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  • Le Top Vins 2011 de Touraine et d'Anjou-Saumur

    L’histoire des vins de l'Anjou-Saumur

    Au XIe siècle, la culture de la vigne en Anjou est fort importante, contribuant à la richesse de ce pays. Jusqu’alors, seul le seigneur du vignoble pouvait vendre son vin, à un moment précis de l’année. Cet avantage ou “droit de banvin” fut supprimé en 1135 par le comte d’Anjou, Geoffroi le Bel, favorisant le commerce des vins. Des marchands pouvaient venir de l’extérieur pour acheter du vin, les Angevins, d’autre part, avaient la faculté de se livrer aux exportations de leurs vins en les expédiant par bateau le long de la Loire. Un peu plus loin, le vignoble de Saumur subissait le contrecoup de la concurrence angevine. Les Saumurois prièrent, alors, le comte d’Anjou d’alléger également leurs charges féodales. Celui-ci y consentit en 1138. Il leva son droit de banvin et transforma l’impôt prélevé sur les vignes par une taxe annuelle fixée au jour de la Saint-Martin. Les sacrifices étant souvent récompensés, les Saumurois eurent la satisfaction de voir leur vin servi en 1241 au dîner royal organisé pour Alphonse de Poitiers, frère du roi Saint Louis.

    Les sols des vignobles de l'Anjou-Saumur

    Quatre ensembles principaux composent le sous-sol des terroirs d’Anjou et de Saumur, sur environ 17 000 ha :

    - Un socle schisteux d’âge briovérien pour la partie sud, sur la rive gauche du Layon.

    - Un plateau schisteux de composition variable recouvert de sables et de graviers d’Anjou, les faluns et les limons, pour la partie nord, sur la rive droite du Layon. Plus précisément, si l’on part du Layon aux sols argileux, riches et humides pour monter sur les coteaux, on trouve quatre zones successives :

    - Sols peu évolués sur schistes de pentes fortes laissant pénétrer les racines qui trouvent potassium, magnésium et peu de phosphore, satisfaisant le Chenin, le Cabernet franc et le Cabernet-sauvignon.

    - Sols sur schistes du silurien peu altérés, plus épais, avec un horizon intermédiaire limoneux argileux, convenant moins bien au Chenin et aux vins liquoreux, mais excellent pour les vins rouges qui peuvent atteindre de très hautes qualités.

     

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    TOP APPELLATION ANJOU

    Domaine de La GAUTERIE E. Jadeau

    Domaine MATIGNON

     

    TOP APPELLATION COTEAUX-DU-LAYON

    Domaine d'AMBINOS
    Domaine Des HAUTS PERRAYS

     

    TOP APPELLATION CHINON

    Domaine BROCOURT
    Domaine Le CAPITAINE
    Pierre et Bertrand COULY
    COULY-DUTHEIL
    Domaine DOZON
    Domaine GOURON
    Nicolas GROSBOIS

    Marie-Pierre RAFFAULT

    Millesimes
    Millesimes

    TOP APPELLATION CREMANT DE LOIRE

    Domaine de BRIZÉ

     

    TOP APPELLATION SAUMUR

    Château de BEAUREGARD
    Château de BRÉZÉ
    Domaine de la PALEINE

    Domaine de SAINT-JUST

     

    TOP APPELLATION SAUMUR-CHAMPIGNY

    Domaine de la BESSIÈRE
    Clos des CORDELIERS
    Domaine DUBOIS
    Domaine Les Clos MAURICE
    Domaine de la PETITE CHAPELLE

    Château de TARGÉ

     

    TOP APPELLATION TOURAINE

    Domaine de la CHAISE
    Domaine CHARBONNIER
    Domaine de la CHARMOISE
    Jean-Christophe MANDARD
    Domaine de MONTIGNY
    Domaine de la RENAUDIE

    TOP APPELLATION VOUVRAY

    Jean-Claude et Didier AUBERT
    Domaine de la FONTAINERIE
    Château GAUDRELLE
    Lionel GAUTHIER-LHOMME Domaine du Viking
    Château MONCONTOUR

    Château de VALMER

     


    Guide des vins
    Guide des vins

  • De la Champagne à Bandol, de Saint-Emilion à Vougeot, mes vins de référence

    La restructuration du Domaine par la famille Bronzo remonte au début des années 1970. L'encépagement constitué pour plus de la moitié de Mourvèdre ce qui confère au vin ces arômes si profonds. Le vignoble de 28 hectares est planté tout en coteaux sur des parcelles aménagées en restanques pour une partie, sur des sols très profonds graveleux et caillouteux de type argilo-calcaire. Les méthodes de culture restent très traditionnelles avec des labours fréquents, une fertilisation organique et aucun emploi de désherbant chimique. Les vendanges entièrement manuelles s'effectuent dans de petits bacs pour que le raisin parvienne intact à la cave. Le terroir très fracturé produit de faibles rendements, ce qui permet d'obtenir des vins à forte personnalité, très concentrés avec des arômes puissants tout à fait exceptionnels. Le vin est riche associant structure et finesse, charnu et racé en bouche, d'une belle persistance aromatique, de très belle garde.

    Le Cru Lamouroux a été acheté en 1895 par l’arrière-grand-père de l’actuelle propriétaire, Mme Ziemek-Chigé. Ce très joli vignoble est situé sur des coteaux de terrain argilo-siliceux assez profonds avec des pentes exposées sud-sud-ouest, bien abritées du vent par des talwegs boisés, à une altitude de 300 m. Certaines vignes sont plantées sur des terrasses disposées en amphithéâtre. L’encépagement est constitué de 3,50 ha de Petit Manseng et de 1,77 ha de Gros Manseng, 0,51 ha de Cabernets franc et Sauvignon. Les vendanges se font par tris successifs. Les raisins, pour l’élaboration du Jurançon sec, sont récoltés à parfaite maturité vers le 30 octobre, alors que les vendanges surmûries pour le Jurançon débutent après le 15 novembre jusqu’à Noël. Les vendanges de raisin rouge débutent vers la 2e semaine d’octobre. La vinification fait l’objet de soins très attentifs (la pressée se fait à faible pression, grande maîtrise des températures…). Les vins sont ensuite élevés en cuves Inox pour les vins secs ou en barriques de chêne pour les autres. Certaines cuvées restent entre 1 an (cuvée Amélie-Jean) et 2 ans (cuvée Nathalie) en vieux fûts. Jurançon moelleux cuvée Amélie-Jean 2003, en hommage à leurs parents, est un vin gras et parfumé, au nez de petits fruits cuits, subtil en bouche, de jolie robe brillante, tout en onctuosité, tout en complexité d’arômes, à déboucher sur une volaille ou un poisson en sauce. Le 2001 poursuit sa très belle évolution, avec des notes caractéristiques de fruits confits, très onctueux en bouche. Le 2000 est dans la lignée, un vin où s’entremêlent des nuances de miel, de fruits confits et de brioche, d’une douce onctuosité, avec ses notes en bouche caractéristiques de noisette et de miel, alliant souplesse et structure. Le Jurançon cuvée Nathalie est très bien élevé 2 ans en fûts de chêne, d’une belle couleur, aux nuances envoûtantes d’abricot confit, d’une grande persistance aromatique, allie charme et puissance. Le moelleux 2004 de jolie robe dorée intense, avec des notes de petits fruits secs et de brioche, tout en persistance au palais, associe finesse et ampleur, très agréable sur un dessert. Leur Jurançon sec, de bouche ample, sent la noisette, vif et rond à la fois, avec ce côté minéral agréable en finale. Le Béarn rouge et le rosé sont des vins typés et fruités qui se dégustent sur des magrets ou des paellas.

    Fondée au début 1900, la Maison Charles Ellner, est aujourd’hui gérée par la 3ème génération alors que la 4ème y a déjà pris une part très active depuis plusieurs années. Elle a su évoluer et grandir en préservant son identité et son savoir faire familial. Pour mémoire, Charles-Émile Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison. Et, parmi ses successeurs, son fils Pierre, qui a été la véritable “locomotive” de la maison, a su transmettre à ses enfants cette passion pour la terre et le vin. Michel, plus attaché aux valeurs de la terre, s’est très souvent retrouvé aux côtés de son père et ils ont constitué le patrimoine de leur maison. Il a été suivi par ses deux fils Arnaud, maître de chai et Frédéric, directeur du vignoble. Jean-Pierre s’est vu confier la tâche administrative qui devenait de plus en plus lourde. Le vignoble couvre une superficie de 54 ha répartis sur une quinzaine de communes. La diversité, la richesse, la finesse de nos cuvées attestent de notre volonté de placer nos Champagnes au plus haut de l’échelle qualitative. La fidélité que nous accorde notre clientèle française, témoigne de la régularité et de la constance de nos Champagnes au fils des années. Toujours à la recherche de nouvelles opportunités, notre société a su développer ses marchés à l’exportation, secteur qui représente actuellement près de 60% de ses ventes. Superbe Champagne Millésime 2000 brut Prestige, à la mousse fine et légère, aux arômes intenses, à dominante de noisette et d’abricot, harmonieux et savoureux, de belle structure, intense et parfumé, très élégant comme le 99, dense, alliant finesse et charpente, d’une bonne souplesse et d’un bouquet très aromatique aux nuances de pêche et de citronnelle, un grand Champagne tout en bouche, riche et très distingué. Très beau Millésime 1999 brut Séduction, sans fermentation malolactique, particulièrement subtile et parfumée, aux arômes intenses de fruits frais et une pointe d’épices, de mousse abondante, d’une belle finale. Remarquable brut Intégral (réalisé sans aucun dosage), de robe brillante, tout en fraîcheur aromatique, avec ses notes d’agrumes et d’acacia, de mousse fine et très persistante, alliant saveur et distinction. Le Carte d’Or brut est une réussite, au nez de petits fruits secs, tout en subtilité aromatique, d’une belle longueur, très fin, de mousse intense. Excellent rosé brut, avec des notes de petits fruits rouges bien mûrs, d’une jolie finale au palais, de bouche fraîche et fruitée très bien fait, parfait sur une quiche comme sur les desserts.
    DOMAINE DE FONTLADE
    COTEAUX VAROIS EN PROVENCE
    « Rigueur et Passion », pourrait être notre devise. Rigueur dans nos méthodes de culture et d’élaboration de nos vins, passion pour notre métier et notre terroir. Le vignoble de 40 ha, propriété de la baronne Philippe de Montremy depuis plus d’un demi-siècle, s’étend sur des coteaux calcaires. Les étés chauds et secs de ces dernières années, nous ont permis d’élaborer des vins puissants, aromatiques et élégants. Des rouges chaleureux, des rosés aux arômes de fruits rouges séduisants, des blancs floraux et frais. En 2008, l’élégance plus que la puissance caractérisera nos vins. Remarquable Coteaux Varois en Provence rouge cuvée de l’Ermitage 2004 (60% Syrah, 30% Grenache et 10% Cabernet), élevé 8 mois en barriques de chêne, généreux en bouche, de robe grenat noir, aux notes de violette et de petits fruits rouges surmûris, un vin ferme et riche, tout en nuances, de belle évolution, à ouvrir sur un gigot à la ficelle. La cuvée Saint-Qvinis rosé 2007, de robe délicate, un vin tout en rondeur et persistance en bouche, avec ces notes de rose et de mûre, ample, souple et sec à la fois, d’un bel équilibre. Découvrez leur premier Côtes-de-Provence rosé Aurélia Prima 2008, qui vient d'obtenir une médaille d'or à Mâcon. Cette cuvée est issue d'une assemblage de Syrah et de Grenache qui a macéré une nuit avant d'être saigné et vinifié à froid.

    BESTHEIM
    CREMANT D'ALSACE
    CREMANT D’ALSACE PRESTIGE BESTHEIM Situé au cœur du vignoble haut-rhinois à deux pas de Colmar, Bestheim, fondé en 1765 dispose de deux sites de production situés à Bennwihr pour les vins tranquilles et à Westhalten pour les Crémants d’Alsace. S’appuyant sur un vignoble de 750 ha exploité par 250 vignerons passionnés par leur métier, Bestheim est une entreprise particulièrement engagée dans la préservation de l’environnement et s’investit au quotidien dans cette démarche à la fois dans le vignoble comme au sein de l’entreprise (lutte raisonnée, tri sélectif, valorisation des déchets, isolation performante, économies d’énergie, mise en place de chauffe-eau solaire, covoiturage des salariés, sélection de ses fournisseurs en fonction de leur engagement « vert », …) Bestheim produit toute la gamme des vins d’Alsace allant des Crémants aux sept cépages alsaciens parmi lesquels sont déclinés les vins de réserves, médaillés, lieux-dits, Grands Crus ainsi que les fameuses Vendanges Tardives. En 2008, Bestheim a décidé de diversifier ses productions en s'installant dans le vignoble Bordelais afin de renforcer ses positions commerciales. Bestheim exploite à l'heure actuelle deux Châteaux (Château De Caillavet en Côtes de Bordeaux et Château Fillon en Bordeaux Supérieur) sur environ 180 hectares de vignobles. Découvrez le Crémant d'Alsace brut rosé, vieillissement minimum de 12 mois sur lattes, pur pinot noir, de très belle teinte, avec ce nez dominé par les fruits frais, de bouche ample et de mousse légère. A ses côtés, le Crémant d'Alsace Prestige Bestheim, vieillissement de 36 mois sur lattes, les raisins proviennent des terroirs calcaires de Westhalten, pur pinot blanc, le design unique de la bouteille en fait une cuvée haut de gamme. Très bon Gewurztraminer grand cru Zinnkoepflé 2007, de bouche fruitée, légère et ronde, tout en charpente, au nez complexe, généreux et charmeur, aux notes de tilleul, de très bonne évolution. Beau pinot gris sélection de 2005, rares et prestigieuses, les sélections de Grains Nobles sont obtenues par tris successifs des grains atteints de pourriture noble, la concentration rend l'identité du cépage plus discrète, au bénéfice d'une puissance, d'une complexité et d'une longueur en bouche exceptionnelle. La production du "Grains Nobles" est en moyenne d'une fois par décennie.

    DOMAINE DUROCHE
    CHARMES-CHAMBERTIN
    Quatrième génération de vignerons, Gilles Duroché, ainsi que son fils Pierre possèdent et exploitent le Domaine Duroché. Depuis la succession, en 1980, des vignes et de l'établissement vinicole de son père, Philippe, à Gevrey-Chambertin, Gilles a continué l'acquisition de parcelles sur la commune. Aujourd'hui le Domaine possède plus de 8 hectares de vignes (en fermage) à travers 8 appellations. Les vins de 2007 poursuivent leur élevage en fût de chêne dans nos caves. Ils présentent un bon équilibre et sont plein d'avenir. Le nez est agréable sur de petits fruits rouges avec une profondeur appréciable. Remarquable Charmes-Chambertin 2005, de robe rubis intense, avec des arômes de fruits surmûris et d’épices, complexe, d’une très belle charpente, aux tanins riches, un vin bien corsé, tout en bouche, de garde, bien sûr. Le Premier Cru Lavaud Saint-Jacques 2005 est charnu et typé comme nous les aimons, associant finesse et structure en bouche, un vin gras, intense, très équilibré, idéal sur une cuisine assez riche.
    CHATEAU FORTIA
    CHATEAUNEUF-DU-PAPE
    Authenticité, grande tradition familiale, terroir exceptionnel. Ici, au cœur de l’appellation de Châteauneuf-du-Pape, le Baron Pierre Le Roy de Boiseaumarié a toujours été la référence de l’appellation. Ses descendants s’attachent à respecter son œuvre en élevant de grands vins racés. Le Domaine produit des vins blancs et des vins rouges. Les vins blancs sont issus des cépages Clairette, Roussane et Grenache blanc. D’une couleur or pâle avec des reflets verts, ils sont secs et possèdent en bouche une fine saveur minérale avec un arôme discret de fleur. Le millésime disponible est le 2004. Les vins rouges sont élaborés à partir de trois cépages. Le Grenache domine généralement, et se mêle à la Syrah et au Mourvèdre dans des assemblages qui synergisent leurs potentiels respectifs. Les proportions varient en fonction des caractéristiques des produits vendangés. Château Fortia se distingue par des vins d’une très belle couleur soutenue et profonde, souvent frangée de violet. Beaucoup de richesse, d’arômes persistants et complexes rappelant la prune et divers fruits rouges. Les vins sont amples en bouche, bénéficiant d’une belle longueur suave et onctueuse. Vous pouvez actuellement vous procurer les millésimes 2005 et 2006. Des vins de garde superbes présentés en magnums (2001 et 2004).

    Henri Cadillac, propriétaire sympathique et passionné, s’attache à conserver une régularité qualitative exemplaire. Le vignoble s’étend sur 18 ha sur un sol argilo-calcaire relativement plat par suite des dépôts alluvionnaires des terrasses fluvio-marines de la fin du Tertiaire. Les cépages sont le Merlot et le Cabernet-Sauvignon à parts égales. Ce Médoc 2005, de belle couleur rouge grenat, au nez de fruits rouges croquants (framboise, groseille, cassis), avec des nuances épicées en bouche, est un vin vraiment réussi, soyeux, de très bonne structure tannique et d’une belle harmonie, avec beaucoup d’élégance, de garde. Le 2003, bien charnu, est tout en bouche, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices. Le 2002 est de belle couleur, de robe intense, au nez persistant (griotte, violette), un vin très équilibré, gras, aux tanins savoureux. Un excellent second vin, Château Taffard 2005 (vinification en cuves en acier inoxydable, avec contrôle des températures, dont la fermentation alcoolique est suivie de 3 à 4 semaines de macération, puis fermentation malo-lactique après pressurage des marcs) un vin où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche riche et corsée, aux tanins équilibrés et mûrs, d’une finale dense, à déboucher sur un rôti de porc, par exemple.

    CHATEAU FABAS
    MINERVOIS
    Au nord-est de Carcassonne, dans la zone centrale du Minervois, terroir dit “les Balcons de l’Aude”, cette ferme fortifiée moyenâgeuse est un domaine d’un seul tenant de 158 ha avec 58 ha de vignes dont 45 plantés en Minervois. Pour mieux comprendre la spécificité de chaque cuvée du Château Fabas, il faut en connaître les origines, les cépages et le type d’élevage. Le Domaine s’appuie sur un décor de buttes exposées au plein midi, témoin de l’ancien relief aux très fortes pentes où aucune culture n’est possible, seuls les pins d’Alep et la végétation méditerranéenne s’agrippent sur les sols rouges des collines. Les vignes s’étalent sur deux niveaux sur un relief inversé, les terrasses hautes avec les sols les plus anciens et les terrasses basses avec les sols les plus jeunes. Les sols sont argilo-calcaires, dans les hauts, le silex affleure sur les terrasses, et le grès sur les pentes. Excitez vos papilles avec ce Minervois cuvée Seigneur 2005 qui est né de la complexité des cépages implantés, depuis plus de 30 ans, sur une exposition plein sud et régulés à 25 hl/ha de rendement. La Syrah 60%, dominante dans cette cuvée, donne dans ce terroir des raisins très parfumés. Le Grenache 40% a un enracinement très profond qui lui assure bonne régularité et maturité. Un vin de belle couleur, aux notes de cerise et de sous-bois, aux tanins riches et soyeux à la fois, un vin fort bien élevé, puissant, de bouche pleine. Le Minervois Seigneur blanc 2007 (60% de Vermentino, 30% Maccabéo et Roussane, 10% Bourboulenc) est un vin où s’associent rondeur et distinction, frais, aromatique, d’une jolie finale longue avec cette subtile pointe d’agrumes et de fleurs bien caractéristique, un vin élégant et persistant, à découvrir sur une escalope de dinde à la crème comme sur des langoustines grillées. Pour leur Minervois Serbolles rouge, les cépages sont : Grenache noir 50%, Syrah 40%, Carignan 10%. Pour ce cru, les vignes sont enherbées un rang sur deux, et les pieds désherbés sous le rang. L’âge des vignes est entre 35 et 55 ans. L’assemblage est constitué de 35% de Carignan, 35% de Grenache et de 30% de Grenache noir. Vinification longue de raisins totalement égrappés, cépage par cépage, à température régulée, favorisant la diffusion des tanins et l’extraction de tous les éléments intracellulaires contenus dans la peau des baies. Vinifié après une macération à froid d’une journée, avant que la fermentation alcoolique ne débute. Le 2005, de robe rubis, est un vin typé, avec cette pointe caractéristique d’épices, de sous-bois et de fraise, et cette charpente à la fois riche et souple, d’excellente garde.
    Domaine familial de 25 ha depuis 5 générations, Marie-Geneviève Boudal-Benezech perpétue la tradition et la destinée du Domaine depuis 1995. La qualité commande la conduite de nos vignes, notre exploitation est qualifiée au titre de l’Agriculture raisonnée. Les vins sont très typés "Faugères" : une grande richesse aromatique, beaucoup de structure, grande finesses des tanins. Notre but est de transmettre au consommateur la typicité de cette appellation, en élaborant des vins issus d'assemblage et en constante recherche d'équilibre entre la puissance et la finesse. En fait, comme dans une œuvre d'art, nous essayons de transmettre au travers de nos produits, l'amour et la passion que nous avons pour notre région, nos vignes et notre vin. Le Domaine vous propose ce Faugères rouge 2004, provenant de raisins (vendanges manuelles) issus d’une exploitation qualifiée au titre de l’agriculture raisonnée et suivant la démarche Terra Vitis, de belle couleur grenat, encore jeune, au nez de sous-bois, de cassis et de griotte, associant finesse et charpente, avec des tanins à la fois riches et savoureux. Le Faugères cuvée Charlotte 2004, issu des quatre cépages Syrah, Grenache, Carignan et Mourvèdre, est puissant et savoureux, au nez caractéristique de fruits mûrs et de garrigue, de couleur soutenue, charpenté, riche et fondu à la fois, de garde. Beau Faugères Prestige 2003 (50 % Syrah, 40 % Carignan et 10 % Mourvèdre, sur les pentes de la Serre, coteau aride sur les hauteurs du village exposé plein sud face à la mer), élevé en fûts de chêne, un vin aux tanins présents et savoureux à la fois, de belle robe soutenue, très parfumé (humus, réglisse), d’une belle ampleur en bouche, de très bonne évolution. La cuvée Marie Laurencie 2001 (40 % Syrah, 40 % Grenache, 10 % Carignan et 10 % Mourvèdre, vendange grain par grain, élevage 10 mois en barriques avec 1/3 de fûts neufs) est un beau vin concentré et riche, de couleur grenat intense, aux arômes de fraise des bois et d’épices, de bouche puissante et élégante. Beau Faugères 2004, riche et charnu, de couleur intense, fruité (griotte, mûre), finement poivré, charpenté, très réussi comme le Faugères rosé 2007.

    CHATEAU CANTENAC
    SAINT-EMILION Grand Cru
    Nicole Roskam-brunot, après des études de droit et d'économie régionale à l'université de Bordeaux, a décidé de se consacrer entièrement à son vignoble et d'apporter les soins les plus attentifs à la vinification et au terroir en veillant que le sol dispose de tous les oligo-éléments nécessaire à sa prospérité. Les 12 hectares s'étendent dans le prolongement du coteau saint-émilionnais, dominant la vallée de la Dordogne. Il est composé de 75% de Merlot noir et de 20% de Cabernet-Sauvignon. Le terrain sablo-graveleux permet une excellente maturation du raisin. Le vin est très élégant, merveilleusement bouqueté et fruité, d'une belle complexité et longueur en bouche. Nicole Roskam-Brunot assistée de son fils ainé Frans Roskam, maîtris eavec finesse l'élevage du vin en barriques. Il faut ajouter au Château Cantenac, le Château Moulin de Grenet, un Lussac-saint-Emilion très fruité qui bénificie d'une longue macération à froid et le Château Jean Melin à Saint-Emilion, et la superbe "Sélection Madame" : un vin souple, fruité, très charmeur. Autre nouveauté sur la propriété un rosé Sona, sensuel et fruité.

    DOMAINE BERTAGNA
    CLOS SAINT-DENIS
    En 1983, le Domaine Bertagna a été acheté par la famille Günther Reh qui possède d’autres domaines viticoles à travers le monde. Au cours de la dernière décennie, le Domaine s’est modernisé à travers un vaste programme d’investissements techniques. La vinification se déroule dans le respect de la tradition bourguignonne tout en faisant appel aux techniques nouvelles mais expressément réfléchies et adaptées. Le travail de la vigne se fait en continu, tout au long de l’année. Il est dicté par le cycle végétatif de la plante. La philosophie est basée sur l’écologie donc sur le respect des équilibres naturels. Elle impose de refuser l’utilisation systématique de produits chimiques, afin de préserver les sols et l’environnement et de favoriser le développement spontané, sur les grappes, des populations indigènes de levures indispensables à la fermentation. Ce Clos Saint-Denis Grand Cru rouge 2007, de robe sombre, surprend par son ampleur et sa puissance. Charnu, fin et fruité, d’une belle harmonie entre fraîcheur, gras et tanins. Le Clos de Vougeot Grand Cru rouge 2007, de couleur soutenue, d’une belle charpente, riche et structuré, aux connotations caractéristiques de réglisse, de sous-bois et de cerise mûre, est un vin puissant en arômes comme en structure, de fort belle évolution. Le Vougeot Premier Cru rouge Clos de La Perrière Monopole 2007, de robe limpide et brillante, sent les fruits noirs et le fumé, sur des nuances en bouche d’épices et de réglisse. De plus, le Domaine a transformé une partie de la propriété en hôtel, ce qui permet aux hôtes de résider au cœur de la Bourgogne.
    Le domaine appartient à la famille Jayne depuis 1893. Alphonse Jayne a cultivé ses terres pendant plus de 70 ans, dans le cadre d’une polyculture, alternant vignes, arbres fruitiers, pâtures, légumes locaux. En 1996, Laurent Jayne son petit-fils reprend sa suite et crée le Domaine Saint-Louis Jayne. Il perpétue le travail traditionnel et ancestral de la vigne, en privilégiant les méthodes naturelles et raisonnées. Il entreprend une restructuration lente du vignoble qui compte une très grande variété de cépages. Pas moins de 9 cépages, dont le Pascal blanc (vieille variété provençale) qui ne subsiste que sur ce domaine. Les 8 ha du domaine s’étendent sur des coteaux ventilés par les brises marines. Les pieds de vignes ont pour moitié été plantés par son grand-père, voilà bientôt 70 ans. Ils donnent et Laurent leur applique une production limitée, mais exceptionnelle. Le Cassis cuvée Fonfon blanc 2008 (surnom du grand-père) est un vin qui dégage de subtils arômes d’amande et de tilleul, suave en bouche mais de caractère vif, d’une jolie finale. Le rosé 2008, à la fois souple et friand, avec cette touche épicée persistante, d’une belle finesse aromatique, est un joli vin, de belle teinte. Les millésimes 2009 promettent d'être exceptionnels.
    Les archives de la maison ne sont pas complètes mais on retrouve un diplôme décerné en 1932, à l’occasion du « Marché aux vins de la Champagne » pour un vin blanc de 1931. L’essor commence après 1945 avec Robert Vautrain qui, ayant appris la vinification dans une grande maison d’Epernay, crée sa propre maison. Son fils Jean-Claude épousant une fille de vigneron crée également en 1960 sa maison, le Champagne André Paulet. Les deux maisons fusionnent en 1982. Le vignoble a été constitué sur les terroirs d’AY et de DIZY avec 15% de pinot meunier, 45% de pinot noir et 40% de chardonnay. La moitié de la production de raisin est vendue à une célèbre maison rémoise. C’est aujourd’hui la cinquième génération qui dirige cette maison familiale de 11 ha. Découvrez ce Champagne cuvée Grande Réserve Premier Cru, dominé par le corps du Pinot noir (60%, auquel s’associe la fraîcheur du Chardonnay, 40%), intense et savoureux, un Champagne ample, de bouche fraîche et ronde à la fois. Le Premier Cru Brut rosé est très réussi, de jolie robe, au nez subtil et persistant, de jolie mousse, aux arômes de fraise, d’une belle persistance, de bouche vineuse avec des nuances crémeuses et persistantes. Goûtez le Blanc de blancs Premier Cru, au nez frais et fleuri, très équilibré, alliant équilibre et persistance, puissant et séducteur, bien dosé, de mousse légère, aux notes de pain grillé et d’abricot au palais. Excellente Carte Blanche Premier Cru, de jolie robe dorée, un Champagne harmonieux, fin et riche à la fois, avec des notes de tilleul et de miel.

    DOMAINE GLANTENET PERE ET FILS
    HAUTES-COTES-DE-NUITS
    Notre famille est installée en Bourgogne depuis le 15ème siècle et le Domaine viticole remonte au 18ème siècle. Aujourd'hui, Jean-François GLANTENET en charge de l'exploitation, s'occupe de 25 hectares, répartis sur cinq communes. Le Domaine vinifie traditionnellement ses vins depuis 1997, année de la première mise en bouteilles. Le Domaine produit environ 30 000 bouteilles par an. Les vins sont vendus : au Caveau, au travers des différents salons et manifestations où nous sommes présents tout au cours de l'année. Epaulé par Valérie et entouré de son équipe sur le terrain, avec Sylvie qui l'assiste au Bureau, Jean-François conduit l'exploitation familiale de façon traditionnelle dans le respect du terroir. Dans un souci environnemental, les vignes sont conduites en "lutte raisonnée", avec une délimitation de parcelles sélectionnées, comme par exemple les vieilles vignes. Chaque année, la vigne suit son cycle végétatif : de la taille, aux brûlages de ses sarments, à son évasivage (préserver seulement les meilleurs raisins) pour arriver à la cueillette des grappes dans le pur respect des traditions et donner aux vins des Hautes-Côtes le caractère des grands Bourgognes. Le domaine vous propose : le Bourgogne Hautes-Côtes-de-Nuits rouge 2005, Burgondia d’Or 2007 et médaille d’Argent Paris 2007, élevé en fûts de chêne, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées, aux tanins mûrs, tout en bouche comme ce Hautes-Côtes-de-Nuits blanc 2005, qui associe richesse aromatique et persistance, avec ces senteurs de fleurs et d’amande, le Côtes-de-Nuits-Villages Le Clos de Magny 2005, 15 mois d’élevage en fûts de chêne français, aux notes classiques de cassis et de sous-bois, aux tanins bien présents, est ferme et dense, tout en bouche, le Hautes Côtes-de-Beaune blanc 2006, Burgondia d’Or 2007, et le Bourgogne Aligoté Vieilles Vignes 2005, excellent avec des escargots.

    Une propriété dotée d'un superbe terroir. La vendange est manuelle, non égrappée, foulée souplement avant d'être mise en cuves de fermentation pendant 15 à 21 jours sous contrôle des température. Puis le vin est élevé en foudres de chêne de 18 à 24 mois. Cela donne ce grand vin rouge au nez puissant où se mêlent les épices et les fruits rouges, ample et solide, riche en couleur comme en structure, aux tanins très équilibrés, de garde. Le Bandol blanc issu des cépages Clairette et Ugni blanc est tout aussi savoureux, il laisse s'échapper des notes florales intenses de bruyère, idéal sur des poissons grillés, de bouche persistante comme le Bandol rosé, alliant finesse et structure en bouche, aux notes de fleurs, de belle robe intense, un vin très élégant, très persistant au palais. Remarquable rapport qualité-prix et quantités limitées, possibilité d'acheter des millésimes plus anciens.

    Le travail de la vigne et du vin est une tradition familiale chez les Rutat : des arrières grands-parents tonneliers et des grands-parents vignerons ont donné le goût et la passion du vin à leur fils René. Le Champagne René Rutat naît ainsi au début des années 1960 avec le statut de "Propriétaire-Récoltant". Et c'est à partir de 1985 que Michel reprend à son tour la Maison familiale aux côtés de son épouse Evelyne. Vignerons à Vertus depuis plusieurs générations, le Champagne René Rutat est aujourd'hui régulièrement reconnu et récompensé pour ses qualités, par les professionnels du Vin. Goûtez par exemple leur beau Champagne Blanc de blancs (étiquette grise), dense au nez comme en bouche, ample et persistant, d'une très belle expression, alliant élégance et charpente. Étonnant demi sec, très fin, onctueux et frais à la fois, très agréable en bouche avec cette pointe de miel et d'acacia, un Champagne à découvrir sur les desserts. Excellente cuvée Millésimée, riche en parfums, au nez de petits fruits mûrs, d'une belle finale en bouche, vraiment remarquable par son rapport qualité-prix-typicité, comme le brut Grande Réserve (étiquette rouge), très aromatique.

  • Languedoc : les bons vins ne sont pas si légions...

    Top Palmarès Vignerons 2011 : Région Languedoc-Roussillon
    - Prix d’Honneur : 10
    - Prix d’Excellence : 6
    - Satisfecits : 14
    - Lauréats : 20
    - Espoirs : 7

    Des grands vins ici, il y en a en Languedoc, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix.

    Trois cas de figure définissent la région :

    - Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau. On les retrouve également principalement dans les Prix d’Honneur et d’Excellence.

    - Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. De grandes valeurs sûres et quelques caves. Ils sont dans le haut de mon Classement.

    - Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables (6 à 12 €).

    Je le rappelle, gare à ceux qui nous font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade, où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais).

    Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin.

    Le point sur les millésimes

    Concernant les millésimes, en Languedoc, Les 2008 à 2003 sont réussis, les 2002 et 2000 savoureux. Je soutiens les hommes et les femmes qui s’attachent à élever des vins typés par ces terroirs de garrigues, maîtrisant les rendements, respectant leur spécificité. Les terroirs ont le potentiel pour que l’on y élève tout naturellement de grands vins racés, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue avec des cépages inappropriés. Pour certains, l’exagération des prix et certaines renommées bien trop récentes commencent à se dégonfler comme des baudruches.

  • CE QU'IL FAUT SAVOIR SUR LES VINS DE CALIFORNIE

    Le pays est grand et les conditions climatiques ne sont donc pas les mêmes à San Diego, au sud, ou à Mendocino, au nord. Pour mieux comprendre les vignobles californiens, il faut savoir que le pays possède deux importantes particularités géographiques :

    - La première, c’est l’influence constante de l’océan Pacifique, dont les eaux côtières sont très froides (il est toujours étonnant de regarder les dizaines d’otaries dans la baie de San Francisco). Pourtant, la Californie se situe très au sud, à la même latitude que l’Espagne ou l’Afrique du Nord. Le soleil frappe jour après jour, chauffant l’air comme dans un sauna. Cependant, vers midi, une brume marine se lève à l’horizon pour rapidement se transformer en un banc de brouillard s’avançant dans la baie de San Francisco, comme aspiré par quelque force invisible.

    Par temps chaud, le brouillard touche toutes les vallées montagneuses donnant sur la baie de San Francisco. L’air se réchauffe et s’élève, créant un vide qui aspire l’air froid du Pacifique, et avec lui, le brouillard formé au large par le soleil matinal. Dans la chaude Californie, sans ce moyen de rafraîchir le raisin, il serait impossible de prolonger la période de mûrissement et donc de produire de bons vins.

    Aussi, toutes les régions produisant de bons vins (à l’exception de deux zones où l’altitude remplit le même rôle) sont-elles situées là où une brèche dans la chaîne côtière crée un entonnoir dans lequel s’engouffre cette couverture d’air froid. Et, curieusement, plus on va vers le sud, plus ce froid devientvif.

    Les vignobles les plus septentrionaux du comté de Mendocino sont considérablement plus chaudsque ceux de la vallée de Salinas, à 160 kilomètres au sud de San Francisco. L’effet d’entonnoir y est aussi violent qu’un coup de vent hivernal. D’ailleurs, on y laisse souvent les raisins mûrir jusqu’en novembre. 160 kilomètres plus au sud, vers Los Angeles, dans la vallée de Santa Maria, le raisin mûrit difficilement et doit lutter pour recevoir un peu de soleil à travers la nappe de brouillard.

    - La seconde particularité géographique de la Californie consiste en une chaîne montagneuse nommée la Chaîne côtière. Lorsqu’il n’existe pas de brèche créant un effet d’entonnoir, les vallées situées en arrière de cette chaîne s’avèrent de véritables fournaises. Bien qu’un climat aride et brûlant rende impossible la production de bon vin (à l’exception des ersatz de “portos” et de “xérès”), l’irrigation (on s’en doute) permet d’obtenir une énorme quantité de raisins, qui mûrissent très rapidement et, grâce à la sécheresse de l’air, ne sont pratiquement pas attaqués par les pourritures sévissant dans les vignobles les plus humides. La Vallée centrale s’étend sur 640 kilomètres, pratiquement jusqu’à Los Angeles. De Sacramento à Bakersfield, sur 200 kilomètres de large se trouve concentré le plus gros de la production californienne.

    L’irrigation est un des facteurs qui me laissent perplexes : sous prétexte qu’il fait trop chaud, faut-il, arroser ou irriguer ? Est-ce bien la nature qui a voulu que la vigne pousse ici ? Sur ce principe, pourquoi ne pas faire pousser de la vigne sous serre, ou, mieux encore, carrément en laboratoire. Je vous laisse réfléchir à cela.

    Les cépages

    Merlot
    Le Merlot de Californie a une robe allant de grenat à rouge foncé, un arôme franchement fruité et un bouquet aux nuances d’herbe, de groseille et de cerise.

    Cabernet-Sauvignon
    Il se cultive dans un sol bien drainé et un climat tempéré, et ses rendements sont de 7,5 à 12 tonnes à l’hectare. Le Cabernet-Sauvignon de Californie possède un arôme ample et un long en bouche, une structure assez ferme, où l’on perçoit les tanins et une certaine âpreté.

    Zinfandel
    Je n’ai jamais été emballé par le Zinfandel rosé (ou blanc). Par contre, c’est certainement avec les rouges provenant de ce cépage que l’on a vraiment l’impression de découvrir un nouveau style de vin ici. Il produit un vin parfumé, intense, rond et ample en bouche.

    Pinot Noir
    Il est surtout cultivé sur les régions côtières (Carneros, Monterey, Santa Barbara…). Lesrendements sont de 5 à 7,5 tonnes à l’hectare en moyenne.

    Chardonnay
    Un cépage très planté en Californie (il se comporte pourtant mieux dans les régions côtières), et ses rendements sont de 5 tonnes à l’hectare pour une bonne année.

    Chenin blanc
    Ou French Colombard. Plus de 80% sont concentrés dans la chaude vallée centrale où le raisin est vinifié en vin de table bon marché.

    Sauvignon
    Le Sauvignon blanc, connu aussi sous le nom de fumé blanc, est réputé fut introduit en Californie il y a plus de cent ans dans les sols graveleux autour de la Baie de San Francisco.

    Les appellations

    Il ne faut pas comparer les appellations californiennes à celles de la France, de l’Allemagne ou de l’Italie, beaucoup plus rigoureuses.
    1/. “Californie”, où 100% du raisin dans un vin doit provenir de l’État de Californie. Les vins portant cette appellation sont souvent issus d’un mélange provenant de différentes régions de l’État et peuvent avoir également un millésime.

    2/. Une subdivision politique, le comté. Par exemple, le comté de Mendocino. Un minimum de 75% du raisin doit provenir du comté. On cultive du raisin dans 47 des 58 comtés de la Californie.

    Les appellations multi-comtés sont permises si les pourcentages de raisins récoltés dans chaque comté sont indiqués sur l’étiquette.

    3/. L’AVA (American Viticultural Area), une subdivision géographique : un minimum de 75% du raisin doit provenir de cette zone.

    4/. Le nom de vignobles individuels où 95% du raisin de tels vins doit provenir de ce vignoble.

    Une autre manière de diviser les régions vinicoles de Californie est d’utiliser les moyennes de température. La Californie possède un système de classification des régions viticoles selon la quantité de chaleur à laquelle les vignes sont exposées au cours de la saison de croissance. Ce système a pour unité des “degrés jours”, la température de 10° C étant le niveau de base. La température moyenne au-dessus de 10° C chaque jour de la période de croissance des vignes est multipliée par le nombre de jours de cette période, ce qui donne un total de “degrés jours”.

    Dans ce système de degrés jours, la Californie est divisée en plusieurs régions climatiques. La région 1 est la plus fraîche (moins de 2 500 degrés jours), la Région 2 est plus chaude (250 1 à 3 000 degrés jours), la Région 3 (de 3 001 à 3 500 degrés jours), et la Région 4 (350 1 à 4 000 degrés jours et plus).

    Les vins
    Après la mode des désastreux wine coolers (un mélange de vin, de jus de fruit et d’eau gazeuse), le pays tente de résorber l’excédent de sa production de raisin de la Vallée centrale en lançant une politique vinicole de grande envergure, autrement dit, à “l’américaine”.

    Hélas, la plupart des vins courants californiens sont vendus sous une simple appellation de marque ou sous un nom générique, sans se gêner. Faute d’une réelle politique d’encépagement, les vins de qualité sont tous pratiquement issus des mêmes cépages internationaux, et (un hasard, sûrement), typiquement français. Vous imaginez un vin de Bourgogne, un autre de Provence, un autre du Jura, de la Loire ou du Sud-Ouest, tous provenant du même cépage ?

    En réalité, le problème des “nouveaux” pays du vin est toujours le même : faute de références historiques et gastronomiques, on fait du vin qui marche, avec les cépages qui sont bon, ailleurs, et spécialement en France.

    Les régions

    * North Coast
    - Le Napa County s’étend le long de la vallée de Napa, de Carneros, sur la baie, jusqu’aux chaudes sources thermales de calistoga, dans le Nord. Il comprend de petits zones des Vallées de Chilse et de la Pope à l’est, d’Howell Mountain au nord, et de certains contreforts escarpés des Mayacamas Monutains, à l’est. De bons vignobles, dont les deux tiers sont plantés de variétés françaises classiques ainsi que d’une bonne quantité de JohannisbergRiesling et de Zinfandel...

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