Avertir le modérateur

  • Des grands vins, il y en a dans toute la France

    Des grands vins, il y en a dans toute la France. Quand on aime le vin, il faut aussi aimer la diversité. Depuis trente ans, le fait de parcourir tous les vignobles pour déguster les vins m’amène à déboucher aussi bien un vin corse qu’un Châteauneuf-du-Pape, qu’un Sancerre, un Vosne-Romanée ou un Chinon, un Chablis ou un grand rosé de Provence...

    Contrairement à d’autres, je ne bois pas uniquement des vins chers que l’on m’offre... Pour moi, un grand vin, c’est un vin authentique, qui correspond à un moment donné, à un état d’esprit. On peut prendre autant de plaisir avec un Minervois, un Alsace, un Chénas ou un Touraine qu’avec le plus beau Pomerol ou Meursault, à partir du moment où chacun est typé. Il y a des occasions, des moments pour boire chaque type de vin. On ne boit pas le même vin seul en rêvant au cosmos, qu’avec des amis, ni le même vin sur une terrine ou un plat sophistiqué. C’est la grande force de notre pays : avoir une gastronomie aussi riche que ses vins, c’est formidable ! Avec nous, l’Italie est le seul autre pays au monde à pouvoir revendiquer cela. Ce n’est pas rien.
    Issu d’une vieille famille vigneronne originaire de Santenay, Louis NIE acquit, en 1889, le Domaine du CLOS BELLEFOND, qui reste aujourd’hui encore un domaine familial. Situé au Sud de la Côte de Beaune, à Santenay, cité viticole, touristique et… thermale, le Domaine exploite exclusivement des appellations villages et Premiers Crus sur les finages de SANTENAY, CHASSAGNE-MONTRACHET, VOLNAY et POMMARD. Sur ces sols géologiquement variés de la Côte de Beaune, Pinot Noir et Chardonnay, utilisés en mono-cépage, permettent au vinificateur d’exprimer parfaitement la typicité des vins. Fidèles aux traditions bourguignonnes et sans se soucier des phénomènes de mode, après une récolte manuelle au tri rigoureux, les vinifications ont lieu en cuves de chêne, ouvertes et sous claies, pendant une dizaine de jours. Les vins sont ensuite élevés en fûts, durant une période de 18 à 20 mois selon la puissance du millésime ; mis en bouteilles puis conservés en nos caves jusqu’à leur expédition. Superbe Santenay Clos Bellefond rouge 2005, issu de sols pauvres d’une ancienne carrière, aux tanins soyeux et riches à la fois, qui sent bon les fruits rouges et l’humus, très abordable, de très bonne évolution comme le 2003, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre, ample, très persistant, très fin, avec des tanins souples et puissants à la fois. À ses côtés, le Santenay Premier Cru La Comme 2003 est d’un joli rouge soutenu, aux notes de réglisse et de griotte, associant structure et finesse, gras et savoureux, de bouche persistante, d’excellente garde (les 2001 et 99 sont remarquables aujourd’hui). Beau Chassagne-Montrachet rouge Premier Cru Morgeot 2005, un vin très typé, issu de terres profondes et argileuses, aux tanins bien présents, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des arômes mûrs et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, ample en bouche, de très bonne garde. Le Volnay-Santenots Premier Cru 2005, de couleur soutenue, est riche au nez, avec ces connotations subtiles. Le Pommard Premier Cru La Platière 2005, issu de sols caillouteux, est de belle robe intense, aux notes puissantes de fruits rouges, riche et complet. Le 2002 est tout en couleur, avec ces notes subtiles et intenses de petits fruits rouges surmûris, très réussi. Il y a également le Santenay Premier Cru Passetemps 2004, de belle robe intense, un vin aux tanins soyeux, solide, de bouche chaleureuse et puissante, encore jeune.

    Issu d’une lignée de vignerons champenois, Vincent Caillez succède à son père Daniel en 2003. Le vignoble, situé au cœur de la vallée de la Marne, s’étend sur 5,60 ha de coteaux. Soucieux de l’environnement, Vincent Caillez pratique la culture raisonnée, gage d’un raisin d’une grande qualité. La vinification s’effectue dans le plus grand respect de la tradition champenoise. Le Champagne cuvée Héritage, assemblage à parts égales des trois cépages champenois, vinifié en fûts de chêne, vieillissement pendant 3 ans en cave, mêle saveur et distinction, de mousse légère et persistante, avec des notes de pain grillé, de pêche et de noix, une cuvée charpentée, harmonieuse en bouche, à déboucher sur une cuisine raffinée. La cuvée Adiana brut rosé (également disponible en magnums en quantité limitée) est très charmeur, de jolie robe, tout en charpente, aux arômes subtils où dominent les fruits rouges et la violette, de bouche fruitée, très agréable sur un foie gras mi-cuit ou un plat épicé. Excellent Champagne brut cuvée Référence, floral, bien élaboré, aux notes discrètes de noix et de rose, riche et complexe, un vin tout en arômes. Joli brut Tradition (100 % Pinot meunier), classique et dense, bien marqué par son cépage qui lui donne cette présence parfumée en bouche et une originalité certaine.
    Le vignoble de Côte-Rôtie s'étend sur trois communes : Saint-Cyr-sur-Rhône, Ampuis, Tupin-et-Semons, sur la rive droite du Rhône dans le département du Rhône, sur des terrasses granitiques très escarpées couvertes d'une couche silico-calcaire en Côte blonde, d'argile et oxyde de fer en Côte brune. Le climat est continental modéré, sec et chaud l'été, avec des pluies régulières les autres saisons. Environ 200 ha de vignobles en gradins sur des pentes de 40%, et divisé entre : la Côte brune (sol argileux de couleur plus foncée) donnant des vins rouges très fermes de lente évolution et de grande longévité (Vaillères, Côte Rosier, Turque, Pommière, Chevalière, Côte Boudin); la Côte blonde (sol plus léger) donnant des vins plus souples (La Mouline, Châtillonne, Grande Plantée, Grands Cols). Dans ce domaine de 7 ha, on savoure ce très beau Côte-Rôtie (les millésimes 97 et 99 ont reçu une médaille d'Or à Paris), issu de cuvaison longue puis élevé au minimum 15 mois en fûts de chêne, de belle couleur grenat profond, aux connotations d'épices, de fruits rouges mûrs et de violette, très typé, un grand vin très harmonieux, de garde par excellence, qui mérite votre patience.

    Domaine familial depuis 4 générations. L'exploitation assume la gestion complète de 4 ha de Sauvignon, 4 ha de Pinot noir et 2 ha de Pinot gris. La culture se fait de façon traditionnelle : buttage, débuttage, incorporation de fumier naturel. Le Domaine vous propose de Reuilly Sauvignon blanc 2007, de robe pâle, brillante et limpide, très agréable, qui associe la fraîcheur à l’élégance, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de fleurs blanches comme ce rosé Pinot gris 2007, avec un nez complexe où la mûre s’associe à la framboise, une bouche intense et raffinée à la fois, à ouvrir sur des mets épicés. Le Reuilly Pinot noir est de belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de violette et de mûre.
    Situé au cœur du Languedoc à quelques kilomètres de la Mer Méditerranée et sur les premières pentes des Cévennes, le Château Saint Martin des Champs, fut bâti au XVIIe siècle à proximité d'un Hermitage du VIIe siècle, où faisaient halte les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. Les magnifiques bâtiments s'intègrent depuis leur origine dans le vignoble. Témoins de l'histoire, les immenses écuries et les cuves à vins construites en pierre de taille, datent de 1752 et sont toujours en services dans les chais. Les propriétaires, Pierre et Michel Birot, sont vignerons de père en fils depuis 1675. Ils cultivent de façon raisonnée et avec amour, leur vignoble de 98 ha, implantés sur des sols argilo-calcaires idéalement exposés plein sud. Ils élèvent avec passion et rigueur ces grands vins, satisfaisant ainsi l'amour qu'ils portent à leur métier. Le 2008 est un très beau millésime sur les rosés. 2007 est un superbe millésime sur la partie schisteuse donc sur le Tradition rouge. Le 2006 est très équilibré, le 2005 est plus complexe, mais très joli sur la cuvée Terrasses de Fontenilles. Le 2004 est extraordinaire sur la cuvée Mathieu et le 2003 est très chaud et légèrement alcooleux.
    Le Domaine de Pialentou est situé sur les terrasses de la rive gauche du Tarn, à Brens, à deux pas de la charmante Cité Renaissance de Gaillac. Sur ces coteaux de galets, graves et boulbènes, exceptionnellement bien exposés, ses vignes jouissent d'un ensoleillement abondant et généreux. Depuis octobre 1998, le Domaine est la propriété de Jean et Kai Gervais. Après un important programme de modernisation, et avoir obtenu la Certification Qualenvi des Vignerons Indépendants en 2002, le Domaine a demandé en 2007 sa reconversion en Bio. On y goûte par exemple ce remarquable Gaillac Les Gentilles Pierres rouge, de robe grenat brillant, très fruité, très parfumé (mûre, épices, humus...), aux tanins très équilibrés, riche et souple, tout en bouche, le Gaillac Les Gentilles Pierres blanc sec (Sauvignon), rond et franc, au nez de fleurs et de fruits frais, très agréable, tout en finesse, de bouche persistante, un vin d'une belle harmonie en bouche comme cet autre Gaillac blanc, pur Mauzac, très bien élevé en barriques. Très agréable rosé, à la fois sec et friand, agréable à boire bien frais. Exceptionnel rapport qualité prix typicité.

    Le vignoble de 26 hectares appartient à la même famille depuis 4 générations. Ici le souci permanent est de respecter la vigne et le sol, d'où la pratique d'une culture raisonnée. On élève ici cet excellent Saumur rouge, aux notes de mûre, de bonne charpente, de très bonne évolution. Plusieurs autres vins sont remarquables comme le Saumur mœlleux et la cuvée Christine, une cuvée spéciale qui n'est produite que les années où la qualité des vins de base est grande. Elle est issue d'une sélection rigoureuse de vendange, d'une vinification séparée, d'un subtil assemblage de Chenin-Chardonnay. Cette cuvée représente tout le savoir-faire du Château de Beauregard, la série est limitée et représente un rapport qualité/prix exceptionnel. La cuvée Christine est diffusée uniquement chez certains cavistes et sa réservation est établie pour l'année.

    CHATEAU LAROQUE
    SAINT-EMILION Grand Cru Classé
    Depuis plus de quarante ans le Château appartient à la famille Beaumartin. Cette superbe demeure féodale du XIIe reconstruite sous Louis XIV, lui vaut le surnom de "Petit Versailles". Le vignoble s'étend sur 58 hectares de vignes situés sur un superbe terroir. Il s'agit de plusieurs coteaux argilo-calcaires situés sur les hauts de Saint-Emilion et profitant d'un excellent ensoleillement. Les vendanges manuelles sont effectuées en fonction de la maturité des raisins, parcelle par parcelle. La vinification pratiquée en petites cuves permet d'isoler chaque lot de raisin et d'affiner la complémentarité des terroirs. Les cuvaisons sont longues et très surveillées, le vin vieillit ensuite en barriques durant 12 mois. Beaucoup de précautions et de soins apportés aux différentes étapes de l'élaboration du vin permettent d'obtenir une très haute qualité. Le vin est d'une belle robe d'un rouge sombre et profond. On note des arômes d'épices et de fruits noirs, en bouche, l'attaque est puissante et volumineuse, le vin est très élégant avec des tanins mûrs et fins, la finale est persistante, avec un très beau potentiel de vieillissement.

    Le domaine s’étend sur 14 ha, offrant une diversité de 14 appellations de Marsannay, Porte-d’Or de la Côte-de-Nuits, à Pommard, en Côte-de-Beaune. Cyril Audoin, 29 ans, représente la cinquième génération de vignerons. Mais, si le domaine atteint aujourd’hui 14 ha, la superficie de la propriété, au début des années 1900, était limitée à seulement 4 ha. Le vignoble fut maintenu grâce à la persévérance de Marie Ragonneau, l’arrière-grand–mère de Cyril, une femme forte qui a su seule conserver et entretenir le vignoble, travaillant elle-même avec son cheval et son pulvérisateur à dos. Pour lui rendre hommage, Cyril a d'ailleurs créé la cuvée Marie Ragonneau sur l’appellation Marsannay. Charles Audoin, son père, connaît chaque parcelle, chaque cep et c’est ce respect de la vigne dans son environnement qui aura guidé ses décisions pendant ces quarante dernières années, l’objectif étant de permettre à ce merveilleux cépage, le Pinot noir, installé sur des sols argilo-calcaires si variés, d’exprimer toutes les potentialités avec authenticité de ces beaux terroirs. Le mot est prononcé “terroir”. Cyril a emboîté le pas. Dans sa recherche de qualité optimale, de typicité de chaque terroir, il a fait également le choix de vinifier séparément en appellation Marsannay différents lieux-dits dignes d’en exprimer une typicité, un caractère particulier. Un gros travail quand on sait que la plus petite cuvée Marsannay, La Charme aux Prêtres, ne dépasse pas 600 bouteilles ! Marsannay attend toujours l’attribution d’une classification en Premier Cru pour ses excellents lieux-dits situés en milieu de coteaux, Marsannay les Favières, les Clos du Roy, Les Longeroies, Charmes au Prêtres, Au Champ Salomon… en sont les meilleurs représentants. “Là où l’harmonie, la complexité, l’élégance doivent caractériser un grand vin de Bourgogne, poursuit Cyril Audoin, laissons la nature accomplir ses prodiges en l’accompagnant et non en essayant de la remplacer. Je ne comprends pas les besoins d’une extraction très poussée. Faire confiance au millésime, garder un savoir-faire ancestral, respectant ce que nous ont apporté les générations précédentes, transmettre et parfaire nos connaissances, pas d’innovation irraisonnée ! Nous sommes résolument fidèles à des pratiques simples : vendanger à maturité une récolte saine, sans surcharge, prendre soin des raisins récoltés manuellement, triés sur table pour parfaire la qualité. La macération et les cuvaisons effectuées en fonction du millésime durant 14 à 18 jours, un élevage en fûts en cave où les vins s’épanouiront à leur rythme, une mise en bouteilles si possible sans collage ni filtration au moment où le vin est prêt et non quand “le marché” le demande.” Très beau Marsannay Clos du Roy rouge 2006, au nez de fruits mûrs et d’humus, riche et complexe, tout en bouche, de couleur soutenue, aux tanins bien équilibrés, très prometteur. Le 2005, coloré, corsé, aux notes de fruits rouges mûrs et d’épices, dense en bouche, bien structuré, généreux, de charpente fine et riche à la fois, est de très bonne garde. Le 2002, intense au nez comme en bouche, riche en couleur comme en arômes (fruits à noyau, réglisse), et commence à s’ouvrir. Beau Marsannay Les Favières, tout en bouche, bien parfumé (griotte, cannelle), aux tanins très équilibrés, à la fois puissant et souple, d’une belle finale, d’excellente garde. À leurs côtés, le Marsannay Les Longeroies 2005, de bouche puissante, au nez subtil où dominent les sous-bois.Très séduisant Marsannay blanc Au Champs Salomon 2006, avec ces arômes de fleur d’acacia et de tilleul, associant structure et finesse, tout en harmonie, de bouche persistante comme l’excellent Marsannay rosé.
    PIERRE FRICK
    PINOT BLANC
    En 1970, le domaine est converti à la culture biologique, les premières applications de la biodynamie débutant en 1981. À partir de la récolte 1986, la mention Demeter est obtenue, et, depuis la récolte 2002, le vin n’est plus bouché avec du liège mais avec des capsules couronnes en Inox, pour éviter les déviations organoleptiques (saveurs et arômes) causées par les bouchons liège. Le Gewurztraminer Grand Cru Eichberg 2005 est subtil, très parfumé, tout en distinction, souple, avec des arômes de grillé et d’amande, gras, ample et persistant en bouche, un vin d’une finale intense, au palais frais et puissant à la fois. Le Pinot gris Vendanges Tardives 2001, est riche au nez comme en bouche, aux arômes de fruits mûrs et de fleurs, charmeur, intense et gras, de garde. Excellent Riesling Rot Murlé 2003, parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques, de bouche fruitée, comme le Pinot blanc 2005, vinifié sans soufre, un vin floral, au nez intense et complexe, d’une très bonne persistance aromatique, de belle couleur, avec ces nuances de fruits secs persistantes, de bouche nerveuse et dense à la fois.

     

     

     

  • Des grands vins, il y en a dans toute la France

    Des grands vins, il y en a dans toute la France. Quand on aime le vin, il faut aussi aimer la diversité. Depuis trente ans, le fait de parcourir tous les vignobles pour déguster les vins m’amène à déboucher aussi bien un vin corse qu’un Châteauneuf-du-Pape, qu’un Sancerre, un Vosne-Romanée ou un Chinon, un Chablis ou un grand rosé de Provence...

    Contrairement à d’autres, je ne bois pas uniquement des vins chers que l’on m’offre... Pour moi, un grand vin, c’est un vin authentique, qui correspond à un moment donné, à un état d’esprit. On peut prendre autant de plaisir avec un Minervois, un Alsace, un Chénas ou un Touraine qu’avec le plus beau Pomerol ou Meursault, à partir du moment où chacun est typé. Il y a des occasions, des moments pour boire chaque type de vin. On ne boit pas le même vin seul en rêvant au cosmos, qu’avec des amis, ni le même vin sur une terrine ou un plat sophistiqué. C’est la grande force de notre pays : avoir une gastronomie aussi riche que ses vins, c’est formidable ! Avec nous, l’Italie est le seul autre pays au monde à pouvoir revendiquer cela. Ce n’est pas rien.
    Issu d’une vieille famille vigneronne originaire de Santenay, Louis NIE acquit, en 1889, le Domaine du CLOS BELLEFOND, qui reste aujourd’hui encore un domaine familial. Situé au Sud de la Côte de Beaune, à Santenay, cité viticole, touristique et… thermale, le Domaine exploite exclusivement des appellations villages et Premiers Crus sur les finages de SANTENAY, CHASSAGNE-MONTRACHET, VOLNAY et POMMARD. Sur ces sols géologiquement variés de la Côte de Beaune, Pinot Noir et Chardonnay, utilisés en mono-cépage, permettent au vinificateur d’exprimer parfaitement la typicité des vins. Fidèles aux traditions bourguignonnes et sans se soucier des phénomènes de mode, après une récolte manuelle au tri rigoureux, les vinifications ont lieu en cuves de chêne, ouvertes et sous claies, pendant une dizaine de jours. Les vins sont ensuite élevés en fûts, durant une période de 18 à 20 mois selon la puissance du millésime ; mis en bouteilles puis conservés en nos caves jusqu’à leur expédition. Superbe Santenay Clos Bellefond rouge 2005, issu de sols pauvres d’une ancienne carrière, aux tanins soyeux et riches à la fois, qui sent bon les fruits rouges et l’humus, très abordable, de très bonne évolution comme le 2003, de belle teinte rouge intense, au nez marqué par des arômes de mûre, ample, très persistant, très fin, avec des tanins souples et puissants à la fois. À ses côtés, le Santenay Premier Cru La Comme 2003 est d’un joli rouge soutenu, aux notes de réglisse et de griotte, associant structure et finesse, gras et savoureux, de bouche persistante, d’excellente garde (les 2001 et 99 sont remarquables aujourd’hui). Beau Chassagne-Montrachet rouge Premier Cru Morgeot 2005, un vin très typé, issu de terres profondes et argileuses, aux tanins bien présents, très équilibrés, alliant charpente et souplesse, avec des arômes mûrs et complexes de fruits rouges, de sous-bois et de réglisse, ample en bouche, de très bonne garde. Le Volnay-Santenots Premier Cru 2005, de couleur soutenue, est riche au nez, avec ces connotations subtiles. Le Pommard Premier Cru La Platière 2005, issu de sols caillouteux, est de belle robe intense, aux notes puissantes de fruits rouges, riche et complet. Le 2002 est tout en couleur, avec ces notes subtiles et intenses de petits fruits rouges surmûris, très réussi. Il y a également le Santenay Premier Cru Passetemps 2004, de belle robe intense, un vin aux tanins soyeux, solide, de bouche chaleureuse et puissante, encore jeune.

    Issu d’une lignée de vignerons champenois, Vincent Caillez succède à son père Daniel en 2003. Le vignoble, situé au cœur de la vallée de la Marne, s’étend sur 5,60 ha de coteaux. Soucieux de l’environnement, Vincent Caillez pratique la culture raisonnée, gage d’un raisin d’une grande qualité. La vinification s’effectue dans le plus grand respect de la tradition champenoise. Le Champagne cuvée Héritage, assemblage à parts égales des trois cépages champenois, vinifié en fûts de chêne, vieillissement pendant 3 ans en cave, mêle saveur et distinction, de mousse légère et persistante, avec des notes de pain grillé, de pêche et de noix, une cuvée charpentée, harmonieuse en bouche, à déboucher sur une cuisine raffinée. La cuvée Adiana brut rosé (également disponible en magnums en quantité limitée) est très charmeur, de jolie robe, tout en charpente, aux arômes subtils où dominent les fruits rouges et la violette, de bouche fruitée, très agréable sur un foie gras mi-cuit ou un plat épicé. Excellent Champagne brut cuvée Référence, floral, bien élaboré, aux notes discrètes de noix et de rose, riche et complexe, un vin tout en arômes. Joli brut Tradition (100 % Pinot meunier), classique et dense, bien marqué par son cépage qui lui donne cette présence parfumée en bouche et une originalité certaine.
    Le vignoble de Côte-Rôtie s'étend sur trois communes : Saint-Cyr-sur-Rhône, Ampuis, Tupin-et-Semons, sur la rive droite du Rhône dans le département du Rhône, sur des terrasses granitiques très escarpées couvertes d'une couche silico-calcaire en Côte blonde, d'argile et oxyde de fer en Côte brune. Le climat est continental modéré, sec et chaud l'été, avec des pluies régulières les autres saisons. Environ 200 ha de vignobles en gradins sur des pentes de 40%, et divisé entre : la Côte brune (sol argileux de couleur plus foncée) donnant des vins rouges très fermes de lente évolution et de grande longévité (Vaillères, Côte Rosier, Turque, Pommière, Chevalière, Côte Boudin); la Côte blonde (sol plus léger) donnant des vins plus souples (La Mouline, Châtillonne, Grande Plantée, Grands Cols). Dans ce domaine de 7 ha, on savoure ce très beau Côte-Rôtie (les millésimes 97 et 99 ont reçu une médaille d'Or à Paris), issu de cuvaison longue puis élevé au minimum 15 mois en fûts de chêne, de belle couleur grenat profond, aux connotations d'épices, de fruits rouges mûrs et de violette, très typé, un grand vin très harmonieux, de garde par excellence, qui mérite votre patience.

    Domaine familial depuis 4 générations. L'exploitation assume la gestion complète de 4 ha de Sauvignon, 4 ha de Pinot noir et 2 ha de Pinot gris. La culture se fait de façon traditionnelle : buttage, débuttage, incorporation de fumier naturel. Le Domaine vous propose de Reuilly Sauvignon blanc 2007, de robe pâle, brillante et limpide, très agréable, qui associe la fraîcheur à l’élégance, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de fleurs blanches comme ce rosé Pinot gris 2007, avec un nez complexe où la mûre s’associe à la framboise, une bouche intense et raffinée à la fois, à ouvrir sur des mets épicés. Le Reuilly Pinot noir est de belle couleur aux reflets violets, avec des arômes de violette et de mûre.
    Situé au cœur du Languedoc à quelques kilomètres de la Mer Méditerranée et sur les premières pentes des Cévennes, le Château Saint Martin des Champs, fut bâti au XVIIe siècle à proximité d'un Hermitage du VIIe siècle, où faisaient halte les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. Les magnifiques bâtiments s'intègrent depuis leur origine dans le vignoble. Témoins de l'histoire, les immenses écuries et les cuves à vins construites en pierre de taille, datent de 1752 et sont toujours en services dans les chais. Les propriétaires, Pierre et Michel Birot, sont vignerons de père en fils depuis 1675. Ils cultivent de façon raisonnée et avec amour, leur vignoble de 98 ha, implantés sur des sols argilo-calcaires idéalement exposés plein sud. Ils élèvent avec passion et rigueur ces grands vins, satisfaisant ainsi l'amour qu'ils portent à leur métier. Le 2008 est un très beau millésime sur les rosés. 2007 est un superbe millésime sur la partie schisteuse donc sur le Tradition rouge. Le 2006 est très équilibré, le 2005 est plus complexe, mais très joli sur la cuvée Terrasses de Fontenilles. Le 2004 est extraordinaire sur la cuvée Mathieu et le 2003 est très chaud et légèrement alcooleux.
    Le Domaine de Pialentou est situé sur les terrasses de la rive gauche du Tarn, à Brens, à deux pas de la charmante Cité Renaissance de Gaillac. Sur ces coteaux de galets, graves et boulbènes, exceptionnellement bien exposés, ses vignes jouissent d'un ensoleillement abondant et généreux. Depuis octobre 1998, le Domaine est la propriété de Jean et Kai Gervais. Après un important programme de modernisation, et avoir obtenu la Certification Qualenvi des Vignerons Indépendants en 2002, le Domaine a demandé en 2007 sa reconversion en Bio. On y goûte par exemple ce remarquable Gaillac Les Gentilles Pierres rouge, de robe grenat brillant, très fruité, très parfumé (mûre, épices, humus...), aux tanins très équilibrés, riche et souple, tout en bouche, le Gaillac Les Gentilles Pierres blanc sec (Sauvignon), rond et franc, au nez de fleurs et de fruits frais, très agréable, tout en finesse, de bouche persistante, un vin d'une belle harmonie en bouche comme cet autre Gaillac blanc, pur Mauzac, très bien élevé en barriques. Très agréable rosé, à la fois sec et friand, agréable à boire bien frais. Exceptionnel rapport qualité prix typicité.

    Le vignoble de 26 hectares appartient à la même famille depuis 4 générations. Ici le souci permanent est de respecter la vigne et le sol, d'où la pratique d'une culture raisonnée. On élève ici cet excellent Saumur rouge, aux notes de mûre, de bonne charpente, de très bonne évolution. Plusieurs autres vins sont remarquables comme le Saumur mœlleux et la cuvée Christine, une cuvée spéciale qui n'est produite que les années où la qualité des vins de base est grande. Elle est issue d'une sélection rigoureuse de vendange, d'une vinification séparée, d'un subtil assemblage de Chenin-Chardonnay. Cette cuvée représente tout le savoir-faire du Château de Beauregard, la série est limitée et représente un rapport qualité/prix exceptionnel. La cuvée Christine est diffusée uniquement chez certains cavistes et sa réservation est établie pour l'année.

    CHATEAU LAROQUE
    SAINT-EMILION Grand Cru Classé
    Depuis plus de quarante ans le Château appartient à la famille Beaumartin. Cette superbe demeure féodale du XIIe reconstruite sous Louis XIV, lui vaut le surnom de "Petit Versailles". Le vignoble s'étend sur 58 hectares de vignes situés sur un superbe terroir. Il s'agit de plusieurs coteaux argilo-calcaires situés sur les hauts de Saint-Emilion et profitant d'un excellent ensoleillement. Les vendanges manuelles sont effectuées en fonction de la maturité des raisins, parcelle par parcelle. La vinification pratiquée en petites cuves permet d'isoler chaque lot de raisin et d'affiner la complémentarité des terroirs. Les cuvaisons sont longues et très surveillées, le vin vieillit ensuite en barriques durant 12 mois. Beaucoup de précautions et de soins apportés aux différentes étapes de l'élaboration du vin permettent d'obtenir une très haute qualité. Le vin est d'une belle robe d'un rouge sombre et profond. On note des arômes d'épices et de fruits noirs, en bouche, l'attaque est puissante et volumineuse, le vin est très élégant avec des tanins mûrs et fins, la finale est persistante, avec un très beau potentiel de vieillissement.

    Le domaine s’étend sur 14 ha, offrant une diversité de 14 appellations de Marsannay, Porte-d’Or de la Côte-de-Nuits, à Pommard, en Côte-de-Beaune. Cyril Audoin, 29 ans, représente la cinquième génération de vignerons. Mais, si le domaine atteint aujourd’hui 14 ha, la superficie de la propriété, au début des années 1900, était limitée à seulement 4 ha. Le vignoble fut maintenu grâce à la persévérance de Marie Ragonneau, l’arrière-grand–mère de Cyril, une femme forte qui a su seule conserver et entretenir le vignoble, travaillant elle-même avec son cheval et son pulvérisateur à dos. Pour lui rendre hommage, Cyril a d'ailleurs créé la cuvée Marie Ragonneau sur l’appellation Marsannay. Charles Audoin, son père, connaît chaque parcelle, chaque cep et c’est ce respect de la vigne dans son environnement qui aura guidé ses décisions pendant ces quarante dernières années, l’objectif étant de permettre à ce merveilleux cépage, le Pinot noir, installé sur des sols argilo-calcaires si variés, d’exprimer toutes les potentialités avec authenticité de ces beaux terroirs. Le mot est prononcé “terroir”. Cyril a emboîté le pas. Dans sa recherche de qualité optimale, de typicité de chaque terroir, il a fait également le choix de vinifier séparément en appellation Marsannay différents lieux-dits dignes d’en exprimer une typicité, un caractère particulier. Un gros travail quand on sait que la plus petite cuvée Marsannay, La Charme aux Prêtres, ne dépasse pas 600 bouteilles ! Marsannay attend toujours l’attribution d’une classification en Premier Cru pour ses excellents lieux-dits situés en milieu de coteaux, Marsannay les Favières, les Clos du Roy, Les Longeroies, Charmes au Prêtres, Au Champ Salomon… en sont les meilleurs représentants. “Là où l’harmonie, la complexité, l’élégance doivent caractériser un grand vin de Bourgogne, poursuit Cyril Audoin, laissons la nature accomplir ses prodiges en l’accompagnant et non en essayant de la remplacer. Je ne comprends pas les besoins d’une extraction très poussée. Faire confiance au millésime, garder un savoir-faire ancestral, respectant ce que nous ont apporté les générations précédentes, transmettre et parfaire nos connaissances, pas d’innovation irraisonnée ! Nous sommes résolument fidèles à des pratiques simples : vendanger à maturité une récolte saine, sans surcharge, prendre soin des raisins récoltés manuellement, triés sur table pour parfaire la qualité. La macération et les cuvaisons effectuées en fonction du millésime durant 14 à 18 jours, un élevage en fûts en cave où les vins s’épanouiront à leur rythme, une mise en bouteilles si possible sans collage ni filtration au moment où le vin est prêt et non quand “le marché” le demande.” Très beau Marsannay Clos du Roy rouge 2006, au nez de fruits mûrs et d’humus, riche et complexe, tout en bouche, de couleur soutenue, aux tanins bien équilibrés, très prometteur. Le 2005, coloré, corsé, aux notes de fruits rouges mûrs et d’épices, dense en bouche, bien structuré, généreux, de charpente fine et riche à la fois, est de très bonne garde. Le 2002, intense au nez comme en bouche, riche en couleur comme en arômes (fruits à noyau, réglisse), et commence à s’ouvrir. Beau Marsannay Les Favières, tout en bouche, bien parfumé (griotte, cannelle), aux tanins très équilibrés, à la fois puissant et souple, d’une belle finale, d’excellente garde. À leurs côtés, le Marsannay Les Longeroies 2005, de bouche puissante, au nez subtil où dominent les sous-bois.Très séduisant Marsannay blanc Au Champs Salomon 2006, avec ces arômes de fleur d’acacia et de tilleul, associant structure et finesse, tout en harmonie, de bouche persistante comme l’excellent Marsannay rosé.
    PIERRE FRICK
    PINOT BLANC
    En 1970, le domaine est converti à la culture biologique, les premières applications de la biodynamie débutant en 1981. À partir de la récolte 1986, la mention Demeter est obtenue, et, depuis la récolte 2002, le vin n’est plus bouché avec du liège mais avec des capsules couronnes en Inox, pour éviter les déviations organoleptiques (saveurs et arômes) causées par les bouchons liège. Le Gewurztraminer Grand Cru Eichberg 2005 est subtil, très parfumé, tout en distinction, souple, avec des arômes de grillé et d’amande, gras, ample et persistant en bouche, un vin d’une finale intense, au palais frais et puissant à la fois. Le Pinot gris Vendanges Tardives 2001, est riche au nez comme en bouche, aux arômes de fruits mûrs et de fleurs, charmeur, intense et gras, de garde. Excellent Riesling Rot Murlé 2003, parfumé, avec des notes d’agrumes bien typiques, de bouche fruitée, comme le Pinot blanc 2005, vinifié sans soufre, un vin floral, au nez intense et complexe, d’une très bonne persistance aromatique, de belle couleur, avec ces nuances de fruits secs persistantes, de bouche nerveuse et dense à la fois.

     

     

     

  • Anjou-Saumur et Touraine : des vins au remarquable rapport qualité-prix

    81.jpgAnjou - Touraine : des vins au remarquable rapport qualité-prix. J'ai débuté dans la Loire et j’ai toujours soutenu ces Vignerons, où j’ai un bon nombre d’amis. Les vins de la région possèdent deux atouts considérables : un rapport qualité-Prix réellement exceptionnel et une complexité due bien sûr à ces sols différents, les uns plus spécifiques que les autres.

    J’aime retrouver ces hommes et ces femmes qui s’attachent à défendre leur personnalité. En Anjou-Saumur, peu d’autres vins peuvent copier les meilleurs crus de la région, marqués par ces sols de tuffeau ou de roche calcaire en parfaite osmose avec les cépages Cabernet franc et Chenin, le premier s’épanouissant sûrement le mieux ici, dans cette région où il fait bon s’octroyer quelques étapes gourmandes et historiques. De Champigny à Beaulieu-sur-Layon, du Puy-Notre-Dame à Parnay, la région est riche en terroirs et en saveurs, avec des blancs très séduisants, des rouges puissants et colorés, au nez de violette comme ceux de Saumur-Champigny.

    Cela fait donc du bien de “sentir” la puissance des terroirs et permet de renvoyer au jardin d’enfants les vins qui poussent partout et les producteurs qui croient encore qu’il suffit de planter un cépage pour obtenir un grand vin…
    À Chinon comme à Monlouis, la région fourmille de vins qui possèdent une typicité exacerbée. Les cépages Chenin ou Sauvignon, pour les blancs, savent en effet se marier parfaitement avec ces sols d’argiles ou de marnes, et produit une typicité propre. Un bon nombre de propriétaires sont présents dans mon Guide depuis longtemps, ce qui prouve leur grande régularité qualitative... Et les Crémants méritent vraiment d'être pris à leur juste valeur !
    Le point sur les millésimes
    Le millésime 2008 est particulièrement réussi, même si, parfois, les quantités sont très faibles. Le 2007 est très difficile en rouges en Touraine comme en Anjou, et c’est la raison pour laquelle les rosés -eux- sont particulièremernt savoureux. Les blancs 2007 sont dans la belle lignée des 2006, et la typicité s’allie à un rapport qualité-Prix régulièrement remarquable. Pour les blancs secs, de très grandes bouteilles en Vouvray comme à Savennières ou à Saumur, et des millésimes comme les 2004 ou 2002 se goûtent très bien actuellement.
    Les liquoreux sont exceptionnels, notamment en Coteaux-du-LayonBonnezeaux ou Vouvray, et les rouges associent charpente et fraîcheur, du plus souple (TouraineBourgueil...…) au plus charnu (ChinonSaumur-Champigny…), des vins qui s’apprécient jeunes mais savent aussi garder la distance (remarquables 2000, 1998 ou 1995). Le millésime 2002 est très réussi en blancs, difficile en rouges, et les 2004, 2003, 2001 sont savoureux.

    Beaux liquoreux en 2007, 2004, 2003 et 2001, et un millésime 2005, assez typé, très intéressant.


    CLIQUEZ SUR LES APPELLATIONS POUR ACCEDER AUX COMMENTAIRES DE DEGUSTATION DES MEILLEURS VIGNERONS

     

    ANJOU
    BONNEZEAUX
    BOURGUEIL
    CHINON
    COTEAUX-DU-LAYON
    CRÉMANT DE LOIRE
    JASNIÈRES
    MONTLOUIS
    SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL
    SAUMUR
    SAUMUR BRUT
    SAUMUR-CHAMPIGNY
    SAVENNIÈRES
    TOURAINE

    VOUVRAY

     

    Classement Val de Loire Rouges

    Classement Val de Loire Blancs

  • Les vins californiens

    Le pays est grand et les conditions climatiques ne sont donc pas les mêmes à San Diego, au sud, ou à Mendocino, au nord. Pour mieux comprendre les vignobles californiens, il faut savoir que le pays possède deux importantes particularités géographiques :

    - La première, c’est l’influence constante de l’océan Pacifique, dont les eaux côtières sont très froides (il est toujours étonnant de regarder les dizaines d’otaries dans la baie de San Francisco). Pourtant, la Californie se situe très au sud, à la même latitude que l’Espagne ou l’Afrique du Nord. Le soleil frappe jour après jour, chauffant l’air comme dans un sauna. Cependant, vers midi, une brume marine se lève à l’horizon pour rapidement se transformer en un banc de brouillard s’avançant dans la baie de San Francisco, comme aspiré par quelque force invisible.

    Par temps chaud, le brouillard touche toutes les vallées montagneuses donnant sur la baie de San Francisco. L’air se réchauffe et s’élève, créant un vide qui aspire l’air froid du Pacifique, et avec lui, le brouillard formé au large par le soleil matinal. Dans la chaude Californie, sans ce moyen de rafraîchir le raisin, il serait impossible de prolonger la période de mûrissement et donc de produire de bons vins.

    Aussi, toutes les régions produisant de bons vins (à l’exception de deux zones où l’altitude remplit le même rôle) sont-elles situées là où une brèche dans la chaîne côtière crée un entonnoir dans lequel s’engouffre cette couverture d’air froid. Et, curieusement, plus on va vers le sud, plus ce froid devientvif.

    Les vignobles les plus septentrionaux du comté de Mendocino sont considérablement plus chaudsque ceux de la vallée de Salinas, à 160 kilomètres au sud de San Francisco. L’effet d’entonnoir y est aussi violent qu’un coup de vent hivernal. D’ailleurs, on y laisse souvent les raisins mûrir jusqu’en novembre. 160 kilomètres plus au sud, vers Los Angeles, dans la vallée de Santa Maria, le raisin mûrit difficilement et doit lutter pour recevoir un peu de soleil à travers la nappe de brouillard.

    - La seconde particularité géographique de la Californie consiste en une chaîne montagneuse nommée la Chaîne côtière. Lorsqu’il n’existe pas de brèche créant un effet d’entonnoir, les vallées situées en arrière de cette chaîne s’avèrent de véritables fournaises. Bien qu’un climat aride et brûlant rende impossible la production de bon vin (à l’exception des ersatz de “portos” et de “xérès”), l’irrigation (on s’en doute) permet d’obtenir une énorme quantité de raisins, qui mûrissent très rapidement et, grâce à la sécheresse de l’air, ne sont pratiquement pas attaqués par les pourritures sévissant dans les vignobles les plus humides. La Vallée centrale s’étend sur 640 kilomètres, pratiquement jusqu’à Los Angeles. De Sacramento à Bakersfield, sur 200 kilomètres de large se trouve concentré le plus gros de la production californienne.

    L’irrigation est un des facteurs qui me laissent perplexes : sous prétexte qu’il fait trop chaud, faut-il, arroser ou irriguer ? Est-ce bien la nature qui a voulu que la vigne pousse ici ? Sur ce principe, pourquoi ne pas faire pousser de la vigne sous serre, ou, mieux encore, carrément en laboratoire. Je vous laisse réfléchir à cela... LIRE LA SUITE

  • Les vignerons alsaciens de l'année

    Avant la conquête romaine, l’Alsace cultivait la vigne. Venue, sans doute, de la Provencegauloise par les vallées du Rhône et de la Saône, la vigne s’était établie sur les rives vermeilles du Rhin et de la Moselle. Des jardiniers syriens et grecs, des vignerons de Massilia l’y avaient implantée. Dans certains arrangements des échalas, l’ampélo graphie devine quelque lointaine habitude gréco-orientale. La vigne fut connue avant l’irruption des conquérants latins. Au Moyen Âge, l’Alsace produit d’énormes quantités de vins recherchés. Des bateaux ou des chariots les conduisent chez les Souabes, les Bavarois, les Bataves jusqu’en Suède. En Angleterre, à la cour d’Édouard III, ils sont connus sous le nom de vins “d’Aussay” (nom de l’Alsace au Moyen Âge). Les premiers vignerons cultivaient les vignes pour les puissantes abbayes et les maisons seigneuriales si nombreuses dans l’Alsace féodale et religieuse. Avec l’émancipation des communes, ils peuvent travailler quelques lopins de terre abandonnés à leur profit. Beaucoup plus tard, ils purent en acquérir des seigneurs. Sans se faire “plébéienne”, la vigne se morcela. Parmi les confréries, se détache celle de la Corne. Nul ne pouvait y être admis s’il ne vidait d’un trait une Corne d’aurochs, d’une contenance de 2 pots, soit 2 l actuels. Les plus nobles familles n’obtenaient d’y être admises qu’après avoir vidé leur Corne pleine deux fois au lieu d’une. Ainsi fut justifié le nom de wiedercome (revenez-y), donné à un vase à boire... LIRE LA SUITE

    Le Top (cliquez sur les noms pour accéder aux commentaires de dégustation) :
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu