur odeur rappelle la ferme mais le goût est totalement différent. Sur ce type de fromage, on favorisera des vins blancs typés et aromatiques dotés d’une belle vivacité comme un Gewürztraminer, un Châteauneuf-du-Pape blanc ou un vin d’Arbois qui équilibreront la force du fromage, dont la puissance aromatique répondra aux arômes du vin. Pensez aussi aux bières de caractère et pourquoi pas à une eau-de-vie de type marc de Bourgogne.

     

    Quel vin aves les fromages à pâtes pressées non cuites : Cantal, Saint-Nectaire, Tomme de Savoie... ?

    Les fromages à pâtes pressées non cuites sont souples et moelleux. Les seuls qui peuvent véritablement s’accorder avec les vins rouges charnus et épicés : Côtes-du-Rhône Villages, Gaillac, Fronton, ou encore des rouges de Provence. A essayer les vins blancs ronds et expressifs qui donneront un accord très délicat révélant le caractère fruité du fromage. Ils apporteront légèreté à l’ensemble vin-fromage. Pour un accord parfait, faites attention à l’affinage du fromage, plus il est affiné, plus le vin devra être évolué c’est à dire de quelques années.

     

    Quel vin avec les fromages à pâtes pressées cuites : Emmental, Gruyère, Comté... ?

    Tous issus du lait de vache, Ils font partie de la famille des « gruyères ». Ce sont des fromages excellents et fins qui développent des notes fruitées et de noisette. Ces fromages se marient très bien avec des vins blancs gras à la finale sur des notes beurrées, légèrement boisées et même de fruits secs. Les grands vins blancs de Bourgogne tels que Meursault, Corton Charlemagne répondent bien à ces critères. Un vin jaune du Jura donnera un accord intéressant avec un vieux Comté. L’élevage sous voile c’est à dire en contact avec l’oxygène apporte des arômes complexes qui va sublimer les notes de fruits secs du fromage.

     

    Quel vin avec les fromages à pâtes persillées : Bleu des Causses, Bleu de Bresse, Fourmes d’Ambert, Roquefort...?

    La dégustation d’un vin de Sauternes sur des fromages bleus est magique, le vin sort toujours flatté du mariage, épuré par cette alliance entre deux moisissures nobles. Mais le Sauternes n’est pas unique sur la planète des liquoreux. Loupiac, Sainte Croix-du-Mont, Monbazillac s’accordent avec le Roquefort ou la Fourme d’Ambert. Les vins doux de Jurançon sont parfaits sur un bleu de Bresse ou d’Auvergne ; le Quart de Chaume ou le Bonnezeaux se marient avec toute la gamme des fromages persillés. Un grand fromage bleu trouvera son allié dans un Maury ou un Banyuls âgés d’une dizaine d’années. Ces vins mutés très sucrés résistent à la fois au sel et aux arômes puissants du fromage ; les vins gagnent en finesse et la sensation de chaleur en bouche est estompée. Un Muscat de Lunel ou encore un Muscat de Beaume de Venise avec un Roquefort jeune est aussi envisageable. Quant aux vins rouges, oublions-les : ils ne sauraient résister devant la force du pénicilium.

     

    Quel vin avec les fromages de chèvre ?

    Les fromages de chèvres sont légion : du plus frais au plus affiné, du simple broccio au plus sec des fromages Corses. Préférez les vins blancs plutôt que les rouges car les arômes des vins rouges sont masqués. N’oubliez pas de choisir le vin en fonction du degré d’affinage du fromage qui peut être très crémeux ou bien sec.

    Avec le fromage de chèvre frais, on choisira des vins blancs vifs et fruités comme un Quincy, un coteau–du-Giennois, un Sauvignon blanc de Touraine ou encore un Mâcon. L’accord mets vins doit être tonique et la bouche rester fraîche.

    Lorsque le fromage est affiné sec, l’idéal est un vin doux, assez léger et plein d’agrément comme un Muscat de Saint-Jean-de-Minervois ou un Vouvray demi-sec dont le cépage chenin blanc apporte fraîcheur.

     

     

     

    Vins et Desserts

     

     

     

     

    Les types de desserts sont nombreux ; glaces, tartes aux fruits, desserts chocolatés, aux cafés, crèmes et autres mousses… Ils appellent généralement des vins rouges ou blancs d’évolution différente. Les desserts sont sucrés par nature, un accord par similitude est à rechercher et une certaine harmonie peut être obtenue avec des vins moelleux. Ne perdons pas de vue que pour un équilibre parfait, les accords par complémentarité acidité/sucre fonctionnent aussi à merveille !

     

    Quel vin avec les desserts à base de fruits frais ?

    Sur des salades de fruits frais, les vins doux naturels à base du cépage Muscat sont privilégiés car ils apportent une vaste palette aromatique de fruits en passant des fruits exotiques aux notes d’abricots ou encore de raisins frais. Ce type de vin apportera une sensation de douceur à la fraîcheur acidulée de la salade de fruits. Pensez aux Muscats du Cap Corse ou encore aux Muscats de Beaumes de Venise. Le Champagne sera parfait, également.

    Les tartes à pâte feuilletée ou brisée, sorties du four sont toujours croustillantes et goûteuses. Les tartes aux fruits rouges, telles que framboise, fraise ou encore celles aux petites baies noires comme les myrtilles demandent surtout des vins rouges sucrés c’est à dire que leur fermentation a été stoppée soit par le froid ou par un ajout massif de SO2. Les vins sont alors enrichis en arômes proches du fruit, on parle alors d’arômes primaires. On peut citer des vins d’appellations comme Maury ou Banyuls. On favorisera les vins élevés en milieu réducteur c’est à dire à l’abri de l’air pour une meilleure restitution des petits arômes de fruits rouges pour un accord ton sur ton magique. Le Champagne rosé a également toute sa place.

     

    Quel vin avec les tartes à base de fruits jaunes ou blancs ?

    Pour les tartes aux fruits jaunes ou blancs, telles qu’abricot, pommes ou encore mirabelle, on choisira plutôt des vins blancs moelleux du Val de Loire tels que le Coteaux du Layon ou le Bonnezeaux, un Champgne Grand CRu ou Premier CRu, des vendanges tardives alsaciennes ou encore du Sud-ouest comme un Bergerac moelleux ou encore un Saussignac.

     

    Quel vin avec un dessert chocolaté et un dessert au café ?

    L’amertume du chocolat pose un problème, tout en étant voulue, et ne doit pas s’imposer !

    Un grand Champagne rosé fera merveille. Les vins devront être suffisamment puissants et riches. Les vins doux naturels rouges seront aussi es plus adaptés. Optez donc pour un Maury, un Banyuls et un Rasteau. Sur des desserts au café, servez des vins doux naturels élevés sous milieu oxydatif, qui évoluent vers des notes fruitées, puis miel, torréfaction, café et rancio (noix).

     

    Quel vin avec les glaces ?

    Pour choisir le vin, on se basera sur les parfums du dessert glacé. Sur une glace ou un sorbet aux fruits rouges on servira un vin doux naturel rouge comme un Maury. Sur des glaces aux parfums plus exotiques tels que mangue ou abricot, on pensera à des vins liquoreux comme un Sauternes ou encore une Sélection de Grains Nobles d’Alsace.

    Vous l’aurez bien compris, la variété des desserts est importante mais vous proposerez presque toujours des accords mets vins intéressants avec des vins doux naturels ou des vins liquoreux.

     

  • L'ENCYCLOPEDIE MONDIALE DES VINS / B, COMME BUZA, BOUCHET, BELLET, BICAL...

    BABIC
    Cépage rouge de Croatie, produisant des vins courants.

    BABICH WINES
    Entreprise vinicole de Nouvelle-Zélande, retenue pour son Pinot noir et le bon Sauvignon blanc Hawke’s Bay.

    BACCHUS
    1/. Le Dieu du vin. .

    2/. Il fallait oser donner ce nom à un cépage blanc d’un croisement de Sylvaner-Riesling et Müller-Thurgau, qui donne des vins modestes en Angleterre et en Allemagne.

    BACTÉRIES
    Microbes unicellulaires, utiles lors de la fermentation malolactique, ou nuisibles lors d’une altération lactique, de forme sphérique (coques) ou en bâtonnets (bacilles).

    BADE (PAYS DE)
    Situé juste en face de l’Alsace,  dans les contreforts de la Forêt Noire, le pays de Bade est une région  où les rendements comptent parmi les plus importants d’Allemagne, ce qui n’est pas peu dire. On y trouve des vins blancs et rouges, issus des Müller-Thurgau, Spätburgunder ou Ruländer, manquant souvent d’équilibre et d’acidité (est-ce le climat chaud et difficile, la qualité des cépages, les rendements ou les vinifications?), et près de 90% sont produits par les coopératives.

    BADSTUBE
    En allemagne, Badstube est de l’autre côté de la Moselle. C’est le pays de l’un des plus grands crus allemands, le Bernkasteller Doktor, qui domine le village, entouré d’autres crus tout aussi prestigieux à mon sens comme Graben ou Schlossberg. Des vins très caractéristiques, marqués par leur terroir, au nez complexe où dominent les fleurs, les fruits mûrs et le miel, puissants et très fins à la fois, souvent de grande évolution.

    BAGA
    Bon raisin portugais, corsé et aromatique, qui peut donner d’excellents vins de garde.

    BAIRRADA
    Bon vignoble portugais planté sur un sol argileux en majorité du cépage Baja, qui s’étend entre Aveiro et Coimbra. On trouve de bons vins, avec une base tannique équilibrée, ronds et parfumés, à la fois corsés et fruités, d’excellente évolution.

    BAIXO CORGO
    Ou Bas Corgo. Importante région du Douro (Portugal), à la pluviométrie abondante et à la végétation riche.

    BALATON (LAC)
    Hongrie. La région du lac produit de bons vins demi-secs de Furmint.

    BALLARAT
    Région de Victoria, en Australie. Les vins sont surtout mousseux.

    BALTHAZAR
    Énorme bouteille qui contient l’équivalence de 16 bouteilles de 0,75 cl.

    BAN DES VENDANGES
    Officiellement, c’est le début des vendanges. Pratiquement, c’est aussi l’occasion de faire la fête. La plus célèbre a lieu à Saint-Émilion.

    BANDOL
    La meilleure appellation de la Provence. Limitée par un grand cirque de collines, partant du fond du golfe des Lecques pour monter vers Le Castellet, longer les gorges d’Ollioules et revenir vers Sanary, l’appellation Bandol est certainement celle où l’on trouve le plus grand nombre de grands vins. Incontestablement, les vins de Bandol offrent le meilleur rapport qualité-prix-plaisir de toute la région Provence-Côte d’Azur, et une réelle typicité pour la grande majorité des crus. Ici, de faible rendement (30 à 35 hectolitres à l’hectare en moyenne), issu de ces terres arides de marnes et calcaires très propices à la vigne depuis l’Antiquité, le Mourvèdre est donc la “base” de l’appellation. Allié aux Grenache et Cinsault comme ici, selon une savante et personnelle proportion, il peut faire merveille. Il est donc certain que les rouges de Bandol forment une entité à part en Provence, qui mérite d’être mieux connue, de ne pas être “comparée” à la grande cavalerie des vins de la côte, et appréciée à sa juste valeur, celle d’authentiques grands vins de France, racés, qui possèdent leur propre authenticité, et sont aisément reconnaissables grâce à cela. Excellents blancs et rosés également, les premiers très denses, gras, fleuris, les seconds, issus de pressée directe, possédant cette jolie teinte pâle saumonnée, fleurant bon leurs restanques natales, et apportant cette fraîcheur parfumée vraiment exceptionnelle.

    BANYULS
    Un grand vin méconnu de la région du Roussillon. Le Banyuls est vinifié essentiellement à partir des cépages Grenaches noir et gris accrochés aux dernières terrasses schisteuses des Albères qui bordent la frontière espagnole. Sa générosité, son velouté et son bouquet peuvent en faire un vin de grande classe auquel le vieillissement donne une rude saveur et une robe topaze aux reflets d’or. Maurice Sailland Curnonsky, prince élu des gastronomes, assurait du Banyuls qu’il avait “la cambrure et la chaleur sarrasines”.

    BANAT
    Roumanie. La région est surtout connue pour ses vins de Riesling (goûtez celui du secteur de Teremia Mare, de la maison Vinoroman), bien qu’elle produise également des rouges légers issus du Pinot noir.

    BARBARESCO
    Beau vin italien, provenant du Piémont. Un grand Barbaresco Riserva est un vin complexe, très élégant quand il atteint sa plénitude, d’une grande persistance aromatique où dominent les épices et les sous-bois. Un vin de garde qu’il est ridicule de goûter avant huit à dix ans, certains dépassant allègrement les vingt ans pour parvenir à une pleine maturité.

    BARBERA
    Le Barbera est l’un des plus grands cépages italiens, à mon avis bien trop méconnu. Il donne des vins classiques de la Péninsule, souples et fruités.

    BARBERA D’ALBA
    Produits près d’Alba, en Italie, les vins sont puissants, colorés, riches et savoureux en bouche, d’excellente évolution. Celui d’Alba est le meilleur des Barbera, à la fois gras et corsé, de bonne garde. Son aire d’appellation (avec celui d’Asti) est limitée à deux provinces de la région du Piémont et les meilleus crus proviennent  des vignobles de collines, qui donnent son origine à ce vin ayant des caractéristiques d’unicité et de tipicité remarquables.

    BARBERA D’ASTI
    Le Barbera d’Asti est plus souple, de couleur rubis intense, parfois légèrement grenat, son goût est sec et rond à la fois.

    BARBERA DU MONFERRATO
    La province d’Alessandria et une petite partie de la province d’Asti donnent le Barbera du Monferrato, un joli vin frais, franc, avec des arômes fruités, un vin plus tendre, à goûter sur des viandes blanches ou des fromages frais.

    BARCELOS
    Cépage blanc du Dao.

    BARDOLINO
    Bon vin rouge italien provenant de la région du lac de Garde, à apprécier simplement pour son fruité et sa nervosité en bouche, jeune et frais.

    BAROLO
    Incontestablement, l’un des plus grands vins italiens, et du monde. Géographiquement, l’appellation est située à l’extrémité sud du Piémont, dans la province de Cuneo. Les collines sont reines ici, sous un climat humide, relativement chaud et très ensoleillé. Morphologiquement, il y a donc principalement des collines de 350 mètres, de formation marneuse-argileuse et calcaire-marneuse. Des sols où le Nebbiolo  s’exprime merveilleusement.Très corsé, fortement alcoolisé, très mûr, plus puissant que le Barbaresco (voir ce mot), mais aussi plus gras, plus complet, plus harmonieux, le Barolo est un vin de grande évolution qui ne supporte pas la médiocrité et s’accorde avec des plats riches.

    BAROSSA (VALLEY)
    Bonne et grande région vinicole d’Australie (voir ce pays), principalement pour les vins blancs de Riesling.

    BARRACHEIROS
    Nom portugais des porteurs des hottes de raisin de la région de Porto.

    BARRIQUE
    Ou pièce. Futaille de bois contenant de 225 à 250 litres, servant à la conservation et au transport des vins.

    BARSAC
    Prestigieuse commune du Bordelais.

    BARSAC
    Petite localité de la Drôme, dans la vallée du Rhône, connue pour ses vins de Clairette            de Die.

    BASALTE
    Roche volcanique, riche en calcaire et en soude, que l’on trouve dans les vignobles de Sicile.

    BASILICATE
    Comme la Campanie, la Basilicate (Italie) cultive encore des cépages très typés comme l’Aglianico (c’est aussi l’unique DOC), importé sur le mont Vulture par les Grecs sept siècles avant notre ère. Il donne un rouge puissant, coloré, qu’il faut absolument savoir attendre quelques années pour profiter de son potentiel, surtout en Riserva.

    BASSE
    Se dit d’une bouteille lorsque sa contenance de vin ne parvient pas au goulot, voire est carrément beaucoup plus basse. Le vin a toutes les chances d’être oxydé.

    BASTARDO
    Raisin traditionnel du Porto et du Dao.

    BASTEI
    Remarquable terroir du Schlossböckelheim, dans la Nahe (Allemagne), entièrement planté de Riesling, où toute la finesse et la race de ce raisin semblent exacerbées dans ce tout petit périmètre.

    BAUMÉ
    Mesure qui permet de calculer le sucre contenu dans le moût.

    BAY OF PLANTY
    Minuscule appellation de Nouvelle-Zélande, dans l’île du Nord, où l’on fait de jolis blancs de Sauvignon.

    BEAUJOLAIS
    Deux styles de vins issus du Gamay  dans cette jolie région beaujolaise : les (bons) Beaujolais Primeurs qui font la fortune des vignerons, laissez-les à leur place, c’est-à-dire sur les comptoirs des bistrots. Ils sont faits pour être gais, désaltérants, et certains sont vraiment très réussis.

    Pour les crus, en Chénas, en Morgon ou en Saint-Amour, les vins de mi-côte surtout sont des vins amples, véritables gouffres d’arômes, puissants et généreux, acidulés comme des bonbons anglais, c’est-à-dire tout à fait typés et reconnaissables entre mille.

    Si bon nombre de régions (ou de pays) essaient de faire un “style” Bordeaux, jamais personne ne s’est réellement risqué à copier un cru du Beaujolais, voire même un primeur, comme l’ont essayé les Côtes-du-Rhône ou la Touraine. Il y a des raisons à cela : le sol bien sûr, les différents terroirs qui font la différence entre les crus, entre les “villages”, entre les vins primeurs, chaque année selon l’influence climatique du millésime. Le millésime a peut-être moins d’importance ici qu’ailleurs, toutes proportions gardées. Qu’importe, on respire la joie de vivre, celle du bon vin et de la générosité, et je vous invite à la partager au travers de ces flacons qui méritent un détour.

    BEAULIEU-SUR-LATON
    Belle étape dégustative de l’Anjou-Saumur pour exciter ses papilles sur les vins des Coteaux-du-Layon-Village-Beaulieu.

    BEAUMES-DE-VENISE
    Vallée du Rhône méridionale. Cette jolie       commune s’étage sur les premiers contreforts des Dentelles de Montmirail. On y fait un Côtes-du-Rhône-Village et des vins vinés, notamment un bon Muscat de Beaumes-de-Venise, un VDN franc et parfumé, tout en finesse et moelleux.

    BEAUNE
    Prestigieuse et superbe ville de la Côte-d’Or, capitale des vins bourguignons. Il faut visiter l’Église Notre-Dame et les remparts, avant de s’installer dans l’un de ses nombreux restaurants, dont un bon nombre appartiennent aux négociants de la région. La vente (aux enchères) des Hospices de Beaune, chaque année, est un évènement à ne pas manquer.

    BEERENAUSLESE
    Catégorie allemande qui correspond à des vins issus de raisins surmûris, pratiquement toujours atteints par la pourriture noble, et pouvant atteindre quelque 16 degrés.

    BEKAA (VALLÉE DE LA )
    Liban. Principale région viticole.

    BELL MOUNTAIN
    Appellation du Texas, aux États-Unis.

    BELLET
    Tout près de  Nice, dans les Alpes-Maritimes, une appellation et un vignoble confidentiel, formé surtout de cépages locaux (Folle Noire, Braquet pour les rouges, Rolle principalement pour les blancs) plantés sur un terrain riche en silice. Les vins blancs dégagent des senteurs herbacées et poivrées. Les rouges et rosés sont charmeurs et délicats.

    BENDIGO
    Australie. Aire viticole de Victoria, où les vins rouges de Shiraz sont qualitativement supérieurs à mon sens aux blancs du Chardonnay.

    BENTONITE
    Argile permettant de floculer les protéines en solution dans le vin.

    BEREICH
    En Allemagne, district ou sous-région ou groupement de villages à l’intérieur des 11 régions, dont le Gemeinde est l’unité de référence. Il en existe plus d’une trentaine.

    BERGERAC (ET CÔTES-DE-BERGERAC)
    Le premier texte faisant mention de l’excellence des vins de Dordogne date du poète Ausone, et depuis, l’attrait touristique et gastronomique exercé par le Périgord a toujours été lié à la palette des vins de la région.

    Sur les bords de la Dordogne, à mi-chemin du Massif Central et du littoral atlantique, le Bergeracois étale ses vignes sur quelque 90 communes. Avec ses forêts de chênes et de châtaigniers, le pays joue de toutes les harmonies, que l’on retrouve dans la diversité des crus. Les deux rives de la Dordogne forment des territoires privilégiés. Sur la rive droite, la vigne s’étend sur les terrasses de la rivière (alluvions anciens et dépôts récents lessivés), des sols maigres qui sont d’excellentes terres à vignes (Montravel, vins blancs secs); le vignoble de plateau est constitué d’un soubassement calcaire, recouvert de “sables et graviers du Périgord”. Cette région fait partie de la zone des Côtes et Haut-Montravel, vins blancs moelleux, et c’est également une région de vins rouges. La rive gauche de la Dordogne étend ses coteaux au sud de Bergerac. Sur les pentes nord, au sol argilo-calcaire, se déploie notamment le vignoble de Monbazillac. Une zone de plateaux plus ou moins érodés, aux sous-sols calcaires, succède à cette côte, et sont recouverts de sols variant des limons décalcifiés (type boulbènes), aux sols argilo-calcaires et calcaires. Longtemps ignorés au détriment des Bordeaux, les vins rouges de Bergerac sont de mieux en mieux faits, mais relativement différents les uns des autres  selon leurs sols et leurs propriétaires. Certains rouges peuvent être excellents, très proches de leur grand voisin bordelais (et moins chers). Quelques rosés sont bien faits, assez ronds et fruités. Les Côtes-de-Bergerac méritent l’attention, vieillissent mieux, sont plus fins et corsés. Les vins blancs sont fins, légers et fruités, et sont en progrès, ce qui est une bonne chose.

    BERGWEIN
    En Autriche, littéralement, vin de montagne.

    BERNKASTEL
    Important centre viticole de Moselle, en Allemagne, où l’on trouve plusieurs excellents crus.

    BIANCO
    Blanc, en italien.

    BIANCO DI CUSTOZA
    Produit au sud de Vérone, en Italie, ce joli blanc, à la fois sec et rond, qui sent les fleurs fraîches, est un vin très attirant, dont certaines bouteilles sont surprenantes qualitativement.

    BICAL
    Raisin blanc de Bairrada frais et fruité (Espagne).

    BINISALEM
    Petite appellation de vins blancs et rouges des îles Baléares, en Espagne.

    BITTER
    Ou Élixir. Spiritueux élaboré avec des écorces et des herbes.

    BJALO
    Blanc, en bulgare.

    BLACK-ROT
    Maladie cryptogamique (champignon) de la vigne caractérisée par des taches sur les grappes et les feuilles, qui se développe grâce à l’humidité ambiante.

    BLANC
    La vinification en blanc consiste à séparer le moût de la peau et de la rafle.

    BLANC DE BLANCS
    Vin blanc uniquement issu de raisins blancs. Souvenez-vous que c’est la peau qui colore le jus.

    BLANC DE NOIRS
    Vin blanc fait avec des raisins rouges.

    BLANCO
    Blanc, en espagnol.

    BLANQUETTE
    Cépage blanc modeste du sud-ouest de la France, de moins en moins utilisé.

    BLANQUETTE DE LIMOUX
    Bon Mousseux du sud de la France, de mieux en mieux fait depuis quelques années.

    BLAUBURGUNDER
    Nom du cépage Pinot noir, employé en Italie et en Allemagne.

    BLAUER PORTUGIESER
    Cépage rouge d’Allemagne et       d’Auriche.

    BLAUFRANKISCH
    Raisin rouge assez neutre que l’on trouve en Autriche.

    BLEASDALE VINEYARDS
    Bonne maison australienne basée à Langhorne, au sud-est d’Adélaïde, où le Shiraz rouge est étonnant de concentration aromatique et de saveur, qui évolue fort bien. C’est certainement l’un des vins rouges que je préfère dans ce pays.

    BLIDA
    La petite ville algérienne est un bon point de chute pour visiter les vignobles de Médéa et des Coteaux du Zaccar, sur le littoral.

    BOBAL
    En Espagne, dans la région de Valence, c’est l’un des bons cépages rouges, avec le Tempranillo et le Garnacha, entrant dans la vinification des vins rouges et rosés d’Utiel-Requena.

    BOBERG
    Afrique du Sud. La région, bénéficiant d’un secteur de Vin d’Origine (WO),  est productrice de vins vinés, style Xérès.

    BOCKÉ
    Un vin bocké a une odeur désagréable rappelant l’ail.

    BODEGA
    Cave ou entreprise où l’on élève le vin en            Espagne, en Argentine et au Chili.

    BODENSEE
    Excellent Bereich allemand, non loin de la frontière suisse, où l’on débouche des vins simples et plaisants, blancs, rouges et rosés (le Weissherbst), provenant généralement des cépages Müller-Thurgau et Spätburgunder, qui se plaisent tout particulièrement sous ce micro-climat doux et rare dans le pays. Les blancs sont tout particulièrement intéressants pour leur fraîcheur aromatique.

    BOHÊME
    La région tchèque est un producteur de vins depuis une dizaine de siècles, au nord de Prague, près de Most et Melnik. Les vins blancs de Riesling et Traminer sont bons, les mousseux plus standards. C’est surtout le houblon qui possède toutes les qualités ici.

    BOISÉ
    Caractérise un vin marqué par le bois utilisé pour sa vinification ou son élevage. L’odeur de bois doit s’estomper dans le temps. C’est le bois des barriques qui donne ce goût boisé aux vins, blancs ou rouges. Ce goût ne doit jamais dominer ni masquer les qualités (et les défauts) d’un vin, mais se fondre progressivement. Un vin qui est trop boisé ne présente aucun intérêt. Certaines “soupes de chêne” ne valent pas mieux, et de nombreux crus californiens, australiens, espagnols et même français ont une tendance certaine à se dessécher lorsque les tanins du bois priment sur les tanins du vin. Seuls les très grands crus tiennent un élevage en barriques neuves.

    BOLIVIE
    Le pays, peu planté en vignes, est surtout producteur d’eau-de-vie de Pisco.

    BOLON
    C’est, en Suisse, le nom du premier bourgeon de la vigne au printemps.

    BOLZANO
    Italie. Commune viticole de la région du Trentin/Haut-Adige.

    BOMMES
    L’une des communes bénéficiant de l’appellation Sauternes.

    BONARDA
    Cépage rouge italien produisant de bons vins fruités à la limite de la Lombardie et du Piémont.

    BONDE
    Bouchon de bois, de verre ou de plastique qui ferme le trou de remplissage de la partie supérieure d’un fût.

    BONNEZEAUX
    Puissance, onctuosité et potentiel d’évolution définissent ces beaux vins de Loire, finement bouquetés et savoureux.

    BONNIEUX
    Adorable village du Lubéron, perché sur une colline, au royaume des chênes verts et des vieilles pierres. Bonne étape pour visiter les bories (anciens fours à pains) et découvrir les vins des Côtes-du-Lubéron.

    BONVILLARS
    Intéressante région viticole suisse des rives vaudoises du lac de Neuchâtel.

    BOR
    Vin, en hongrois.

    BORDEAUX

    L’histoire
    L’antique Burdigalia des Romains devint au milieu du XIIe siècle la capitale de la Guyenne avant d’appartenir aux Anglais qui la possédèrent pendant deux siècles.

    En 1152, le second mariage d’Eléonore de Guyenne avec Henri Plantagenêt, duc de Normandie, comte d’Anjou, resserra les liens Bordelais-Anglais lors de l’accession au trône d’Angleterre du comte d’Anjou devenu             Henri II en 1154. Ainsi, les Bordelais devenaient sujets anglais, le langue française trônait à la cour d’Angleterre et le commerce des vins s’intensifia avec ce pays. Richard Ier dit “cœur de Lion”, fils aîné d’Eléonore d’Aquitaine et d’Henri II, habita Bordeaux et fut un grand amateur des vins du cru. Son frère, Jean sans Terre, prit sous sa protection les marchands bordelais et réglementa la date de mise en vente du vin : novembre et décembre. Le vin mis en fût, il n’existait alors aucun procédé de conservation, aussi était-ce vin le plus jeune le mieux vendu. Le vin vieux étant distribué aux pauvres. Les décrets anglais favorisèrent de plus en plus les Bordelais si bien que les marchands d’autres villes sollicitèrent leur entrée au sein de ces élus de l’Aquitaine.

    Pendant la guerre de Cent Ans, les bourgeois bordelais furent solidaires des Anglais dont ils appréciaient les privilèges. La Guyenne tenta pourtant de se détacher du parti des Anglais. C’est alors que le général anglais Talbot, issu d’une famille normande, attaqua et prit Bordeaux mais fut tué dans une bataille, devant Castillon, le 17 juillet 1453. Ce siècle guerrier se terminait et Bordeaux revenait à la France. Les vignobles se répandirent aux alentours de Bordeaux et la ville s’enrichit au point d’user de sa puissance pour empêcher les viticulteurs du Médoc de charger leurs vins le long de la Gironde.

    Ce “privilège de Bordeaux”, ou blocus économique, aboli seulement en 1776, fut à l’origine de la disparition de nombreux crus. L’usage du vin se répandant de plus en plus, les excès également. François Ier décréta alors, en 1536, que “quiconque sera trouvé ivre, sera immédiatement jeté en prison  et mis au pain et à l’eau”. En cas de récidive, c’était le fouet. Au troisième faux pas, encore le fouet, mais en public, et si le coupable était pris une quatrième fois, c’était l’amputation d’une oreille. L’on commença à apprendre à boire au XVIe siècle sous Henri III. L’usage voulait que le verre rempli de vin, au fond duquel était placé un croûton grillé, passât de main en main jusqu’à la personne à honorer. Celle-ci vidait alors le verre et mangeait le croûton appelé “tostée”. L’origine du mot toast viendrait de là.

    Le commerce du vin de Bordeaux connut un certain calme lorsque furent stoppées les exportations vers l’Angleterre. Le traité de Methuen, passé entre l’Angleterre et le Portugal, taxait très fortement les vins français. Un droit de cinquante-cinq livre par tonne était perçu, alors qu’il n’était que de sept livres par tonne pour les vins portugais. Cette énorme imposition fit basculer les expédition de “clairet” vers les bateaux hollandais qui arrivaient par centaines, chaque année, pour recueillir le vin nouveau. La conservation du vin devint plus facile avec l’apparition de la bouteille en verre soufflé et du bouchon de liège, facilitant les exportations vers des pays plus éloignés dont les Antilles, les Indes, l’Amérique. Bordeaux connut une prospérité avantageuse qui incita Anglais, Danois, Irlandais et  Hollandais à venir s’installer quai des Chartrons et pratiquer le négoce au stade le plus élevé. Cet essor économique fut stoppé par la Révolution française et les guerres de l’empire. La venue de Napoléon n’arrangea pas les choses. Celui-ci, étant grand amateur de vins de Bourgogne, il fallut attendre son exil à Saint-Hélène pour que le commerce vinicole retrouve son plein essor… Voir Classements et Médoc, Saint-Émilion, Pomerol, Graves, Entre-Deux-Mers, Sauternes, Côtes…

    BORRACAL
    Cépage classique du Vinho Verde.

    BOSSE
    Le nom d’un ancien sac (en cuir) qui servait à transporter les vendanges en Suisse.

    BOSSETTE
    Terme suisse qui caractérise un tonneau qui servait à transporter les raisins de la vigne au pressoir.

    BOTA
    1/. Gourde espagnole de laquelle on fait jaillir le vin en filet, directement dans la bouche.

    2/. Ou Bull. Fût espagnol de 600l.

    BOTRYTIS CINEREA
    1/. Pourriture grise. Cryptogame (champignon) qui attaque les pellicules des baies et  en détruit la couleur. Les raisins moisissent et se ratatinent.

    2/. Pourriture noble. Le même champignon peut avoir des effets extrêmement bénéfiques pour certains types de vins liquoreux. L’archétype est le Sauternes (voir ce mot), où la pourriture noble, associée à un microclimat caractéristique et des conditions climatiques idéales où l’humidité s’associe à une chaleur relative (Ciron), fait des merveilles. Dans ce cas, le champignon provoque en réalité une véritable concentration des sucs du raisin (glycérine), lui faisant perdre son eau.

    BOTTE
    Fût, en Italie.

    BOTTIGLIA
    Bouteille, en italien.

    BOUCHET
    C’est le véritable nom de l’excellent cépage      Cabernet franc, typique du Bordelais, et surtout de la région libournaise, où son association avec le Merlot peut être prépondérante pour la qualité des vins. A mon sens, ce cépage est injustement trop souvent abandonné au profit du Cabernet-Sauvignon.

    BOUCHON
    Le meilleur est en liège, et provient du Portugal. Voir aussi Bouteille.

    BOUCHONNÉ
    Odeur (et goût) très caractéristique que peut prendre le vin. Elle est due soit à des parasites qui vivent dans l’écorce des chênes-lièges, soit à des moisissures du liège. Si ce goût de bouchon n’est pas trop prononcé, il peut disparaître après une bonne aération du vin. Sinon, n’hésitez pas à changer la bouteille.

    BOUILLIE BORDELAISE
    Mélange de sulfate de cuivre et de chaux utilisé sous forme de vaporisation fongicide pendant les mois d’été pour combattre le mildiou.

    BOUKHA
    Prononcer “Bourra”. Bonne eau-de-vie de figues tunisienne.

    BOUQUET
    Sensation olfactive engendrée par les arômes de fleurs et de fruits que dégage le vin, principalement due à son acidité volatile et produite par la dissipation des esters et éthers. On distingue le bouquet primaire (les arômes) qui est celui du fruit, le bouquet secondaire dû à l’action des levures durant la fermentation et le bouquet tertiaire qui se développe au contact de l’air pendant le vieillissement en fût pour s’épanouir (sans contact d’air) pendant le vieillissement en bouteille.

    BOURBON
    Kentucky, États-Unis.  L’état du Kentucky est considéré comme le berceau de cet alcool de maïs (au moins 51%, le reste souvent en seigle qui lui apporte de la charpente), bien que l’on en fasse dans d’autres états comme le Tennessee (pour le fameux Jack Daniel’s), le Maryland ou la Virginie. La loi est précise pour son élaboration : pas de distillation  à plus de 80°, dilution à l’eau à 62,5°, et vieillissement durant deux années en fûts de chêne flambé à l’intérieur.

    Le meilleur est celui qui est pur (straight), sans coupage, produit dans une distillerie bien définie. Arômes et suavité s’associent à la structure et cette amertume caractéristique en bouche, qui lui donne son originalité.

    BOURGOGNE

    L’histoire
    Ce pays doit son nom actuel aux Burgondes, peuple germanique qui envahit la Gaule en 406 et y fonda sous la conduit de Gibdecaire (411) le premier royaume de Bourgogne.

    Clovis, le célèbre roi des Francs, épousa une princesse burgonde et leurs fils expulsèrent le roi Gndamr II, réunissant la Bourgogne à l’empire des Francs. Charlemagne l’érigea en duché et de 884 à 1002, le duché de Bourgogne appartint à des princes dont Richard d’Autun dit “le Justicier”. il fut ensuite réuni à la couronne de 1002 à 1032. Commença alors l’ère d’une nouvelle maison des ducs de Bourgogne qui fut la première “maison capétienne”.

    Philippe le Hardi devint le chef de la “maison de Valois” : deuxième maison capétienne.         Ce duc de Bourgogne s’intéressa particulièrement à la viticulture. Il interdit la culture du Gamay et exigea de servir du vin de Beaune aux repas officiels.

    La réputation des vins de Bourgogne remonte au moyen-âge. Ce sont des moines qui, les premiers, cultivèrent la vigne. En 587, le roi Gontran donna des terres avec des vignes aux moines de l’’abbaye de Saint-Bénigne. En 630, le duc Amalgaire de basse Bourgogne fonde l’abbaye de Bèze lui donnant la possibilité d’exploiter des vignobles à Chenôve, Marsanna, Conchey, Gevrey, Vosne et Beaune. En 910, des bénédictins formaient l’abbaye de Cluny. Celle-ci acquit de nombreux trains dans les Côtes-de-Nuits et posséda tous les         vignobles autour de Gevrey.

    Le vin étant un signe d’opulence, certains moines oublièrent la règle monastique  et vécurent trop bien. C’est alors que l’ascète Bernard de Clairvaux dénonça cette vie de luxe, se rendit à l’abbaye bénédictine de Cîteaux, située en face de Vougeot. Ces moines, séduits par ferveur au travail de Bernard De-Clariveaux, prirent pour devise : “par la croix et l’araire” et devinrent les “cisterciens”. Ils défrichèrent des bois, exploitèrent d’innombrables landes, plantant des vignes. On leur doit la création du vignoble de Clos-Vougeot aujourd’hui propriété des Chevaliers du Tastevin. On peut voir encore au château d’immenses pressoirs taillés à même les grands chênes datant de l’an 1000.

    Les moines avaient remarqué les différences existant entre les vins issus du bas ou du haut du coteau. Aussi, respectaient-ils la hiérarchie de l’époque en établissant trois cuvées : celles des papes : la meilleure, provenant de la partie supérieure du clos, celle des rois : du milieu, celle des moines : du bas. C’est en 1147, au monastère de Pontigny, que fut créé le Chablis. Egalement par des moines cisterciens qui furent les premiers à planter le Chardonnay blanc. La réputation du Clos-Vougeot était si forte que pendant la Révolution un certain colonel Bisson instaura une tradition selon laquelle les troupes françaises qui passaient devant Clos-Vougeot devaient présenter les armes.

    Les vins de Bourgogne plurent aux rois de France mais à la fin du XVIIIe siècle, la république instaurée fit passer tous les vignobles appartenant à l’Eglise dans le domaine public et le morcellement des terres bourguignonnes commença. Bossuet, bourguignon de naissance, disait : “le vin a le pouvoir d’employer l’âme de toute vérité, de tout savoir et philosophie”.

    Les appellations
    Quatre grandes catégories :

    - L’appellation régionale ou générale : Tous les vins de la Bourgogne viticole : “Bourgogne”, blanc, rouge, rosé.
    “Bourgogne Passetoutgrain”, rouge et rosé.
    “Bourgogne aligoté”, blanc, issu essentiellememnt du cépage aligoté.
    “Bourgogne Grand Ordinaire”, rouge, rosé et blanc.
    Ces vins peuvent être produits sur les quatre départements qui forment le territoire de la Bourgogne viticole.

    - L’appellation de Village :
    Les vins produits par certaines localités peuvent être vendus sous le nom du village producteur (Vougeot, Vosne-Romanée…).

    - L’appellation Village plus nom du “Climat” ou lieu-dit (il en existe quelque 419).

    - Les Grands Crus :
    Certains climats bénéficient d’une appellation à part entière. Exemple : Richebourg. Voir Côte-de-Beaune, Côtes-de-Nuits et Côte Chalonnaise.

    BOURGUEIL
    (ET SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL)
    Les deux appellations-phares de la région de Touraine. Comme les Chinon, les vins de Bourgueil sont intimement associés à leurs types de terroirs. Si ceux provenant des sols d’alluvions ou de graviers sont à boire jeunes et légers, c’est encore sur les sols de tuffeau que l’on trouve les plus intéressants. Ceux-là sont des vins de garde, colorés, riches et charpentés, au bouquet très particulier où domine la framboise.

    BOURRU
    Le terme désigne le vin encore troublé par sa lie, quand il est en cours de fermentation, qui sort du pressoir ou de la cuve. “Quand le vin est tiré, il faut le boire”. Cette expression populaire s’accorde parfaitement au bourru, autrement dit au vin qui vient d’être tiré du fût. On le goûte amicalement avec des châtaignes.

    BOUTEILLE
    La légende, d’après Pline, raconte que le verre fut découvert par hasard sur une plage de Phénicie par des marchands de nitre qui y faisaient cuire leur repas. Vers 1500 avant notre ère, l’Egypte connaissait le verre.

    Le verre est essentiellement composé de silice (72%), apportée par le sable, de soude, apportée par le carbonate de soude, et de chaux à quantité égale, qui est apportée par un calcaire. Les verriers de l’époque copiaient les formes céramiques et d’orfèvrerie pour réaliser des petits récipients réservés aux parfums. Les archéologues sont aujourd’hui d’accord pour affirmer que le verre creux ou plus exactement l’invention de la canne à souffler est apparue sur les bords de la Méditerranée au début de notre ère. Dès lors, la bouteille était créée et l’évolution des formes a été très rapide.

    Les premières bouteilles à vin
    Ces bouteilles étaient essentiellement utilisées pour le service de la table. Les verriers, partis d’Italie, s’installent dans la vallée du Rhône, puis en Gaule, enfin en Rhénanie (voir aussi L’histoire des vins européens). A l’époque gallo-romaine, et pendant les quatre premiers siècles de notre ère, on a pu retrouver des bouteilles de toutes formes (à section quadrangulaire ou cylindrique).

    L’une d’entre elles a subi l’influence du petit tonnelet de bois gaulois. C’est le barillet du IIIe et du IVe siècle, qui devait être soufflé dans un moule complet, en bois et avec deux demi-coquilles.

    La bouteille cylindrique, avec une piqûre importante, un col étroit et une épaule bien marquée, c’est-à-dire la forme moderne de la bouteille à vin, semble déjà apparaître au IVe siècle, puis sous deux formes : la bouteille à quatre pans et la gourde recouverte d’osier. Ces bouteilles de vin n’étaient utilisées que dans les auberges.

    Ce n’est qu’au XVIIIe siècle que le vin et la bouteille se sont vraiment unis. En dépit des précautions prises pour loger les vins dans les futailles neuves et sans défaut, il apparut que le moyen le plus sûr de conserver les vins plusieurs années était d’utiliser des flacons en verre, soigneusement bouchés. On peut estimer qu’ils s’y maintenaient intacts durant quatre à cinq ans. A cette époque, les vins gris de Champagne, vins tranquilles, étaient très renommés, notamment pour leur aptitude à se conserver, la prise de mousse étant encore à cette époque une technique en voie d’expérimentation.

    L’industrie du vin mousseux prit son essor à partir de 1724. Le gouvernement royal dut, par l’Arrêté du 25 mai 1728, confirmer l’autorisation de transporter en paniers de cinquante ou de cent bouteilles le vin de Champagne vers les ports de Rouen, Caen, Dieppe et Le Havre. Cette loi était indispensable car l’usage des bouteilles en verre pour le transport des vins était interdit, en raison de la fraude à laquelle elles donnaient lieu, notamment sur la contenance. Cette décision de 1728 est l’acte de naissance du grand commerce des vins en France.

    L’évolution des formes de bouteilles
    La bouteille devient donc l’emballage du vin assurant à la fois sa conservation et son transport. Le nom bouteille provient d’ailleurs des “boutiaux” ou “boutilles” qui étaient des gourdes en cuir que l’on attachait à la selle du cheval. Ces bouteilles devaient être fermées hermétiquement : les chevilles de bois ceinturées de filasse sont remplacées par un bouchon de liège. Le vin, le liège et la bouteille ont dès lors, et jusqu’à nos jours, parcouru le même chemin.

    Vers la fin du XVIIe siècle, on voit apparaître la bouteille de forme “bourgogne” : elle est assez haute, avec un col très fin et légèrement pincé à la base, une épaule très douce et un fût légèrement conique. Une piqûre très importante, jusqu’à 150 mm, assez irrégulière, présente quelquefois tout au fond des débris de verre qui sont les restes de la cassure de la pâte de verre du pontil du souffleur. La bague de verrerie, au niveau du bouchage, devait être rajoutée avec de la pâte de verre après la sortie du moule de la bouteille. Les bouteilles fabriquées par les maîtres verriers étaient pratiquement des modèles uniques, tant les diversités de formes étaient nombreuses.

    Vers la fin du XVIIIe siècle appararaissent les modèles “champenois” et “bordeaux”. Ce dernier était en général assez haut, avec un col assez mince : les bouchons de liège avaient un diamètre beaucoup plus petit qu’aujourd’hui (18 mm au lieu de 24 mm), l’épaule était assez marquée, le fût conique, et la piqûre assez importante. L’épaule de la bordelaise aurait été prévue pour faciliter les opérations de décantage du vin. Par la suite, toutes ces bouteilles ont été légèrement modifiées, notamment au niveau du fût et de la piqûre.

    Les autres évolutions

    - La teinte : pratiquement toutes les bouteilles à vin des XVIIIe, XIXe et du début du XXe siècle étaient de teinte foncée. Les raisons de cette teinte, presque noire, sont d’ordre technique. Les matières utilisées pour la fabrication du verre étaient hétérogènes, impures et en particulier riches en oxydes de fer. Pour pallier ces inconvénients et faciliter l’affinage, un apport d’oxydes, dont le manganèse, était nécessaire, d’où ces teintes très foncées, tirant vers le noir. Les teintes utilisées pour les bouteilles à vin sont aujourd’hui beaucoup plus diversifiées.

    - Le poids des bouteilles : les bouteilles se sont en général allégées au fil des temps, grâce à l’amélioration des techniques de la fabrication du verre. Pour exemple, la bouteille de Champagne, qui pesait 1 250 g au début du siècle, pèse aujourd’hui 900 g.

    - Le marquage des bouteilles : toutes les bouteilles n’étaient pas estampillées par le verrier. Aujourd’hui chaque bouteille est gravée, en général dans le “cul” de la bouteille. C’est le gage de l’origine et de la qualité des bouteilles.

    BOUVIER
    Cépage blanc autrichien, qui donne des vins assez neutres.

    BOUZY
    En Champagne, la commune bénéficie de sa propre appellation pour ses vins rouges intenses au nez comme en bouche, issus du Pinot noir.

    BRANCO
    Blanc, en portugais.

    BRANDY
    Terme anglo-saxon pour désigner une eau-de-vie obtenue par la distillation du vin,  le Cognac. Par extension, le terme s’applique à toutes les eaux-de-vie de ce type, produites dans le monde entier, qu’elles proviennent du vin ou de la betterave. Il en existe aux fruits.

    BRANNVIN
    Autre nom du Schnaps, dans les pays scandinaves.

    BRÉSIL
    Blancs (cépages Sémillon, Riesling et Sauvignon) comme rouges (Pinot noir, Merlot, Trebbiano), les vins brésiliens sont vite bus sur place.

    BRILLANT
    Vin net, transparent, sans défaut apparent.

    BROUILLI
    Liquide résultant d’une première distillation des eaux-de-vie (voir Cognac).

    BROUILLY (ET CÔTE S-DE-BROUILLY)
    Crus du Beaujolais, colorés et légers,  les vins sont tendres et fruités. Les Côtes-de-Brouilly sont plus corsés et évoluent mieux.

    BRÛLOT
    Alcool que l’on enflamme sur une crêpe flambée, par exemple.

    BRUNELLO DI
    MONTALCINO
    C’est l’un des plus grands vins rouges d’Italie, et l’un des meilleurs du monde. Gras, très concentré, très classique, extrêmement complexe au nez comme en bouche, un grand Brunello devient l’un de ces crus hors normes auxquels il est difficile de résister. Le Riserva doit être élevé au moins cinq années avant d’être commercialisé, et c’est un minimum, tant ce sont des crus qui demandent de la patience.

    BRUNISSURE
    Altération de la vigne due à une taille insuffisante.

    BRUT
    Le terme signifie un vin bien sec, notamment pour les mousseux et le Champagne, dont le dosage comporte le minimum de sucre.

    BRUT ZÉRO
    Pour un Champagne, cela signifie qu’aucune adjonction de sucre n’a été faite afin d’obtenir un vin le plus sec possible. Rare, très sec, idéal à l’apéritif.

    BUAL
    Le plus typé et le plus riche cépage de Madère.

    BUCELAS
    Bon vin blanc sec portugais (DO) produit en petite quantité.

    BUÉ
    Commune de la Loire, dans le Berry, réputée pour ses vins de Sancerre.

    BUGEY (VINS DU)
    Petite appellation, qui côtoie la Savoie, où l’on produit des vins blancs frais et friands, ainsi que des mousseux.

    BULGARIE
    Cinquième exportateur de vins du monde, le pays, par son dynamisme, est certainement le plus propice à la culture de la vigne de tous les pays de l’Europe de l’Est.  Les bons vins rouges sont nombreux, et la diversité des paysages et des climats explique       les différents styles de vins que l’on y trouve.

    Les cépages
    Pour les rouges, le Mavrud, le Cabernet-Sauvignon, le Merlot, le Pamid, le Gamay et le Pinot noir.
    Pour les blancs, le Rkatsiteli, le Dimiat, le Muscat Ottonel, le Red Misket, le Chardonnay, le Riesling, le Gewurztraminer, l’Aligoté et le Sylvaner.

    Les appellations
    Aux côtés de celles qui définissent les vins de table courants, deux appellations régissent les vins de qualité : le DGO (Origine Géographique Déclarée), qui précise les sous-régions et communes d’origine, et la mention Controliran, qui précise également certains cépages comme le Gamza, le Cabernet-Sauvignon, le Chardonnay, le Melnik ou le Mavrud.

    BÜNDNER HERSCHAFT
    Région viticole suisse située au nord de Coire sur le cours supérieur du Rhin.

    BURGENLAND
    En Allemagne, c’est ici que l’on savoure le Muskat-Ottonel, et des vins puissants, épicés, secs mais surtout liquoreux, issus des cépages Welschriesling, Grüner Veltliner, Riesling et Müller-Thurgau pour les blancs, Gamay et Pinot pour les rouges, plus communs.

    BURGER
    Cépage blanc de bas de gamme californien.

    BURGWEG
    Excellent Grosslage, qui fait partie du Bereich Schlossböckelheim, dans la région de la Nahe (Allemagne), qui regroupe de très beaux vins comme ceux que l’on trouve vers Norheim, dont les exceptionnels crus Kirschheck, Götzenfeld, Sonnenberg ou Dellchen.

    BUZA
    Eau-de-vie égyptienne obtenue par la distillation de dates fermentées.

  • QUELS PLATS SUR LES MEILLEURS ROUGES DE LOIRE ?

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    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU-SAUMUR
    GAUTERIE (A)
    LA PALEINE (S)
    PERRUCHES (S)
    ROCHETTES (A)
    BEAUREGARD (S)
    GODINEAU (A)
    GONORDERIE
    SAUMUR-CHAMPIGNY
    Clos MAURICE
    PETITE CHAPELLE
    TARGÉ
    BOUVET
    Christelle DUBOIS
    LA GUILLOTERIE
    ROCHEVILLE
    CHINON
    BOUCHARDIÈRE
    GOURON (r)
    BOUQUERRIES
    COULY-DUTHEIL
    Dne de L'R
    DOZON
    NOIRÉ
    BOURGUEIL SAINT NICOLAS

    DRUSSÉ (SNB)
    GÉLÉRIES (B)
    TOURAINE CHEVERNY

    CHAISE
    CHARBONNIER
    MANDARD
    RENAUDIE
    MECHINIERES
    MONTIGNY
    Domaine des ROY
    CHESNEAU (CHe)
    SANCERREDIVERS

    NATTER (S) (r)
    Daniel REVERDY (S) (r)
    SARRY (S)
    CHAILLOT (CH)
    CREZANCY/CHEVREAU (S) (r)
    André DEZAT (S)
    MALBETE (R) (r)
    P'TIT ROY (S)
    J-M ROGER (S)
    SAUTEREAU (S)



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU-SAUMUR
    D. FOURRIER (A)
    PETIT CLOCHER (A)*
    BESSIÈRE (S)
    RAYNIERES (S)
    VIEUX PRESSOIR (S)*
    SAUMUR-CHAMPIGNY
    BOURG NEUF*
    ROCFONTAINE
    VARINELLES
    CHINON
    A. LEON*
    CAVES de la SALLE*
    (BROCOURT)
    BOURGUEIL SAINT NICOLAS

    GESLETS (B)
    JARNOTERIE (SNB)
    TOURAINE CHEVERNY

    (CHARMOISE)
    MAISON (CHe)*
    SANCERREDIVERS

    BIZET (S)*
    GILBON (MS)*
    MABILLOT (R)

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    ANJOU-SAUMUR
    SAUMUR-CHAMPIGNY
    (CORDELIERS)
    CHINON
    (RAFFAULT)
    BOURGUEIL SAINT NICOLAS

    (ROBINIERES)
    TOURAINE CHEVERNY

    SANCERREDIVERS

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
  • DES BORDEAUX PARTICULIEREMENT SUPERIEURS

    911.jpgComme dans les Côtes, il y a de tout, et l’appellation est tellement grande qu’il s’agit de savoir frapper à la bonne porte. On accède alors à des vins typés par des sols très différents (on ne fait pas les mêmes vins à Monségur ou à Frontenac, à Génissac ou à Pondaurat...) et l’on aurait donc tort de croire que les terroirs ne jouent pas leur rôle.

    Les meilleurs sont dans la catégorie des Premiers Grands Vins du Classement, avec, pour n’en citer que quelques-uns :Boutillon, Bossuet, Grand Français (belle politique sélective, comme à Fillon) Bernardon, Thuron, Lajarre,Parenchère, Siron, Penin, etc. Laubertrie, Fontbonne,Piote ou Belle Garde sont les fers de lance en Bordeaux.

     

     

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    Château BASTIAN
    Château de BERNADON
    Château BOSSUET
    Château BRAN de COMPOSTELLE
    Château CORNEMPS
    Château La CROIX de QUEYNAC
    Domaine L'ENTRE DEUX MONDES
    Château FILLON
    Château GRAND FRANÇAIS
    Château AUX-GRAVES-DE-LA-LAURENCE
    Château LAJARRE
    Château de LISENNES
    Château MAISON NOBLE
    Château de PARENCHÈRE
    Château PASCAUD
    Château PENIN
    Château de REIGNAC
    Château du SIRON
    Château THURON
    Château VRAI CAILLOU
    Domaine de la VRILLE TETUE

    Ou vous pouvez choisir de consulter l'index des producteurs en cliquant sur la première lettre du nom recherché
    A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U -V - W - X - Y - Z

  • LA BOURGOGNE A DU TALENT

    Ces vignerons talentueux et passionnés n’ont nul besoin de vinifications “gonflées”. Ici, en effet, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit. L’altitude des vignes, l’inclinaison des pentes, la richesse des sous-sols en ressources minérales…

     

    Tout concourt donc ici, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime, et cela explique l’extrême diversité des grands vins bourguignons, qui leur donne cette typicité unique, où l’élégance prédomine toujours.

     
     

    Les appellations qui comptent : Auxey-Duresses, Chablis, Chambolle-Musigny, Chassagne-Montrachet, Corton-Charlemagne, Fixin, Gevrey-Chambertin, Meursault, Nuits-Saint-Georges, Marsannay, Morey-Saint-Denis, Pernand-Vergelesses, Pommard, Puligny-Montrachet, Pouilly-Fuissé, Savigny-lès-Beaune, Volnay, Vosne-Romanée

    Les appellations qui commencent à compter : Corton, Côtes-de-Nuits-Villages, Crémant de Bourgogne, Monthélie, Saint-Aubin, Santenay

    Celles qui ont encore du travail : Givry, Hautes-Côtes-de-Nuits, Irancy, Ladoix, Mâcon

    Et celles dont on n’entend pas parler : Hautes-Côtes-de-Beaune, Mercurey, Pouilly-Vinzelles

     
    Les millésimes       
    Pour les rouges

    - les grands : 2014, 2010, 2009, 2008, 2007, 2005, 2003, 2002, 2000, 1999, 1995, 1990, 1989, 1985, 1983, 1979, 1978, 1976, 1978, 1971, 1970.

    - les bons : 2013, 2012, 2011, 2006, 2004, 2001, 1998, 1996, 1993, 1988, 1986, 1979.

    Pour les blancs

    - les grands : 2014, 2010, 2009, 2008, 2007, 2006, 2005, 2004, 2002, 2000, 1999, 1998, 1995, 1990, 1989, 1986, 1985, 1983, 1982, 1979, 1978, 1976, 1970.

    - les bons : 2013, 2012, 2011, 2003, 2001, 1997, 1996, 1994, 1988, 1987, 1971.

     

     

    Quand boire les millésimes : voir la VINTAGE CODE


    Classement Bourgogne Rouges


    Classement Bourgogne Blancs


    Tout savoir sur le vignoble

     

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    Robert AMPEAU et Fils
    AUVIGUE
    Domaine Vincent BACHELET
    Clos BELLEFOND
    Domaine BERGER-RIVE
    Domaine BERTAGNA
    Domaine BERTHAUT
    Domaine François BERTHEAU
    Domaine Guy BOCARD
    Domaine Albert BOILLOT
    Marc BROCOT
    Château de la BRUYÈRE
    Domaine Jacques CARILLON
    Domaine du CHALET POUILLY
    Domaine du CHARDONNAY
    Domaine Jean CHARTRON
    Domaine CHEVILLON-CHEZEAUX
    Domaine de la CHOUPETTE
    Domaine COQUARD-LOISON-FLEUROT
    Domaine COUDRAY-BIZOT
    Domaine Daniel DAMPT et Fils
    Eric DARLES
    Domaine DENIS Père et Fils
    Domaine DENUZILLER
    Gérard DOREAU
    Domaine ELLEVIN
    Frédéric ESMONIN
    Domaine de la FEUILLARDE
    Domaine FOUGERAY de BEAUCLAIR
    Domaine Pierre GELIN
    Domaine Alain GEOFFROY
    Domaine François GERBET
    Domaine Jean-Jacques GIRARD
    Domaine Jean GIRARD
    GLANTENET Père & Fils
    Domaine GONDARD-PERRIN
    Domaine Antonin GUYON
    Domaine HEIMBOURGER Père et Fils
    Domaine Pascal HENRY
    Domaine JAFFELIN Père et Fils
    Domaine Albert JOLY
    Domaine Marc JOMAIN
    LABOURE-ROI
    Philippe LECLERC
    Domaine Roger LUQUET
    Domaine Pierre MAREY et Fils
    Domaine des MEIX
    Domaine des MONTS LUISANTS
    Sylvain MOSNIER
    Domaine MUSSY
    Jean-Marie NAULIN
    Domaine NINOT
    Domaine Manuel OLIVIER
    Jean-Paul PAQUET & Fils
    Domaine de PISSE-LOUP
    Nicolas POTEL
    Domaine de la POULETTE
    Domaine POULLEAU Père & Fils
    Domaine PRIEUR-BRUNET
    Domaine Michel PRUNIER et Fille
    Domaine Henri REBOURSEAU
    Domaine Guy ROBIN
    Château de SANTENAY
    Gérard TREMBLAY
    VAUCHER Père et Fils
    Domaine Alain VIGNOT
    Domaine VIRELY-ROUGEOT

     

  • Vous préférez le whisky ou... le whiskey ?

     

     

    Il existe deux écoles de Whisky, l’une aussi valable et authentique que l’autre: celle de l’Irlandais et celle de l’Écossais, toutes deux ayant leurs propres supporters. Mon cœur balance entre les deux, entre le velouté d’un grand malt écossais, et la race d’un whiskey irlandais, plus “sauvage”. De quoi exciter largement vos papilles en tout cas.

    LE SCOTCH WHISKY

    C’est en Écosse, invité un jour par le charmant David Bremner (Glenfiddich) que je m’étais (très rapidement) initié au golf. Une bonne occasion de s’oxygéner après la tournée des pubs que vous ne manquerez sûrement pas de suivre. Un grand malt peut procurer des sensations extraordinaires, et se savoure délicatement, à l’apéritif ou en digestif (essayez). Ne le confondez pas avec le simple Whisky : pas de glace, juste un peu d’eau fraîche si vous y tenez. Il faut donc distinguer les deux familles de scotch whiskies : celui qui est à base d’orge maltée (germée et séchée), et le whisky de grain à base d’orge, d’orge maltée et de maïs. Les procédés de distillation sont également différents, d’un côté l’alambic à feu nu (Pot Still), de l’autre l’alambic breveté en 1830 par Aeneas Coffey et appelé pour cette raison Paten Still ou Coffey Still.

    Le whisky de grain

    Produit par le procédé alambic Coffey, par une distillation continue (voir aussi Le whisky de malt), dans laquelle le brassage se fait avec une certaine proportion d’orge maltée, mélangée à d’autres céréales non maltées. Ensuite, les céréales non maltées sont cuites à la vapeur sous pression dans un convertisseur pendant environ trois heures et demie. Pendant cette opération, le mélange d’eau et de grain est agité à l’intérieur de cet appareil. Les cellules d’amidon éclatent dans le grain et lorsque le liquide est transvasé dans la cuve de brassage avec l’orge maltée, la diastase du malt convertit l’amidon en sucre. Le liquide ainsi obtenu (wort) est recueilli à une densité plus basse que dans le procédé pot-still.

    Après distillation, la nouvelle eau-de-vie, qu’elle soit obtenue par l’alambic Coffey ou par procédé pot-still, doit subir un vieillissement. Elle est transvasée dans des fûts de chêne dont la perméabilité permet le passage de l’air et une certaine évaporation. Elle se débarrasse ainsi, avec le temps, de constituants indésirables et devient alors un whisky moelleux. Alors que la loi exige un vieillissement de trois ans avant que lui soit accordé son nom de whisky, la plupart des scotch whiskies subissent un vieillissement de 5 à 6 ans. Certains scotch whiskies vieillissent plus longtemps en fûts, souvent pendant 15 ans et même plus. Après vieillissement, les différents whiskies sont assemblés. L’assemblage est alors ramené au degré désiré par l’addition d’eau douce. A ce stade, le whisky présente une couleur très pâle. Une faible quantité d’une préparation caramélisée est alors ajoutée pour lui donner la teinte voulue. Il est ensuite soigneusement filtré.

    Le whisky de malt

    C’est l’aristocrate par excellence, produit par le procédé alambic à feu nu, et sa production se divise en quatre étapes :

    Le maltage
    D’abord tamisée pour éliminer tout corps étranger, l’orge est ensuite immergée pendant deux à trois jours dans des réservoirs d’eau. Elle est ensuite étendue sur l’aire de maltage où elle germe en 8 à 12 jours, en fonction notamment de la saison et de la qualité de l’orge utilisée. Pendant la germination, l’orge produit un enzyme qui rend l’amidon soluble et prépare ainsi sa transformatin en sucre. A intervalles réguliers, l’orge doit être retournée pour surveiller la température et le développement de la germination. Au moment opportun, la germination sera arrêtée par séchage au four.

    Le brassage
    Séché, le malt est ensuite broyé puis mélangé à de l’eau chaude dans une cuve de brassage. L’amidon soluble se transforme en sucre. Un liquide doux, le moût, est alors séparé des constituants solides qui serviront de nourriture au bétail.

    La fermentation
    Après refroidissement, le moût est transféré dans de grandes cuves de fermentation. De la levure vivante attaque le sucre dans le moût et le convertit en alcool brut. La fermentation dure environ 48 heures et produit un liquide appelé wash qui contient de l’alcool de faible degré, quelques matières non fermentescibles et certains sous-produits.

    La distillation
    Le whisky de malt est distillé deux fois dans des alambics de cuivre (voir plus loin). Le wash est chauffé jusqu’à évaporation, puis les vapeurs sont condensées, généralement dans un serpentin refroidi par eau. Cette première distillation a produit des low-wines, et élimine les résidus de levure et les matières non fermentescibles. Les low-wines sont soumis alors à une nouvelle distillation afin de l’ajouter aux low-wines en attente, car il n’a ni la qualité ni la force requise. Il faut noter que ce processus traditionnel par Pot Still est donc intermittent puisque l’alambic doit être rechargé après chaque distillation.

    Si la plupart des distilleries ont tendance à entrouvrir plus facilement leurs portes aujourd’hui, il n’en a pas toujours été de même. Pourtant, l’authenticité des grands whiskies ne risque pas d’être exportée. Grands maîtres de l’espionnage industriel et de la récupération, certains hommes japonais se sont intéressés aux seigneurs du malt, allant jusqu’à acheter des distilleries entières pour les transplanter avec leurs techniciens au Japon, ainsi que les malts traités en Ecosse.

    Mal leur en prit, le résultat fut désastreux. Que leur manquait-il ? Simplement l’eau, cette eau incroyablement pure de la vallée de la Spey que l’on ne trouve nulle part ailleurs, cette eau qu’un Japon pollué ne pourrait jamais fournir.

    L’autre élément d’importance reste le climat d’Écosse, envahi de cette humidité propre qui favorise si bien les échanges entre l’air et le whisky, lors de sa fermentation. L’eau est d’ailleurs si vitale que les nouvelles distilleries de malt ont eu du mal à s’implanter dans la vallée de la Spey, car les meilleures sources étaient déjà exploitées. La maison Caperdonich tire même son eau d’un puits gardé secret durant des siècles. Partout l’eau est d’une qualité exceptionnelle. Certaines rivières comme la Livet possèdent une eau si douce et si pure que des distilleries l’utilisent en complément de leurs propres sources.

    Un autre facteur joue un rôle primordial dans la qualité des whiskies, et leur apporte une originalité à nulle autre semblable : la tourbe. Durant son périple, l’eau s’y imprègne des différents minéraux. Mais c’est surtout lors de la fumigation des malts que la tourbe intervient de manière prépondérante. C’est elle qui sera utilisée pour leur séchage et leur communiquera ce peaty taste, cette saveur de tourbe si présente dans le scotch de qualité, souvent surprenante pour les non-initiés. Les whiskies des îles Islay sont dotés au plus haut point de cette saveur.

    Pourtant, le maltage de l’orge a, sauf exceptions, perdu son caractère traditionnel. La plupart des distilleries s’approvisionnent aujourd’hui dans des centres spécialisés. Certaines utilisent un procédé plus rapide, les Salladin Boxes , qui accèlèrent le processus de germination et évitent le retournement à la pelle des différentes couches d’orge.

    Toujours dans la vallée de la Spey, pourtant riche en distilleries, Balvenie est encore l’une des rares à malter traditionnellement, dans de vastes greniers où l’orge est retournée méthodiquement, en trouvant régulièrement l’air et la chaleur dont elle a besoin. Le processus de germination est alors parfait.

    La double distillation est de rigueur en Écosse comme à Cognac. L’alcool sort quasiment blanc des alambics et prendra sa couleur dans les fûts de chêne. Pour s’exprimer totalement, un whisky de malt a besoin d’une douzaine d’années de vieillissement s’il est léger (type Glenfiddich), et d’une quinzaine s’il est plus corpulent (type Macallan). Malheureusement, comme pour d’autres alcools bien français, le coût de ces opérations de stockage fait souvent singulièrement raccourcir le temps de vieillissement, et la plupart des maisons commercialisent des whiskies de cinq ans d’âge.

    Mes coups de cœur écossais

    Macallan
    Un corps splendide, à la fois moelleux et plein de feu, ample et délicat, subtil et franc de goût. Sa fabrication est très traditionnelle, avec, notamment, l’utilisation de petits alambics de 840 gallons à chauffe directe, sans emploi de gaz, au cœur de la vallée de la Spey à Craigellachie, dans le Morayshire.

    Glenforres
    Distillé dans les Highlands à la distillerie d’Edradour . De 12 ans d’âge minimum, un malt qui a beaucoup de corps, mais léger, très distinctif par son bouquet développé, d’une grande finesse.

    Glen Grant
    Dans la vallée des Highlands où coule encore aujourd’hui l’une des eaux les plus pures d’Europe. La distillerie Glen Grant s’est implantée entre Aberdeen et Inverness au-delà des Monts Grampian à côté du village de Rothes. Au fronton du bâtiment, l’effigie des frères Grant comme sur les bouteilles. Un whisky qui a su rester pur : il n’est mélangé à aucun autre produit d’une autre distillerie. Le Glen Grant a donc sa saveur et son arôme particuliers.

    Ardbeg
    C’est un whisky d’Islay, île originale située à l’ouest de Glasgow. Il est très particulier, puissant, et devrait ravir les vrais amateurs, caractère très marqué, dû au fumage des malts par leur propre tourbe, encore accentué sur le dix-sept ans d’âge de Gordon and Mac Phail, redégusté récemment.

    Auchentoshan
    Whisky de la région de Glasgow. Il est juste situé à la limite des Highlands et appartient aux Lowlands. La triple distillation, qu’il est seul à subir avec Springbank, apporte une délicatesse et une subtilité complémentaires. Fin, léger et pourtant très corsé, c’est un grand malt très typé, qui emplit parfaitement la bouche.

    Balbair
    Au nord d’Inverness, en direction de Wick. Whisky produit à Edderton près de Tain, dans le Rosshire. Son moelleux est magnifique, onctueux. C’est une caresse sur “des langues de feu”. La fabrication est des plus traditionnelles, avec maltage ancestral et alambic très réduit.

    Glenmorangie
    Produit près de Balbair à Tain. De l’égance, de la distinction, un fruité d’une délicatesse exceptionnelle. La distillerie se trouve à Muir of Ord, dans le Rosshire.

    Springbank
    Dans la presqu’île de Cambeltoum, au sud-ouest de Glasgow, c’est la seule distillerie (avec Glenfiddich) à embouteiller sur place, garantie d’authenticité. C’est la seule aussi, avec Auchentoshan, à pratiquer la triple distillation, et l’une des rares à malter encore de façon traditionnelle. Tout cela donne un whisky complet et de grande classe.

    Glenlivet
    Le vétéran des whiskies de malt. Un grand classique, riche en arôme, persistant en bouche, bien typé.

    IRLANDE : L’AUTRE WHISKY

    Le whiskey de l’Irlande, l’Irish, a son histoire, bien mouvementée, qui contraste avec ce pays de verdure et de calme. A l’origine de la civilisation irlandaise, on trouve l’influence des Celtes, avec leurs coutumes, leur société, leur art, et surtout leur langue dont subsistent aujourd’hui encore des termes dans la langue dérivée irlandaise : le gaélique.

    L’Irlande reste celte, elle devient catholique, et ces deux racines sont si ancrées qu’aucune autre influence étrangère n’a gain de cause. Avec la chrétienté du Moyen Age s’installent des monastères, comme dans toute l’Europe, et, avec les moines, l’art de distiller. Pour un pays où la vigne ne pousse pas, où les fruits sont rares, la distillation de purée de grains fermentée donne une boisson alcoolisée tonifiante et vivifiante très appréciée : le uisce beatha (en gaélique), que l’on pourrait traduire en aqua vitae ou tout simplement eau-de-vie…

    De Uisce à whiskey, il n’y a qu’un pas, ce mot whiskey ou whisky ne serait que la déformation du gaélique en anglais par les soldats du roi Henry II d’Angleterre, venus envahir l’Irlande au XIIe siècle. L’Histoire prouve d’ailleurs que les Anglais appréciaient le whiskey d’Irlande plus que le whisky d’Écosse : entre l’Irish et le Scotch, les batailles se succédèrent, les marchands anglais peu scrupuleux n’hésitant pas à faire transiter leur whisky écossais par l’Irlande afin de le baptiser Irish et ainsi le vendre à meilleur compte.

    Il est vrai que le whiskey de l’Irlande avait bonne réputation pour sa finesse et son velouté. Un peu d’orge, de l’eau, quelques bassines, une lessiveuse ou une grande bouilloire, c’est tout ce qu’il fallait au paysan irlandais pour faire son whiskey, et ce breuvage plus ou moins réussi, souvent âpre et rude, chaque ferme irlandaise en fabriquait, jusqu’à l’occupation de l’Irlande par les colons anglais. Car l’Irlande n’a pas échappé (comme l’Écosse) à la domination anglaise…

    Les officiers de la couronne britannique imposèrent sur les whiskeys une taxe (un droit d’accise), ne voulant pas en Irlande comme en Écosse se priver de revenus très importants. Face à cette contrainte des envahisseurs, les Irlandais résistèrent avec cette ténacité qui leur est propre : on distingua le whiskey officiel, que l’on appelait “Partiament Whiskey”, déclaré, pour lequel on payait des droits, du whiskey clandestin (le Poteen whiskey).

    A la fin du XVIIIe siècle, les Anglais durent reconnaître, un siècle quand même après l’établissement de la taxe, que la fraude était omniprésente. Mais, dès le début et tout au cours du XIXe, on assista à un développement important de la demande en Irish et les distilleries se regroupèrent en d’importants conglomérats : le whiskey de l’Irlande connut son âge d’or.

    Le début du XXe siècle fut marqué par la lutte des Irlandais pour l’indépendance de leur pays. Les troubles qui précédèrent le partage de l’Irlande imposé par l’Angleterre (1920), la Prohibition aux Etats-Unis, puis la Dernière Guerre, furent autant de facteurs d’affaiblissement de l’économie irlandaise et tout particulièrement des grandes maisons de whiskey.

    La fabrication du whiskey irlandais nécessite comme matières premières de l’orge et l’eau pure, et l’Irlande possède l’une comme l’autre, en qualité aussi bien qu’en quantité.

    On procède alors au maltage de l’orge, une opération qui consiste à provoquer la germination. Quatrre jours plus tard, on l’arrête par séchage au four. L’orge et l’orge maltée sont alors brassées, on broie le grain en poudre puis on ajoute de l’eau : une enzyme de l’orge maltée (la diastase) permet la conversion de l’amidon de l’orge non maltée en sucre fermentescible. On laisse pendant dix heures ce mélange se faire pour en tirer un liquide sucré, le moût, puis on ajoute des levures pour provoquer la fermentation qui dure 60 heures. On obtient ainsi un liquide brun de 8° environ que l’on pourrait appeler “vin d’orge” s’il n’était pas aussi déplaisant à boire en l’état. Il est filtré puis pompé immédiatement dans un alambic afin d’être distillé. Cette distillation permet la séparation de l’alcool, et, en Irlande, on utilise deux types d’appareils : des alambics à recharge et des alambics à coulée continue. Il existe donc une originalité de ces deux modes de séparation, combinaison qui permet de créer dès la distillation des whiskeys différents. Traditionnellement, l’Irish Whiskey est distillé et mis en vieillissement pendant une durée de trois ans minimum dans des fûts de chêne.

    Retenez surtout deux particularités propres à cet Irish, par rapport au Scotch : outre les modes de distillation totalement différents, le Scotch a cet arôme caractéristique du fumet qui lui est conféré par le séchage du malt en présence de fumée de tourbe, tandis que le malt de l’Irish est séché au charbon, sans tourbe. L’Irish est donc très différent au nez et en bouche par rapport à son cousin écossais le Scotch. Moins aromatisé, plus fin, plus élégant, c’est un whiskey qui mérite sa place, un must pour amateurs.

    Et puis, l’Irish Whiskey, comme la bière irlandaise, est un élément essentiel dans les habitudes de consommation : on se retrouve, le soir venu, dans les pubs irlandais, on se rencontre, on discute, on boit, on porte des toasts… Slainte… On chante aussi des vieilles chansons qui ressemblent étrangement au style folk song des États-Unis… On se sent bien en Irlande, on devient vite amoureux du pays, de son accueil, de ces gens authentiques et chaleureux, et on risque de devenir aussi un passionné de l’Irish whiskey.

    Mes coups de cœur irlandais

    Jameson 1780
    Un excellent Irish, fin et distingué, à déguster en ajoutant un peu d’eau plate.

    Old Bushmills
    Un whiskey malté avec un puissant caractère, à boire pur.

    Black Bush
    Un Irish très typé, très aromatisé, meilleur allongé d’un peu d’eau.

    Bushmills Malt
    Un pur malt irlandais, fin et racé, pour passionnés.

    Paddy
    Un Irish léger mais sec avec une pointe d’arôme malté, très apprécié des Irlandais.

    John Power
    Un whiskey soutenu et franc, avec un arrière-goût caractéristique d’orge maltée. Excellent mélangé avec moitié d’eau plate.

    Tullamore Dew
    Un whiskey fin délicat et harmonieux (qui se prononce Tout l’amour), adoré de tous, dont je suis. Excellent avec un peu d’eau plate.

  • QUELS VINS SUR LES SOUPES ?

    Si vous désirez marier un vin à votre soupe ou potage, il convient de respecter certaines règles.

      

    domainerogerpabiot.jpgQuel vin avec une soupe de légumes secs ?

    Les soupes de légumes secs où dominent la sensation onctueuse des farineux et leurs odeurs particulières permettent des accords mets vins si le potage est épais. On servira alors des vins rouges légers comme des appellations du Val de Loire tels qu’un Anjou, un Sancerre ou bien des vins de Bourgogne tels que Mâcon-Villages, Bourgogne Grand Ordinaire ou tout simplement un Beaujolais nouveau. Pensez aussi aux vins de Pays comme ceux de L’Ardèche, du Centre Loire ou encore de l’Hérault.

     

    domaineperaldi.jpgQuel vin avec une soupe de poisson ?

    Les soupes de poisson où domine le parfum de la mer appellent des vins blancs secs ou des vins rosés aromatiques. Pour les vins rosés, choisissez des vins de L’appellation Marsannay en Bourgogne, un Côte de Toul ou encore d’Anjou. Pour des vins blancs, orientez-vous vers des appellations provençales telles que Côtes de Provence, vin de Corse Blanc ou bien Picpoul.

     

    1939.jpgQuel vin avec une soupe de viande ?

    Les soupes de viandes où domine le parfum de la viande salée et grasse demandent des vins rouges jeunes tanniques. Le choix des appellations est vaste, on pense à des vins du Bordelais tels que des Médocs comme un Saint-Estèphe ou un Pauillac ou des vins plus rustiques du Sud-ouest comme des Irouléguy, Tursan, Madiran et Cahors dans leur jeunesse.

     

    Soupe à l'œuf

    Soupe à l'oignon

     

    Soupe au lapin farci

    Soupe au pistou

     
    534.jpg

    Soupe aux choux à la rouzolle

    Soupe d'abricots

     

    Soupe de barraquets à la rouzolle

    Soupe de céléri-rave au munster

     

    Soupe de courge

    Soupe de fruits rouges

     

    Soupe de légumes

    Soupe de moules au curry

     

    Soupe de pommes de terre à la rouzolle

    Soupe des maures

     
    freydombio.jpg

    Soupe orientale

    Soupe de fruits

     

    Soupe d'étrilles au fenouil

    Soupe de pois cassés

     

    Soupe de moules à la tomate

    Soupe bonne femme

     

    Soupe à l'oignon gratinée

    Soupe au potiron

     

    Soupe de petits poissons de roche

    Soupe de boulettes de viande et vermicelles

     

    Soupe de lait au coco

    Soupe au lard

     

    Soupe de légumes au lard

    Soupe aux coques et à l'oseille

     

    Soupe de mirabelles et palmiers

    Soupe de pécheurs

     

    Soupe de moules au safran

    Soupe aux moules et crevettes

     

    Soupe d’huitres

  • LANGUEDOC-ROUSSILLON : LES VIGNERONS QUI ONT MARQUE 2015 !

    405-2.jpgLANGUEDOC-ROUSSILLON

     

    Très belle dégustation qui a réunit des vignerons talentueux de la région à Peyregrandes.

    On aime ces producteurs passionnés qui élèvent des vins racés, historiquement marqués par des cépages spécifiques… le tout donnant de vrais beaux vins typés, qui parviennent à un niveau qualitatif réel, en blancs comme en rouges, et c’est tout ce qui compte.

     
     
    Daumas-Gassac est toujours hors normes, en rouge, bien sûr, mais aussi avec ce blanc somptueux, où le minéral sait s’allier à un gras spécifique.
     

    Ceux qui le suivent sont nombreux, dans des styles différents, du plus dense au plus séducteur. Fabas, Mas du NoviSaint-Martin des ChampsMartinolle-GasparetsPeyregrandesBarroubioMire-L’EtangPépusqueGrand MoulinEtang des ColombesFamilongueGuizardCasa BlancaBertrand-BergéGrand CaumontMas Rous, Cascades, Terres de Mallyce, Herbe Sainte, Clarmon, Croix ChaptalCosteplaneRoudèneVieilleSpencer La Pujade… sont les ténors de leur appellation, la plupart, d’aileurs, depuis de nombreuses années.

    En Igp, Mairan et Barthe se démarquent aisément. Le Classement, c’est ICI.
     
    Seulement deux caves coopératives sont au top : celles de Roquebrun et de Cabrières.
    Près d’une vingtaine d’éliminés cette année, tant les dégustations n’ont pas vraiment été enthousiasmantes, surtout en rouges, où beaucoup de vins sont à la limite de l’écœurement.
  • ALSACE : LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE



    458.jpgLes Classements du site sont réactualisés en permanence dans l'année en fonction des dernières dégustations (derniers ou anciens millésimes, coups de cœur, déceptions...) et peuvent donc être différents de ceux du Guide "papier", qui ne peut être remis à jour avant la prochaine édition
    Accédez directement aux commentaires de dégustation en cliquant sur le nom (en rouge)

    PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    7 VIGNES
    P. ARNOLD
    BECK/REMPART
    BESTHEIM
    GRESSER
    Georges KLEIN
    G. METZ
    REINHART
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    VIELWEBER
    ZOELLER
    Jean-Louis KAMM
    GEWURTZTRAMINER
    BESTHEIM
    C. BLEGER
    DUSSOURT
    HAEGI
    HAULLER
    D. PETERMANN
    Lucien SCHIRMER
    BAUMANN ZIRGEL
    Pierre FRICK
    André HARTMANN
    BECKER
    FREY-SOHLER
    R. FALLER
    TOKAY PINOT BLANC
    Ch.et Dom. FREY
    GILG
    Cave HUNAWIHR
    REYSZ-JOST
    René KOCH
    SCHLÉRET
    Aline et Rémy SIMON
    RUHLMANN-SCHUTZ
    Edmond RENTZ
    P. SCHAEFFER
    SCHLUMBERGER
    CREMANTS PINOT NOIR
    BESTHEIM
    Jacques ILTIS
    Ch. et Dom. FREY
    Pierre FRICK (PB)
    André HARTMANN (PN)
    HUBER et BLEGER
    Georges KLEIN
    Aline et Rémy SIMON
    STOEFFLER
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    Fernand ENGEL
    Ch.et Dom. FREY
    GRESSER
    HAEGI
    HAULLER
    Jacques ILTIS
    REYSZ-JOST
    René KOCH
    SCHAEFFER-WOERLY
    SCHLÉRET
    ZOELLER
    René FLECK



    DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    (DOPFF ET IRION*)
    Edgar SCHALLER
    Victor HERTZ
    Château d'ORSCHWIHR
    SAINT REMY
    GEWURTZTRAMINER
    (Claude BERGER*)
    GOCKER*
    (Damien KELHETTER)
    KLINGENFUS
    (H. REYSER*)
    FACKER-ACKERMANN
    GSELL
    HAEGELIN
    J. et C. LINDENLAUB
    TOKAY PINOT BLANC
    Cave KAES (Muscat)*
    CAVE PFAFFENHEIM
    HALBEISEN (Muscat)
    KIRSCHNER
    André ANCEL
    M-C et P. BORÈS
    (2 LUNES)
    STINTZI*
    CREMANTS PINOT NOIR
    Eric LICHTLÉ
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)
    (BROBECKER*)
    Philippe SOHLER

    TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

    RIESLING
    (Charles BAUR)
    (BLANCK)
    (KOESTEL)
    Maurice SCHOECH*
    GEWURTZTRAMINER
    (Léon BOESCH)
    TOKAY PINOT BLANC
    (Jean BUTTERLIN)
    CREMANTS PINOT NOIR
    VENDANGES TARDIVES (et SGN)

     

    IMPORTANT : pour mieux comprendre les Classements
  • QUELS VINS SUR LE VEAU ?

    122.jpgVeau à la crème

    Veau aux fruits secs

     

    Veau aux olives

    Veau cordon bleu

     

    Veau grillé

    Veau marengo

     

    Veau Orloff

    Veau pané

     

    Veau poelé

    Veau rôti

     

    Veau en cocotte aux épices

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