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    C'est pas mal, en 2 mois : vignerons, professionnels et amateurs... Merci !

    Le 1er Webvin
    Recommandé par des Influenceurs

  • MILLESIMES 2008 est sorti : achetez-le en direct

    Cette année, avec ce millésime 2007, nous allons avoir l’occasion de voir l’art des vignerons, la force des terroirs et de revenir vers des vins plus classiques, mieux équilibrés, plus élégants. Il faut comprendre que la force de nos vins, c’est justement d’apporter une finesse qu’un bon nombre de concurrents ne peuvent s’offrir. Qu’est-ce qui différencie en effet un vin français d’un autre ? On a les mêmes cépages, les mêmes techniques de viticulture et d’œnologie... Il y a trois paramètres qui font la différence :

    - les sols. À l’exception de l’Italie, aucun autre pays ne possède une aussi grande palette de terroirs, dans lesquels on a su planter -c’étaient souvent des moines- les cépages adéquats. Les exemples pullulent, partout : à Chablis (sols kimméridgiens), en Champagne (la craie, le calcaire), en Bourgogne (pierrosité, marnes rouges ferrugineuses, marnes blanches, sols bruns calcaires...), dans la Vallée du Rhône (molasses, quartz roulés, argiles rouges...), dans la Loire (terres argilo-siliceuses -les fameux”silex”, schistes, plateau calcaire -le “‘tuffeau”, craie marneuse...), à Bordeaux (sols graveleux, graviers, croupe de graves garonnaises...), etc.

    - les climats. Quels sont les autres vignobles qui possèdent autant de variations climatiques ? Faut-il rappeler l’influence du mistral en Provence et dans le Rhône, de la forêt en Champagne, de l’océan ou des fleuves à Bordeaux, des positions des vignes sur les versants en Bourgogne comme leur altitude en Alsace, de la méditerranée et du vent en Languedoc, etc.

    - les hommes. On a des vignerons dont les ancêtres faisaient du vin il y a plus de 500 ans ! On a des hommes et des femmes qui parviennent -malgré les modes et les appels des “sirènes”- à rester au plus haut niveau depuis des décennies, bien avant que l’on imagine même de pouvoir planter des vignes en Australie ou en Californie, bien avant que l’on nous chante les louanges des vignobles de Nouvelle-Zélande, d’Argentine ou de Roumanie.

    Bref, on sait non seulement faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, je vous l’accorde, mais on sait surtout faire des vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux.
    C’est cela notre force : la différence, la variété, l’originalité... La typicité, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme.

    Vous comprendrez que l’on est loin des producteurs qui se disent “modernes”, “révolutionnaires”, “découvreurs”, trop imbus d’eux-mêmes... et nous abreuvent de produits standardisés, au goût régulier chaque année, confondant le principe de se servir des techniques modernes pour “coller” à la nature et celui de les utiliser à outrance (surmaturation, surconcentration...).
    Nous, on aime les vins qui ont une âme, qu’ils valent 7 € ou 100 fois plus, élevés par des vignerons conviviaux, passionnés et humbles face à la nature. Ces vignerons ont du talent et sont dans ce numéro.

    Merci de votre fidélité.

    Millesimes

  • Un vrai vin, sinon rien !

    PDG-BD.jpgBrigitte Dussert : Vous dénoncez les vins "aseptisés", beaucoup plus marqués par des vinifications sophistiquées que par un véritable terroir.

    Patrick Dussert-Gerber : Cessons de vouloir tout uniformiser. Ce qui fait la force des choses (et de chacun d'entre nous), c'est l'originalité, notre spécificité, notre indépendance. La mondialisation est incontournable, nous devons en faire bien entendu partie mais pas par un nivellement par le bas, alors qu'il faut, bien au contraire, que chaque pays, même s'il fait partie d'une entité obligatoire (Europe, Asie...), développe son propre savoir-faire.

    A-t-on vraiment envie de manger tous le même sandwich, de boire le même "truc", d'avoir les mêmes lèvres au botox, le même look, la même "culture" ? Dans le domaine du vin, quel intérêt de boire un rouge comme un soda, une bibine neutre qui aurait le même goût (est-ce le bon mot ?) à Bordeaux comme au Chili, en Bourgogne comme en Australie, en Champagne comme en Espagne ?

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    Comme les OGM, nous pourrions décrire, bien que leur nature propre n’a rien de similaire intrinsèquement, que ce serait des “VVM” (Vins Vinifiquement Modifiés). À prendre avec humour, bien que ce ne soit pas bien drôle. La France doit lutter contre cette orientation mondiale où l'on aseptise les vins à cause des mêmes levures, des mêmes plants, des mêmes copeaux de chêne, où l'on fabrique (quel autre mot pourrait-on employer ? ) ici ou là des vins maquillés, élaborés comme un drink, un cocktail ou un Brandy. Le Brandy c’est peut-être bon, mais cela n’a rien à voir avec un Cognac.

    Il en est de même pour les vins. Certains choisissent de faire un vin qui plaît à tout le monde, qui n’attaque pas la bouche, qui a le même goût, qui ressemble à un goût uniforme comme celui que donne le Cabernet-Sauvignon en rouge ou le Chardonnay en blanc. C’est la raison pour laquelle on parle alors beaucoup plus du cépage. C’est ce dernier et la façon de le vinifier que l’on met en avant, c’est bien la preuve que l’on veut escamoter les sols, les sous-sols, le terroir. Découlant de cela, le terme de “vin de garage” ne veut plus rien dire. Au début certes, cela pouvait correspondre à des vins provenant de toutes petites parcelles, une super-cuvée, un vin de concours. Il en existe un bon nombre à Bordeaux comme dans le Languedoc, voire dans certaines appellations de la Loire ou de la vallée du Rhône. Aujourd’hui, on devrait parler d’un style de comportement de la part des producteurs qui font ces vins trop concentrés.

    En fait, il y a maintenant une profonde scission entre la majorité des vrais propriétaires français qui s’attachent à respecter leur vignoble, à produire des vins de qualité qui ont du goût, du fruit, un vin qui se boit et puis ceux qui font d’autres produits standardisés (hélas médiatisés, on l’a vu), comme ceux qui ne font que des vins qui se “mangent”. Pour ces vins, il suffit de faire le test quant on ouvre une bouteille avec des amis. Au début c’est vrai, le vin “bodybuildé” n’est pas mauvais et on le goûte bien. Mais c’est celui-là qui reste sur la table parce que personne ne finit la bouteille, et tout le monde préfère le vrai vin typé qui était fin et facile à déguster comme il se doit. Ces vins qui se “mangent” sont les vins masqués par des élevages sophistiqués comme quelques vins étrangers, et qui peuvent toujours attendre pour avoir mon soutien. J’apprécie autant les vins qui sont élevés en barriques (neuves ou pas) que les autres, et le seul fait d’acheter des fûts n’est pas un gage qualitatif en soi. Un grand vin très bien élevé, c’est formidable. Un produit rouge ou blanc mariné dans du bois, c’est minable. Je passe sur les exagérations des emplois de levure et d'enzymes, l'osmose inverse, la filtration à outrance, les concentrateurs utilisés à tort et à travers, le maquillage du goût naturel des vins par celui du bois, selon les chauffes...

    BD : Et les vins étrangers ?

    PDG : J'aime un bon nombre de vins étrangers, et beaucoup "d'appellations" italiennes, californiennes, espagnoles ou autrichiennes sont parfois bien plus typées que des appellations ou des vins français. Ma réponse est claire et l'on ne peut me reprocher d’apprécier tous les vins originaux, de France et de Navarre. C’est un fait que j’apprécie un bon nombre de crus italiens, hongrois, autrichiens, grecs, espagnols, américains ou allemands, et j’ai suffisamment fait le tour des vignobles pour savoir où il est bon de déboucher un flacon digne de ce nom.

    Mon Guide des Vins Européens et mon Encyclopédie Mondiale des Vins (sortie en 1993, chez Albin Michel) expliquaient déjà en leur temps tout cela, bien avant que des rigolos viennent nous compter fleurette sur les vins étrangers.

    Il faut, comme en France, respecter et s'adapter à la gastronomie de chaque pays pour apprécier tel ou tel vin vraiment typé, qui mérite le respect. Comment peut-on ne pas prendre plaisir avec un Soave ou un Bregance sur des pâtes à la vongole à Venise, sentir la saveur du cépage Nebbiolo dans un Barolo quand on se promène dans le Piémont, envoûter ses papilles avec un Brunello di Montalcino toscan ou un Ravello en Campanie...

    Je vais plusieurs fois par an en Espagne également, et l'on ne peut qu'apprécier les bouteilles que l'on débouche près de Valladolid, Burgos ou Saragosse. Idem pour les régions allemandes incontournables comme la Sarre (avec le Grosslage Scharberg, par exemple!, le Rheingau, bien sûr (Steinberger, Honigberg, Berg...) ou la Nahe (Kreuznach). On peut continuer de se faire plaisir au Portugal (mais oui, c'est bon un Vinho Verde), à Malte, avec un Muscat, à Sitia ou à Peza, en Crète, etc.
    GUIDE EUROPE .jpg Premier point donc, il ne faut pas mettre tous les vins étrangers “dans le même sac”, et faire la distinction entre les pays qui ont une histoire du vin et de vrais terroirs comme ceux que je viens de citer, et, d’une manière générale, les pays de ce que l’on appelle la vieille Europe.

    Car contrairement à ce que l’on entend dire, il n’y a pas de réels terroirs très qualitatifs au Chili ou en Argentine, ni dans les pays des autres hémisphères. Il y a des sols propices, mais rien d’exceptionnel. Et le climat a tout autant son importance.
    On le saurait depuis des siècles et les propagandistes historiques du vin, notamment les romains et les moines, en France, comme lors de leurs missions, ne se sont pas souvent trompés quand ils ont créé des vignobles.

    Et puis, donc, le climat a une incidence certaine sur la qualité des vins. Trop de chaleur ou trop d’humidité ne sont pas les garants pour faire des grands vins.
    On peut dire ce que l’on veut : ce qui compte, et même pour un vin qui coûte 7 €, c’est d’avoir une originalité.

    En dégustation, pour ne parler que des vins français, un consommateur doit pouvoir reconnaître un Saint-Émilion, un Châteauneuf-du-Pape de par cette diversité des cépages si bien adaptés aux différents terroirs.

    ENCYCLOPEDIE .jpgQue l’on cesse donc de vouloir nous faire croire que tous les vins étrangers valent les vins français : si l'on s'en tient à la vraie typicité, c'est d'ailleurs ridicule de "comparer" un Vino Nobile di Montepulciano avec un Chambertin ou un Pouilly-Fumé avec un sauvignon des sols graveleux autour de la baie de San Francisco... Des très bons vins, des grands vins racés, il y a donc dans un bon nombre de pays.

    Ce n'est pas la même chose de parler des autres "produits" aseptises surtout lucratifs pour ces groupes ou ces petits malins qui ont une grande puissance de communication, et ne se gênent pas d’organiser des dégustations “mondiales”, mélangeant les genres afin d’homogénéiser le tout. Il en est de même quand on voit des “vins de garage” libournais, se vendant beaucoup plus chers en plus, comparés à des grands crus historiques (et authentiques, eux). En plus, ces vins sont proposés à des prix extrêmement chers, totalement incautionnables, car les meilleurs vins étrangers ou un vin de garage à la mode (du Languedoc comme du Libournais) se vendent au minimum 100 à 200 € (et jusqu’à 500 €), et l’on est quand même dans les prix d’un Bâtard-Montrachet ou d’un très grand cru de Bordeaux. Sans parler de la multitude d'appellations françaises où l'on trouve de grandes bouteilles entre 20 et 30 € (Châteauneuf, Sauternes, Volnay, Pessac-Léognan, Meursault, Champagne, Vendanges Tardives d'Alsace, Bandol, Quarts-de-Chaume...), et même dans une gamme de prix très abordable (Chinon, Gigondas, Satellites Saint-Emilion, Saumu-Champigny, Vouvray, Sancerre, Corbières, Coteaux-du-Languedoc, Graves... et bien d'autres). C’est se moquer du monde de faire croire qu'un autre pays possède autant de diversité, dans une telle gamme de prix, et surtout méconnaître la diversité des vins de notre pays.

    Les consommateurs qui achètent ces “produits” à la mode sont les mêmes qui achètent les “VVM”, ou les cuvées “surbarriquées” : c’est surtout du snobisme, peut-être même de l’ignorance. Côté "critique" (américain ou autre), c'est plus valorisant de "descendre" un grand cru en encensant un rouge matraqué par les enzymes, les levures et la barrique. Vous remarquerez d'ailleurs qu'il n'y a pas beaucoup de défenseurs des vins abordables et que les plus beaux-parleurs enfoncent surtout des portes ouvertes pour se mettre eux-mêmes en valeur. On retrouve le même parallèle dans la mode ou l’art... Tout cela demande une éducation, et nous devons le faire.

    BD : Vous êtes aussi très prudent avec certains “concours”...

    PDG : On peut imaginer que certains “concours sont faits pour dénigrer les grands vins typés français. Il ne faut pas comparer ce qui n’est pas comparable, et ne le sera jamais. C’est simple de prendre un grand cru de Bourgogne ou du Médoc, très réputé, très connu, de le sélectionner dans un millésime assez jeune, 2004 ou 2000, puis on le fait déguster pour les “comparer” avec d’autres vins, français ou étrangers qui sont prêts à être bus, des vins “confiturés”, très flatteurs, un produit très banal en réalité. Il est évident, que l’on ne doit pas déguster un grand vin de Bordeaux ou de Bourgogne 3 ans après sa mise en bouteilles, ils méritent 5, 10, ou 20 ans de vieillissement selon la puissance des millésimes, c’est ce qui fait leur force et les distingue de la masse.

    Un grand vin a besoin d’évoluer, de s’épanouir, de s’exprimer aussi dans le temps. Ce genre de dégustations est organisé, sciemment ou non, pour “descendre” nos vins français. C’est réellement un problème et je me bats beaucoup contre cela. Les propriétaires devraient d’ailleurs se méfier de ces “concours” et ne pas fournir à tout bout de champ leurs échantillons, car, dans l’espoir d’une bonne note, ils cautionnent cette démarche d’uniformisation des vins, qui consiste à masquer la typicité et à gommer les différences naturelles. Il faut faire attention à cette standardisation, qui fait du mal au plus grand nombre des producteurs de talent.

    BD : Et la dégustation des vins trop jeunes, notamment celle des primeurs à Bordeaux ?

    PDG : Que penser de ceux qui se permettent de noter un Margaux ou un Pomerol qui n’a même pas commencer son élevage sans avoir la moindre idée de ce qu'il sera ? Donner son avis sur un grand cru 2005 de Bordeaux 3 mois après les vendanges, ce n'est que de l'esbroufe. On se trouve face à des vins loin d’être faits et dont bien souvent le but est de rafler des “étoiles” et des notes de “95 sur 100” ou “17 sur 20” (et plus, hélas), uniquement pour pouvoir se vendre vite et cher. On goûte même des Bordeaux Supérieur en primeurs...

    Qui peut oser prétendre savoir ce que donnera un vrai grand cru au moment où il vient juste d’être "abruti" par le début de son élevage en barriques. On ne fait pas un petit primeur à boire frais et jeune ici. C’est une mascarade, à laquelle certains critiques, surtout étrangers, qui s’y prêtent feraient mieux d’apprendre l’humilité.

    Certains scribouillards ou "dégustateurs" nous prédisent même très sérieusement qu’il faudra boire le vin en 2009 ou en 2015. De quoi sourire, non ?

    Les propriétaires feraient bien également de voir à long terme en revenant à plus de réserve (ils sont de plus en plus nombreux à le faire), en freinant ces dégustations trop précoces, qui les desservent plus qu’autre chose.

    Pour nous, il n’y a pas de dégustations factices ou arrangées : je ne déguste que des bouteilles capsulées afin d’éviter ces trop jeunes cuvées de concours spécialement arrangées pour bien sortir. Sans compter que l'on n'est pas bien sûr de ce que l'on boit tant que le vin n'est pas vraiment mis officiellement en bouteilles...

    BD : On voit une sophistication également de termes de dégustation...

    PDG : Franchement, quand c’est le cas, il me semble que c’est surtout le “dégustateur’ qui veut “frimer”, et là encore, cela vaut toutes les blagues du monde. Je vous laisse juge des mots employés par quelques “confrères” glanés ici et là pour décrire des arômes et des nuances de vin : croûte de pain, toast (au sirop d’érable ?), beignets de banane (ou de pomme), goudron (cela donne envie, non ? ), caramel mou (comme au cinéma), clou de girofle, papaye, réglisse, moka (comme au bistrot)...

    On se demande les noms qu’ils restent pour les dégustateurs de pots de confitures ou les parfumeurs ? Pas beaucoup de fraîcheur ni de finesse dans tout cela, et surtout rien à voir avec les vrais arômes du vin. Ces “goûts” soi-disant naturels ne sont dues qu’aux levures, aux vinifications, aux surmaturations, surconcentrations et à un élevage abusif en barriques neuves. Un vrai vin, du plus grand au plus modeste, cela doit d’abord sentir son raisin. Pas besoin de rechercher du côté du goudron... Les vrais vins possèdent toutes les nuances, intimement liées : un vin ne sent pas la framboise ou la cerise, il doit sentir le vin et vous faire penser à des arômes de framboise ou de cerise, nuance... On est loin de l’asphalte et de la banane.

    Plusieurs caractères d’arômes sont présents et suffisent pour décrire un vin digne de ce nom : floral (violette, œillet, rose, jasmin, pivoine, miel...), fruité (cassis, prune, coing, framboise, cerise, noix, figue sèche, châtaigne, amande douce ou amère...), végétal (fougère, sous-bois, myrte, foin frais ou sec, anis, réglisse, menthe, poivre vert, vanille, eucalyptus...), animal (musc, cuir, ambre, graisse, venaison...), minéral (pierre à fusil, silex, iode, craie, poussière...) et synthétique (bonbon anglais, esters, phénols, goudron, matière plastique...).

    BD : Il faut donc se battre contre la standardisation du goût ?

    PDG : Bien évidemment, et nous le faisons. Les produits standardisés, c’est contre cela qu’il faut se battre, la majorité des vins français et surtout ceux que nous soutenons ont une vraie typicité, une raison d’être. Ils ne sont pas du tout concernés par cela. Tout le monde constate que les amateurs demandent des vins typés qui ont le goût de leur terroir. On se bat contre la mondialisation de la “malbouffe”, et pour le vin c’est encore plus fondamental et plus réel. Il faut donc éviter de faire un vin standard, comme des vins de maquillage. Un vin français ou étranger qui n’est fait qu’à l’aide de vinification ultra-sophistiquée n’a aucun intéret. Quel sens cela a-t-il de ne mettre en avant que le côté technique ? Ce n’est pas un gage de qualité, et encore moins celui de laisser s’exprimer la Nature que d’utiliser à tort et à travers des techniques à manier avec précaution. À croire que l’on ne savait pas faire de grands vins avant l’apparition de quelques nouveautés scientifiques.

    À quoi bon un rouge de Bordeaux qui ressemble à un vin du Languedoc ou d’Afrique du sud, ou un blanc de Loire que l’on confond avec un Provence ou un vin de Californie ? On en vient à l’extrême prudence qu’il faut avoir sur ces vins de cépages (est-ce bien sérieux de planter du Gewurztraminer en Languedoc ?) comme sur les vins qui, faute de terroir, ne peuvent s’exprimer qu’au travers d’éléments extérieurs, en l’occurrence des vinifications trop techniques qui les dépersonnalisent,

    Il est bien normal que les vins évoluent, et que l’on fasse maintenant des vins plus souples. On les boit en effet plus rapidement mais ce n’est pas pour cela qu’il faut les dépersonnaliser et c’est bien là où il y a amalgame. Tous les vins qui ont quelque chose à dire, à exprimer doivent s’expliquer, c’est la base du vin, c’est pour cela que j’écris mon GUIDE DES VINS et que MILLÉSIMES existe.

    BD : Nos vins forment donc un patrimoine unique ?

    PDG : Le vin, c’est un art à part entière. Nul ne peut apprécier un Picasso ou un Van Gogh, le jazz ou l’opéra, une sculpture, une culture différente de la sienne sans un minimum de connaissance. On ne peut aimer les uns et les autres que si l’on comprend le pourquoi des choses et la passion humaine. Et bien, pour le vin, c’est pareil : il faut expliquer pourquoi un Chinon ne ressemble pas à un Gigondas, expliquer le terroir, le cépage, l’alliance de l’un et de l’autre, il faut expliquer encore que le Cabernet franc est différent du Grenache, et conseiller, c’est fondamental, l’accord des vins et des mets, selon les habitudes régionales, les gens, l’humeur...

    Faire un vin qui n’est pas explicable, c’est faire une simple boisson, et c’est bien le danger de cette standardisation car on ne doit pas déguster le vin comme un drink ou une boisson gazeuse diffusée mondialement. L’analyse est la même pour la gastronomie. Où l’on parle de simple jambon fumé ou l’on précise s’il s’agit d’un jambon corse, savoyard ou d’un Belota... Si un jour, on retrouve le même goût, que ce soit en Chine, en France ou en Australie on aura perdu. C’est bien le reproche qui est fait actuellement avec la mondialisation des produits agricoles.

    Mais y a de plus en plus de consommateurs qui s’intéressent au vin, qui s’ouvrent au vin. Ce n’est pas non plus obligatoirement dans les pays où il y a le plus de “facilités” à vendre aujourd’hui parce qu’il y a un critique qui ouvre un marché et qui aide instantanément et très rapidement (mais pour combien de temps ?) un vin à bien se vendre du jour au lendemain, que c’est un gage de qualité, une sécurité pour l’avenir des vins. Il faut absolument dire que la base d’un bon vin typé, c’est de pouvoir être expliqué à son consommateur.

    Et puis, il y a les vins qui ont une antériorité en France aussi bien ce qu’on appelle les grands vins que les vins historiques dans les régions dans la Loire, dans la Vallée du Rhône, en Alsace, le Beaujolais, ceux-là ont un historique qualitatif et ont bien progressé puisqu’ils ont suivi l’évolution globale de la qualité. Un élevage en barriques, bien maîtrisé avec 20, 30, 40, 50 % peut-être 100% en barriques neuves sur un très grand millésime pourquoi pas, mais en réalité, très peu de vins supportent autant de bois neuf. Et un vin digne de ce nom doit pouvoir conserver son fruit, son élégance. C’est ce qui fait toute la différence.

    BD : Le prix est-il une garantie ?

    PDG : Non, mais il est parfaitement normal de payer un grand vin à 45 ou 100 € par exemple, et qu'il y ait des vins "mythiques" avec lequel on entre plus dans lo monde du luxe. Les vins français ou étrangers à des prix “cassés” sont des vins sans intérêt qui correspondent à un bas de gamme. Il y a pléthore en France de bons vins au même prix, dans la Loire, à Bordeaux comme dans la Vallée du Rhône.

    Je regrette que certains “confrères” ne saluent pas plus souvent le mérite et le talent des propriétaires ou des grandes maisons de Champagne qui se maintiennent régulièrement à un superbe niveau de qualité. Ce n’est pas si facile lorsque l’on produit un grand vin depuis des générations d’assurer cette régularité qualitative exceptionnelle. C’est vrai pour des vins et spiritueux d’assemblage comme le Champagne ou le Cognac, comme pour les vins tranquilles, c’est en fait un véritable exploit et cela mérite un grand coup de chapeau aux propriétaires qui y parviennent.

    Dans toute la France, il y a de grands vins typés, dans toute la gamme, et sans que l’on soit forcément obligé de payer le prix fort pour avoir le meilleur. Par exemple, à Bordeaux, pourquoi payer un Saint-Émilion Grand Cru Classé à la mode à 80 € quand on a autant de plaisir avec un Montagne-Saint-Émilion 10 fois moins cher, un Médoc “gonflé 200% barriques neuves” à 50 € (et bien plus, hélas) au lieu d’un Bordeaux Supérieur remarquable à 7 € ou d’un Haut-Médoc élevé traditionnellement à 12 € ? À l’inverse, il est naturel de mettre le prix quand il est mérité où quand on entre dans le cas de la poignée des vins "mythiques", dans l'univers du luxe.

    BD : Dans tous nos reportages sur le terrain, on constate que les vignerons se passionnent particulièrement pour leurs vignes...

    PDG : Pas de bons raisins, pas de bons vins. Et c’est bien pour cela que les techniques trop ostentatoires ne servent pas à grand chose si l’on a pas un terroir. La priorité, c'est de laisser s'exprimer son terroir, en respectant la vigne, en limitant les rendements, en pratiquant la lutte raisonnée, en laissant faite la nature, qui n’a besoin de personne...

    S’il suffisait de prendre un cépage, de le malaxer en barriques neuves, de pratiquer les vinifications les plus sophistiquées, on pourrait nous faire croire que c’est aussi facile que de faire un jus de pomme !

    Ce que je déplore, c’est que l’on continue de prétendre qu’un simple vin blanc issu du Chardonnay peut être “comparé” avec un Meursault ou un Montrachet, où le terroir entre en scène d’une façon indubitable. On ne produit pas des raisins comme des légumes. On peut estimer que, à de rares exceptions près, ceux qui utilisent ces subterfuges, sont aussi ceux qui n’ont pas de terroir de renom (on le voit à l’étranger comme en France). Les vrais vignerons n’ont pas besoin de faire appel à des artifices.

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    © Patrick Dussert-Gerber. Tous droits réservés. Reproduction interdite

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  • Mont-Redon

    Chapeau à mon ami Jean Abeille : son Château Mont-Redon 2001 est l'une des plus belles réussites de Châteauneuf-du-Pape. Un grand vin voluptueux mais tout en distinction, très ample, très persistant, avec des connotations de cuir, de mûre, d'épices...

    Un vin qui "sent" son terroir exceptionnel de galets roulés. Les sols, plus ou moins profonds, très caillouteux, sont constitués pour l’essentiel de gros quartz roulés mélangés à de l’argile rouge sableuse.

    Ces gros galets roulés, amoncelés autrefois par le glacier du Rhône, fournissent à la vigne des conditions exceptionnelles de maturation. C’est le secteur le plus sec des Côtes du Rhône ; le vent dominant est le mistral, l’ensoleillement est de 2 800 heures par an, la chaleur emmagasinée par les cailloux dans la journée est restituée la nuit, provoquant un “effet de four”.

    Je l'ai bu pour le plaisir, tout simplement, en pensant à la réussite méritée de Sarkozy.

  • Le Classement des Graves

    Il y a 3 promus "1ers Grands Vins Classés" dans mon Classement des Graves 2008 :

    - Brown, dont le rouge s'affirme de plus en plus et le blanc poursuit une régularité qualitative exceptionnelle. J'ai savouré le 2005 avec mon ami Jean-François Mau la semaine dernière dans mon excellente "cantine" L'Absolu, à Auros.

    - Rahoul, de mon autre ami Alain Thiénot, dont les millésimes 2000, 2001 ou 2002 sont remarquables, à des prix fort sages. Un vin rouge puissant et typé, très bien élevé.

    - Luchey-Halde, avec de très beaux millésimes 2004 et 2002, bien que l'on parle moins de ces années, "endormies" par les 2005 et 2003. Excellent second vin Les Haldes de Luchey, très abordable.

  • Top Saint-Émilion

    Quelque 1 000 crus, du Premier Grand Cru Classé à la simple AOC Saint-Émilion, en passant par le Grand Cru Classé et le Grand Cru, dont la situation géographique fait la différence. Le premier secteur est celui du plateau qui culmine à quelque 100 m d’altitude, caractérisé par des coteaux et des pentes aux expositions variées et aux sous-sols tout aussi diversifiés (dépôts marins et continentaux, calcaires marins à astérie, molasse...), qui font la variété de son terroir et la typicité de chaque cru. C’est le territoire des crus qui dominent la côte de Saint-Émilion en regardant la plaine, issu d’un sous-sol de molasses et de sables éoliens. Le deuxième secteur est celui qui se rapproche de Pomerol. Les châteaux possèdent leur propre personnalité, et les sols sont des graves profondes, plus ou moins riches en argiles, en silices et en sables, en alios en sous-sols. Le dernier secteur s’étend sur la plaine de la Dordogne, autour de Libourne (les sables), des communes de Vignonet et de Saint-Sulpice-de-Faleyrens, des territoires issus de formations alluviales qui se trouvent de l’autre côté de la nationale Libourne-Castillon, où les sables sont également très présents, avec des graviers.

    Voir le CLASSEMENT 2008

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    Dans cette appellation, qui nous tient particulièrement à cœur, seuls les terroirs signent les plus grands vins. On ne peut en effet qu'être sceptiques face à certains vins médiatiques où la surconcentration et des prix déments vont de pair, et le résultat du dernier Classement officiel ne peut que faire sourire les vrais connaisseurs. Il faut soit survoler le territoire, soit regarder de près l’excellente carte de Van Leuween, pour se rendre compte que tout est dit, et ceci depuis des centaines d’années. Les terroirs propices (le plateau calcaire, les argiles profondes, les dépôts marins ou l’alios, certains sols sablonneux...) et la volonté des propriétaires passionnés, délaissant les modes ou les “gourous » sont donc la clé pour apprécier ce qui doit l’être ici : l’élégance, le velouté, et pas la concentration outrancière. On retrouve cette distinction naturelle dans les beaux millésimes 2004 et 2001, très classiques, dans un 2003 puissant, séveux et charmeur, et un 2002 surprenant par sa structure, où se mêlent la richesse et la souplesse. Du plus grand au plus abordable, voici ceux qui comptent.

    Voir aussi MILLESIMES

    Relayé dans Guide Millésimes, In Vini Veritas, Vinum, Vins Gourmands, Direct Vins, Terroirs France...

    MES COUPS DE CŒUR DE L'ANNÉE

    Château BALESTARD-LA-TONNELLE
    Jacques Capdemourlin
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 74 62 06
    Fax. 05 57 74 59 34
    e-mail : info@vignoblescapdemourlin
    www.vignoblescapdemourlin.com
    Au sommet. Remarquable Château Balestard-la-Tonnelle GCC 2004, riche en couleur, charnu, qui sent bon la griotte et les sous-bois, de bouche puissante, vraiment réussi, bien classique, d’excellente évolution. Beau 2003, de belle robe grenat, très équilibré, aux arômes d’épices, de fruits rouges et de poivre, aux tanins présents et soyeux à la fois, de belle garde. Remarquable 2002, un vin très typé, au bouquet concentré, aux nuances épicées, de bouche riche et dense, très parfumé, très prometteur. Le 2001 est tout en distinction, un vin gras, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois. Goûtez le GCC Château Cap de Mourlin 2003, de belle couleur soutenue et avec des arômes de fruits rouges intenses. Le 2002, ample et riche, bien charnu, est un vin de bonne base tannique, tout en nuances aromatiques (épices, fruits noirs...), encore très jeune. C’est l’un des plus anciens crus de l’appellation, qui porte le nom de la famille depuis son origine. Le Saint-Émilion GCC Château Petit-Faurie-de-Soutard 2003, avec des notes intenses de fruits surmûris et d’épices, un vin de très bonne bouche, parfumé, charpenté, gras et persistant. Même propriétaire que le Montagne-Saint-Émilion Château Roudier, également à la tête de son appellation. Les prix sont très sages.
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    Château BEAULIEU-CARDINAL
    Nathalie et Gérard Operie
    À Saint-Laurent-des-Combes
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 74 59 97
    Fax. 05 57 74 54 82
    Bien aimé leur Saint-Émilion 2004, associant concentration aromatique et souplesse en bouche, avec ces arômes d’épices et de griotte, bien corsé, typé, d’excellente garde (le 2001 se goûte très bien, de belle robe rubis intense, d’une grande subtilité, complet, aux tanins soyeux, d’une belle finale. Voir le Château Haut-Fayan en Puisseguin-Saint-Émilion.

    Château BÉLAIR
    Pascal Delbeck
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 70 94
    Fax. 05 57 24 67 11
    Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés, et bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-typicité. Pascal Delbeck est passionnant, talentueux et passionné par l’étude de ses sols, où, parcelle par parcelle, il intervient, agit, surveille, dans le seul but de laisser s’exprimer le mieux possible l’osmose des cépages, des millésimes et des terroirs spécifiques. Bélair est l’archétype de ces très rares crus où l’extrême complexité des terroirs crée en fait une homonégéité qui devient une symphonie, changeant selon les millésimes, chaque sol apportant sa propre contribution. Aux côtés du 2004, on ne peut qu’apprécier ce splendide Saint-Émilion 1er GCC 2003, encore très jeune, tannique, associant structure et élégance, un vin volumineux et parfumé (cassis, cannelle, poivre), dense et charnu, de grande charpente, de belle couleur pourpre, de grande évolution. À ses côtés, le Montagne-Saint-Émilion Château Tour du Pas Saint-Georges est également à la tête de son appellation, et un très suave Bordeaux blanc, très bien vinifié. Du grand art, donc.

    Château LA BONNELLE
    Vignobles Sulzer
    À Saint-Pey-d’Armens
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 47 15 12
    Fax. 05 57 47 16 83
    Beau Saint-Émilion GC 2003, de robe soutenue, au nez très expressif de fruits macérés, de bouche charnue, très équilibrée entre puissance et souplesse, très prometteur. Excellent 2002, aux notes de fruits rouges frais, de bouche ample et fondue, non encore à maturité. Le 2001 est vraiment charmeur, de robe pourpre soutenu, d’une belle concentration, aux notes de griotte mûre et d’épices, un vin qui allie harmonie et richesse, de garde comme le 2000, corsé, ferme et soyeux à la fois, de bouche puissante et bien persistante. Le 99 est excellent en ce moment, épicé, harmonieux, typé, tout en complexité aromatique. Beau rapport qualité-prix-typicité.

    Château CADET-PIOLA
    Alain et Amélie Jabiol
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 74 47 69
    Fax. 05 57 24 68 28
    e-mail : infos@chateaucadetpiola.com
    www.chateaucadetpiola.com
    Classé 1er Grand Vin. Alain Jabiol et sa fille Amélie perpétuent la tradition bordelaise en élevant de grands vins marqués par leur terroir. Superbe Saint-Émilion GCC 2004, au nez de violette et de sous-bois, tout en couleur, avec en bouche ces notes subtiles et intenses de kirsch et de fruits rouges surmûris, aux tanins puissants mais bien fondus, très harmonieux et prometteur. Le 2003 est de très belle robe d’un grenat profond, aux arômes de fruits rouges avec des notes fumées et réglissées, un vin où élégance, équilibre des tanins et persistance sont en harmonie. Le 2002 est coloré, intense et charmeur, bien marqué par son terroir, riche en couleur, corsé, charpenté, qui sent bon les fruits mûrs et les sous-bois, de bouche puissante, de garde. Le 2001 est exceptionnel, au bouquet intense et complexe (griotte, pain d’épices...), l’une des plus jolies bouteilles de la région dans ce grand millésime qui fait la part belle à ce qui nous plaît : l’élégance. Les prix sont particulièrement sages.

    Château CANON
    Direction : John Kolasa
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 55 23 45
    Fax. 05 57 24 68 00
    Au sommet. Canon possède la parcelle la plus haute du vignoble de Saint-Émilion, au lieu dit Les Religieuses qui culmine à 100 m d’altitude (65% Merlot et 35% Cabernet franc). John Kolasa s’attache à élever un grand vin dans lequel la force de son terroir s’exprime au mieux, loin des sophistications œnologiques. Superbe Saint-Émilion 1er GCC 2004, très représentatif de ce millésime classique bordelais, où la distinction est prédominante, qui allie couleur et structure, avec ces nuances de cerise noire et de truffe, très équilibré, aux tanins mûrs et bien présents à la fois. Beau 2003, de belle robe pourpre soutenu, aux notes de truffe et de mûre, concentré et charnu, un vin riche en matière, aux tanins équilibrés, de belle garde. Le 2002 est étonnant par sa puissance, un vin dense, complet, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, très structuré, avec des tanins riches, de garde. Exceptionnel 2001, de robe rubis intense, aux tanins savoureux, un grand vin puissant mais très fin, tout en velours, très persistant en bouche, au nez complexe où dominent la cerise noire, le cuir et les sous-bois, de grande garde. Le 2000, ample, ferme et souple à la fois, développe des arômes de fruits cuits et de gibier, d’une belle longueur, fondu et très puissant à la fois en bouche, de garde. Même propriétaire que le Château Rauzan-Ségla.

    Château CANTENAC
    Nicole Roskam-Brunot
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 51 35 22
    Fax. 05 57 25 19 15
    e-mail : nicole.roskam@chateau-cantenac.fr
    www.chateau-cantenac.fr
    Une place très enviable dans le Classement pour la chaleureuse Nicole Roskam-Brunot, qui, avec fils Frans Roskam, élève ce Château Cantenac Climat 2003, d’une belle robe profonde et soyeuse, aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, racé et coloré, aux tanins riches et savoureux, tout en bouche, un vin ferme et charpenté, de belle garde. Le Château Cantenac Sélection Madame 2003, où dominent les fruits rouges très mûrs et les sous-bois, aux tanins soyeux, est de bouche épicée, de très bonne garde. Goûtez aussi le Château Moulin de Grenet, l’autre propriété de Nicole Roskam-Brunot, à la tête de son appellation de Lussac-Saint-Émilion. Superbe rapport qualité-prix.

    Château CAPET-GUILLIER
    Famille Bouzerand et Galinou
    À Saint-Hippolyte
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 70 21
    Fax. 05 57 24 68 96
    Coup de cœur pour ce Saint-Émilion GC 2004, de couleur pourpre, corsé, aux tanins riches, avec ces nuances de truffe et de groseille mûre, alliant distinction et structure. Beau 2003, charpenté, harmonieux, bien caractéristique de ce que doit être un vin de cette appellation, au nez présent avec des notes de violette, de réglisse et de pruneau. Le 2002 associe puissance et distinction, où dominent les fruits rouges mûrs et les sous-bois, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche corsée, une vraie réussite. Remarquable 2001, aux notes épicées et poivrées, puissant et subtil, très harmonieux en bouche, gras, charnu, un beau vin, très typé. Le 2000 est dans la lignée, particulièrement agréable actuellement, un vin aux notes de cassis, de pruneau et d’épices, coloré, ferme, aux tanins riches et soyeux, tout en bouche. Goûtez le Saint-Émilion Château Tour de Capet, qui possède un nez agréable avec des arômes de pruneau, de cuir et de tabac. Ample à l’attaque, il révèle en bouche des tanins ronds et veloutés, harmonieux et soutenus en finale. Beau rapport qualité-prix.

    Château CLOS DES PRINCE
    Gilles Prince
    À Saint-Laurent-des-Combes
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 84 64 14 et 06 76 81 04 11
    Fax. 05 57 84 64 54
    e-mail : vignobles-prince@wanadoo.fr
    Vignoble de 2 ha, sur sables siliceux et profonds et de crasses de fer en sous-sol, avec une moyenne d’âge des vignes de 35 ans (90% Merlot et 10% Cabernet franc). Ce Saint-Émilion GC Château 2003, riche et coloré comme il le faut, fort bien élevé, aux arômes de fruits mûrs (groseille, cerise) et d’épices, aux tanins souples et bien présents à la fois, est un vin de bouche chaleureuse. Excellent 2001, aux senteurs de cassis et de pruneau, aux tanins équilibrés, de bouche pleine.

    Château CLOS DE SARPE
    Sca Beyney
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 72 39
    Fax. 05 57 74 47 54
    www.clos-de-sarpe.com
    Un remarquable Saint-Émilion GC 2006, de couleur intense, racé, aux tanins riches, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en élégance, d’excellente garde. Le 2003, à la fois charnu et distingué, d’une belle couleur rubis prononcé, avec des notes de fruits mûrs (cassis et framboise) et de réglisse, est parfait sur un civet. Le 2002, de couleur profonde, allie concentration aromatique, ampleur des tanins et distinction en bouche. Le 2001, corsé, aux notes de pruneau et de sous-bois, est un vin puissant, de très bonne bouche, de très bonne évolution. Le 2000 est un cru qui allie élégance et richesse, complexe, avec ces nuances de fruits rouges bien mûrs et une touche d’épices très caractéristique, non encore à maturité bien entendu. Vieux millésimes disponibles (beau 98).

    Château LA COUSPAUDE
    Daniel, Alain et Jean-Claude Aubert
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 40 15 76
    Fax. 05 57 40 10 14
    e-mail : vignobles.aubert@wanadoo.fr
    Provenant d’un terroir de fine couche de terre argilo-calcaire sur sous-sol rocheux (70% Merlot, 25% Cabernet franc et 5% Cabernet-Sauvignon), la famille Aubert élève soigneusement ce Saint-Émilion GCC 2004, concentré, gras, au nez complexe où l’on retrouve les fruits confits et la vanille, qu’il faut laisser évoluer. Le 2003, tout en couleur et en matière, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé, d’humus et d’épices, est tout en bouche. Beau 2002, dense et velouté, charnu, dominé par les fruits mûrs et les épices, tout en structure et souplesse à la fois. Le 2001, aux tanins soyeux, est très parfumé (cuir, épices...), dans la lignée du 2000. Goûtez leur excellent Lalande-de-Pomerol Château Jean de Gué 2003.

    Château DARIUS
    Michel et Odette Pommier
    33330 Saint-Laurent-des-Combes
    Tél. 05 56 61 31 56
    Fax. 05 56 61 33 52
    Valeur sûre avec ce Saint-Émilion GC Darius 2003, médaille d’Argent concours de Bordeaux 2006, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe, un vin qui commence à peine à se fondre. Le 2002, coloré, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, charmeur et racé à la fois, est gras, complexe, de très bonne évolution comme ce 2001, aux nuances de petits fruits rouges cuits, ample et fondu en bouche, très harmonieux, charpenté, un vin coloré et charnu.

    Château Le DESTRIER
    Vignobles Cheminade
    Peyrouquet 33330 Saint-Pey-d’Armens
    Tél. 05 57 15 39 et 06 10 31 40 13
    e-mail : contact@vignobles-cheminade.com
    www.vignobles-cheminade.com
    Bien apprécié ce Saint-Émilion cuvée Prestige 2005, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, ample et persistant, riche en arômes comme en structure, aux tanins fins. Goûtez le très bon Bordeaux rouge Château Les Chênes 2005, aux connotations de fruits rouges et de sous-bois, bien en bouche.

    Château de FERRAND
    Propriétaires : les héritiers du baron Bich
    Directeur général : Jean-Pierre Palantin
    Directeur technique : Thomas Guibert
    Saint-Hippolyte 33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 74 47 11
    Fax. 05 57 24 69 08
    e-mail : info@chateaudeferrand.com
    www.chateaudeferrand.com
    Un domaine de 30 ha de vignes d’un seul tenant. Excellent Saint-Émilion GC 2003, riche en couleur comme en matière, au nez intense de fruits et d’humus, légèrement épicé comme il se doit, de bonne bouche. Excellent 2002, bien charnu comme il le faut, classique du millésime, très réussi. Le 2001 est riche et généreux, ferme, à dominante de pruneau, de cannelle, de belle robe pourpre, alliant une finesse tannique à une rondeur persistante, parfait sur un gibier d’eau.

    Château LA FLEUR MORANGE
    Earl Véronique et François Julien
    33330 Saint-Pey-d’armens
    Tél. 05 57 47 10 90
    Fax. 05 57 47 16 72
    www.lafleurmorange.com
    Très bien classé avec ce Saint-Émilion GC 2003, de couleur grenat, d’une belle concentration en bouche, aux notes de cuir et d’épices, un cru qui allie distinction et richesse. Le Saint-Émilion GC cuvée Mathilde 2004 est de très bonne charpente, où s’entremêlent des senteurs de fruits rouges bien mûrs et de sous-bois, bien corsé, avec des tanins savoureux, d’une belle longueur.

    Château FONROQUE
    Alain Moueix
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 60 02
    Fax. 05 57 24 74 59
    e-mail : info@chateaufonroque.com
    www.chateaufonroque.com
    Particulièrement aimé ce Saint-Émilion GCC 2004, corsé, au nez intense de petits fruits rouges cuits et de cuir, charmeur et racé à la fois, complexe, de bonne évolution. Le 2003 poursuit son évolution, de très bonne base tannique, riche et gras, aux notes délicates mais puissantes de cerise noire, d’épices et de sous-bois, un vin qui demande un peu de patience mais que l’on peut déjà apprécier sur une cuisine relevée, le tout expliquant sa place enviable dans le Classement 2007.

    Château La GARELLE
    Famille Billon
    3, La Garelle 33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 61 98
    Fax. 05 57 24 75 22
    Domaine de 10 ha sur sols sablonneux et argilo-calcaires, composé de 75% Merlot, 15% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc (moyenne d’âge des vignes de 25 ans). Excellent Saint-Émilion GC 2004, de robe grenat, un vin ayant de la charpente tout en conservant une jolie rondeur, avec des notes de fruits surmûris. Le 2003 est parfumé et persistant, aux tanins riches, équilibrés, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur, de bonne garde. Excellent 2002, avec des notes de cassis, de griotte et de sous-bois, très agréable aujourd’hui, sur une poularde, par exemple.

    Château LA GRÂCE DIEU LES MENUTS
    Odile Audier
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 73 10
    Fax. 05 57 74 40 44
    www.lagracedieulesmenuts.com
    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Une propriété de 13,5 ha s’étend entre les croupes graveleuses de Pomerol et le plateau calcaire de Saint-Émilion. Ici, on recherche l’expression des différents terroirs de la propriété et le respect de leur typicité (taille raisonnée, vendange en vert, vendanges manuelles, double système de tri, grappes entières sur table vibrante et grain par grain après éraflage et avant foulage, vinification en cuves béton thermo-régulées, élevage en fûts durant 12 mois, renouvelés par tiers, collage au blanc d’œuf, dans cette propriété dont certaines parcelles de vignes sont plus que cinquantenaires et composées des meilleurs cépages dont 65% de Merlot, 30% de Cabernet franc et de 5% de Cabernet-Sauvignon. Très beau Saint-Émilion GC 2004, corsé, aux notes de violette, de pruneau et de sous-bois, un vin puissant, de très bonne bouche, de très bonne évolution. Le 2003, intense en couleur comme en arômes, fleure bon les fruits mûrs et les épices, tannique, auquel il faut laisser du temps pour s’exprimer au mieux. Aux côtés de beaux 2002 et 2001, son 2000 est très savoureux en ce moment, dense, très riche et parfumé (griotte confite, sous-bois), coloré et bien charnu, aux tanins fermes et soyeux à la fois. Même propriétaire que le Château Haut-Troquart La Grâce-Dieu.

    Château GRAND CORBIN-DESPAGNE
    François Despagne
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 51 08 38
    Fax. 05 57 51 29 18
    e-mail : f-despagne@grand-corbin-despagne.com
    www.grand-corbin-despagne.com
    Un vignoble de 26 ha. Un excellent Saint-Émilion GC 2004 (GCC à partir du millésime 2006), avec des arômes de cerise noire et d’humus, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, suave, avec des tanins veloutés mais puissants. Beau 2003, de couleur pourpre, avec des notes de fruits cuits et de fumé, soyeux et dense en bouche, un vin riche et harmonieux.

    Château GROS CAILLOU
    Éric Dupuy
    33330 Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    Tél. 05 57 24 74 91et 06 20 54 51 88
    Fax. 05 57 74 40 98
    e-mail : eric.dupuy@cario.fr
    Un coup de cœur pour son Saint-Émilion GC 2003, qui sent la groseille mûre, de robe grenat, riche, aux tanins puissants et soyeux à la fois, au nez intense, complexe, d’une belle finale aromatique. Le 2003 est tout en nuances aromatiques, de robe grenat, aux tanins puissants mais savoureux, au nez complexe où dominent les épices et la groseille, tout en bouche comme ce 2001, au bouquet intense (griotte, épices...), parfait sur un gigot.

    Château GUADET
    Propriétaire : Geneviève Lignac
    Directeur : Guy Petrus Lignac
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 74 40 04
    Fax. 05 57 24 63 50
    e-mail : guadet@tiscali.fr
    www.guadet.com
    Toujours au sommet. Le domaine Saint-Julien était la propriété de M. Guadet. Il fut acquis en mars 1844 par l’arrière-grand-père de Robert Lignac. Les vignes, aux portes de la ville haute sur le plateau, jouissent d’une excellente exposition. L’élevage du vin se fait dans de très beaux cuviers et chais, situés au cœur de la ville; le viellissement, dans de magnifiques caves qui datent en partie du Ve siècle. On ne peut qu’apprécier ce Saint-Émilion GCC 2004, d’une belle concentration d'arômes (cassis, épices...), ample, de belle charpente, de couleur pourpre, très bien élevé, de garde, naturellement. Le 2003 est intense, coloré, aux arômes complexes où dominent les fruits cuits et les sous-bois, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche épicée. Le 2002, où la complexité s’allie à la distinction, très réussi, savoureux, de couleur rouge profond aux reflets violets, aux tanins bien enrobés par le fruit, avec des nuances de cassis et d’épices, puissant et bien corsé comme il se doit. Le 2001 est superbe, riche en couleur comme en charpente, aux tanins fermes et fins à la fois, aux arômes de fruits rouges cuits, d’excellente évolution. Redégusté cette année, le 90 est volumineux, très spécifique avec ces nuances giboyeuses, d’un grand charme.

    Château GUILLEMIN LA GAFFELIÈRE
    Sylvie Courreaud-Fompérier
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 74 46 92
    Fax. 05 57 74 49 16
    Vignoble sur sol et sous-sol argilo-calcaire (62% Merlot noir, 25% Cabernet franc, 10% Cabernet-Sauvignon et 3% Malbec), avec une moyenne d’âge des vignes de 30 ans (labour des sols, vendanges manuelles triées, élevage en barriques...). Vous apprécierez comme nous son Saint-Émilion GC 2003, de couleur soutenue et intense, au nez de mûre et d’humus, classique de ce millésime, corsé mais tout en finesse, de très bonne garde. Excellent 2003, de couleur profonde, charnu, aux notes de pruneau, puissant, associant charpente et rondeur, le tout à des prix très sages.

    Château HAUT-ROCHER
    Jean de Monteil
    Saint-Étienne-de-Lisse 33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 40 18 09
    Fax. 05 57 40 08 23
    e-mail : ht.rocher@vins-jean-de-monteil.com
    www.vins-jean-de-monteil.com
    Un terroir argilo-calcaire sur molasse du Fronsadais, des vieilles vignes, des rendements très raisonnables (40 à 45 hl/ha), un élevage adapté (70% en barriques dont 1/3 neuves). Le vignoble s’étend sur 9 ha avec des vignes de 37 ans (65% Merlot, 20% Cabernet franc, 12% Cabernet-Sauvignon et 3% Malbec). Beau Saint-Émilion GC 2004, aux notes de cassis mûr et de cannelle, harmonieux, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de bouche complexe. Le 2003 est coloré et très parfumé, d’une jolie concentration en bouche, aux nuances de fruits rouges et de réglisse, charnu, aux tanins bien soyeux mais bien riches, d’excellente évolution (le 96 est très bon actuellement, très parfumé). Goûtez son Saint-Émilion Pavillon du Haut-Rocher et l’excellent Côtes-de-Castillon Château Bréhat (8,5 ha sur terroir argilo-limono-sableux sur sous-sol calcaire, 65% Merlot, 15% Cabernet franc et 20% Cabernet-Sauvignon), d’un couleur profonde avec des arômes de fruits, souple et corsé.

    Château HAUT-TROQUART LA GRÂCE-DIEU
    Odile Audier
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 73 10
    Fax. 05 57 74 40 44
    www.lagracedieulesmenuts.com
    Un petit vignoble de 2 ha (80% Merlot, 15% Cabernet franc, 5% Cabernet-Sauvignon), situé sur des sols bruns sableux et sablo-argileux avec crasse de fer en sous-sol, vignes de 45 ans en moyenne. Beau Saint-Émilion GC cuvée Passion 2004, associant concentration aromatique et souplesse en bouche, avec ces arômes d’épices et de griotte, encore jeune, bien sûr. Le 2003, qui allie structure et fondu en bouche, au nez complexe où dominent la truffe, les épices et les fruits noirs, un vin d’excellente évolution comme en atteste ce 2000, aux notes de cerise et de sous-bois, de belle robe intense, très équilibré au nez comme en bouche. Même propriétaire que le Château La Grâce-Dieu Les Menuts.

    Château HAUT-VILLET
    Éric Lenormand
    BP 17 Saint-Étienne-de-Lisse
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 47 97 60
    Fax. 05 57 47 92 94
    e-mail : elv@haut-villet.com
    Bien apprécié ce Saint-Émilion GC 2005, encore fermé, riche, parfumé, aux notes de griotte et d’épices, aux tanins équilibrés et mûrs, de bouche ample, un vin prometteur. Le 2004 commence à s’ouvrir, possédant son propre style, plus fin, aux tanins harmonieux et riches, charpenté, associant structure et velouté en bouche. Goûtez son Côtes-de-Castillon Château d’Arce 2004, de bouche classique, corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, très équilibré.

    Clos LABARDE
    Jacques Bailly
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 74 43 39
    Fax. 05 57 74 40 26
    Une place toujours enviée dans le Classement. Le vignoble (4,6 ha) est planté à l’est de Saint-Émilion, sur un coteau argilo-calcaire. Les méthodes de culture sont à l’ancienne : on pratique le labour et on n’utilise pas de désherbant, les vendanges sont faites manuellement, les grappes sont triées sur tapis et éraflées, le chai a été rénové, parfaitement équipé pour pratiquer des cuvaisons longues contrôlées par thermorégulation. L’élevage dure de 18 à 22 mois dans des barriques de chêne dont 1/3 renouvelé chaque année. Beau Saint-Émilion GC 2004, riche et coloré comme il le faut, aux arômes de fruits mûrs (groseille, cerise) et d’épices, présente des tanins souples et bien présents à la fois, un vin de bouche chaleureuse. Le 2003 est un vin de couleur pourpre intense, au nez puissant et subtil à la fois, aux notes de fruits mûrs (cassis, griotte) et de truffe. Le 2002, de couleur pourpre intense, aux tanins riches et savoureux, très parfumé (mûre, épices...), associe puissance et finesse. Remarquable 2001, de couleur soutenue, un vin très intense, tout en bouche, bien épicé comme il le faut, avec des notes de groseille et de cuir, et des tanins très équilibrés. Remarquable 2000, très parfumé (épices, réglisse...), riche et corsé, concentré, fermé, aux tanins fermes et ronds à la fois, très persistant en bouche. Excellent 99, ample et parfumé, aux connotations de petits fruits rouges mûrs, ferme et persistant, de très bonne évolution. Remarquable rapport qualité-prix-typicité, ce qui n’est pas rien.

    Château LA MARZELLE
    Jean-Jacques et Jacqueline Sioen
    Gérant : Philippe Genevey
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 55 10 55
    Fax. 05 57 55 10 56
    e-mail : chateau.lamarzelle@wanadoo.fr
    Au sommet. Depuis 1997, les investissements des nouveaux propriétaires s’attachent en priorité à la vigne et aux sols. “Nous avons la volonté d’élaborer des vins vrais, honnêtes, qui ne subissent pas l’effet d’une mode, précise Philippe Genevey, en veillant jalousement à garder la typicité que leur confère ce très beau terroir. Nous sommes très heureux de ce résultat et poursuivons notre effort de qualité, car cela est primordial.” Lamarzelle est un très bel exemple de ce que doit être un grand vin de la région, où l’élégance prime sur toute sorte de concentration, et où l’on est bien loin des vins “confiturés” à la mode, surpuissants, surconcentrés, surmaturés, et, bien souvent, à la limite de l’écœurement. C’est un vin qui apporte du plaisir, et c’est bien ce qui compte. Dégusté sur place, ce Saint-Émilion GCC 2004, vraiment exceptionnel. Il est suivi par le 2003, un grand vin de couleur intense, racé, aux tanins riches, aux connotations de cassis, de mûre et de poivre, tout en puissance mais très élégant. Le 2002 sent la réglisse et les épices, de belle robe grenat, de très bonne base tannique, riche et gras. Le 2001 poursuit sa très belle évolution, tout en couleur, avec en bouche ces notes subtiles et intenses de kirsch et de fruits rouges surmûris, de garde comme le 2000. Très beau rapport qualité-prix-typicité, en plus.

    Château LAROQUE
    Famille Beaumartin
    Direction : Bruno Sainson
    Saint-Christophe-des-Bardes
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 77 28
    Fax. 05 57 24 63 65
    e-mail : chateaularoque@vinsdusiecle.com
    www.vinsdusiecle.com/chateaularoque
    Au sommet, avec un rapport qualité-prix-typicité indéniable. Ce beau vignoble s’étend sur 58 ha de vignes (27 ha sont retenus pour la production du Château Laroque), situé sur un superbe terroir constitué de plusieurs coteaux argilo-calcaires sur les hauts de Saint-Émilion. Ici, pas d’esbroufe ni de cuves à concours : on sait qu’un vin de qualité s’obtient avec des raisins sains et mûrs, les techniques culturales les mieux adaptées sont adoptées (engazonnement, taille sévère, suppression des contre-bourgeons, tri des raisins...). Le tout se retrouve dans ce Saint-Émilion GCC 2004, riche en couleur, corsé, charpenté, de bouche savoureuse, aux tanins fermes mais très élégants, au nez complexe dominé par la cerise et le cuir, rond et charpenté, un vin encore bien jeune, de très belle garde. Le 2003 est remarquable, de bouche étoffée, alliant ce gras caractéristique de l’appellation à des notes finement épicées, un vin puissant, de très bonne garde. Le 2002, de couleur profonde, avec beaucoup de structure, au nez complexe où prédominent le cassis et les sous-bois, aux tanins puissants et soyeux à la fois, commence à s’ouvrir. Très beau 2001, dense, gras, alliant puissance et distinction, bien charnu, d’une grande finesse, où dominent les fruits cuits et les épices, intense au nez comme en bouche avec des nuances de cerise et de truffe, de lente évolution comme ce 2000, gras, de robe soutenue, bien charnu, aux notes de groseille surmûrie, de vanille et d’humus bien caractéristiques. Beau rapport qualité-prix-typicité.

    Château MANGOT
    Vignobles Jean Petit
    Anne-Marie et Jean-Guy Todeschini
    Saint-Étienne-de-Lisse 33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 40 18 23
    Fax. 05 57 56 43 97
    e-mail : todeschini@chateaumangot.fr
    www.chateaumangot.fr
    Très bien classé avec leur Saint-Émilion GC Château Mangot 2004, aux tanins fermes et soyeux à la fois, bien élevé, au nez complexe (griotte, épices), tout en bouche, de très bonne garde comme ce 2003, de robe pourpre et soutenue, de belle charpente, un vin dense, corsé et long. Goûtez le Côtes-de-Castillon Château La Brande 2004, équilibré, parfumé, aux tanins fermes, au nez complexe, associant rondeur et structure. Le 2003 est de couleur rubis, très bien élevé, très équilibré, tannique, au nez où dominent les fruits mûrs et les sous-bois, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, très abordable.

    Château MATRAS
    Vignobles Gaboriaud-Bernard
    Véronique Gaboriaud
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 51 52 39
    Fax. 05 57 51 70 19
    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. On le comprend avec ce Saint-Émilion GCC 2004, tout en couleur et en matière, au nez riche de framboise mûre, dense et gras, d’une jolie concentration, de belle garde. Beau 2003, tout en couleur comme en charpente, tout en finesse aromatique (cerise noire, groseille, poivre), de robe intense, typé, associant structure et finesse, de belle évolution. Le 2002, typé, riche en couleur comme en arômes, intense au nez comme en bouche, d’excellente évolution. Remarquable 2001, épicé en bouche, associant finesse et charpente, un vin corsé, de très belle structure, d’une belle finale. Remarquable 2000, très parfumé, dense et riche, alliant distinction et structure, de belle base tannique, tout en bouche, qu’il faut attendre. Redégusté cette année, et particulièrement apprécié, ce 99, d’une couleur profonde, un vin classique, d’une grande subtilité, complet, aux tanins soyeux, d’une belle finale. Le 97 est dans la lignée, avec ces notes de fumé et de cerise noire, parfait sur un canard. Leur Lalande-de-Pomerol Château Bourseau, de belle robe soutenue, au nez puissant, aux connotations de petits fruits cuits et de cuir, est corsé en bouche. Le tout bénéficie d’un excellent rapport qualité-prix.

    Château MAUVINON
    Philippe et Brigitte Tribaudeau
    Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 64 79
    Fax. 05 57 74 44 96
    e-mail : chateaumauvinon@worldonline.fr
    www.chateau-mauvinon.com
    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Ces propriétaires chaleureux s’attachent à élever soigneusement ce très beau Saint-Émilion GC 2004, gras, parfumé, bien classique, corsé, au nez intense de petits fruits rouges mûrs et de cuir, avec des tanins riches et veloutés à la fois, tout en charpente. Le 2003, avec ces arômes caractéristiques d’épices et de griotte, est bien charnu, typé, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, un vin gras et persistant, avec un beau volume en finale, vraiment savoureux. Le 2002, avec ces nuances se définissant par des arômes de framboise, de fraise des bois, est un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche, qui poursuit son évolution. Remarquable 2001, au nez puissant et subtil à la fois, de belle charpente, tout en bouche, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, cerise noire...), de cuir et de truffe, dense, complexe comme il se doit, de garde. Le 2000 est dans la lignée, bien dense et parfumé, ample, de couleur profonde, un vin avec de la structure, au nez subtil et épicé, qui poursuit une très belle évolution, idéal sur un gigot d’agneau. Le 99 est très savoureux actuellement, coloré, bien charnu, au nez complexe et subtil à la fois, dominé par les fruits rouges mûrs et les sous-bois. Remarquable rapport qualité-prix-plaisir.

    Château MELIN
    Vincent Debacque
    19, avenue du Port-du-Roy
    33500 Libourne
    Tél. 05 57 51 42 93
    Fax. 05 57 25 96 54
    Ici, l’âge moyen des vignes est de 35 ans, plantées sur sol sablo-graveleux (75% Merlot et 25% Cabernet franc). On se fait plaisir avec ce Saint-Émilion 2004, élevé en fûts de chêne, tout en bouche, fin et corsé à la fois, qui associe puissance et distinction, gras, bien charnu. Le 2003 est complexe et très harmonieux, aux notes fruitées (cassis) et épicées, dense, riche en matière, un vin souple et ferme à la fois. Excellent 2002, de robe intense, aux tanins fermes et soyeux, d’une très jolie finale, qui commence à très bien se goûter.

    Clos des MENUTS
    Famille Rivière
    Rue de l’Abbé-Bergey
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 55 59 59
    Fax. 05 57 55 59 51
    e-mail : mriviere@riviere-stemilion.com
    À la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. Sympathique et passionné, Philippe Rivière s’attache à élever des vins qui restent dans un excellent rapport qualité-prix-typicité. Sa propriété s’étend sur 25 ha. Le sol, en partie argilo-calcaire et principalement argilo-sableux à sous-sol d’alios avec crasse de fer, permet un excellent drainage (75% Merlot, 15% Cabernet-Sauvignon et 10% Cabernet franc). Le tout explique ce beau Saint-Émilion GC 2004, de couleur grenat, savoureux en bouche, concentré, bien marqué par son terroir, gras et persistant, riche en arômes comme en structure, aux tanins fins. Beau 2003, de couleur intense, ample et parfumé, aux connotations de cassis et d’humus, un vin charnu, ferme et long en bouche, de très bonne évolution. Le 2002, de belle couleur grenat, est intense, corsé, velouté, très parfumé, avec des connotations de sous-bois et de truffe, fondu en bouche. Le 2001, riche en couleur, charnu, sent bon la griotte et les sous-bois, un vin de bouche puissante. Beau Lussac-Saint-Émilion Château Haut-Piquat 2003, de robe rubis prononcée, aux notes de cassis et d’épices, bien corsé, un vin riche et réussi. Goûtez le Graves Château de Callac rouge, très réussi comme le Lalande-de-Pomerol Château Moulin de Lavaud et ce séduisant Montagne-Saint-Émilion Château de Beaulieu 2004, coloré, qui sent bon la groseille mûre et l’humus, tout en rondeur. Prix très sages.

    Château PIGANEAU
    Jean-Baptiste et Vincent Brunot
    1, Jean-Melin 33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 55 09 99
    Fax. 05 57 55 09 95
    e-mail : vignobles.brunot@wanadoo.fr
    www.vignobles-brunot.fr
    À la tête Deuxièmes Grands Vins Classés. Tout en bouche, ce Saint-Émilion GC 2004, issu d’un terroir gravelo-sableux (83% de Merlot et 17% de Cabernet franc), de très bonne charpente, au nez où s’entremêlent des notes de fruits rouges bien mûrs et de sous-bois, bien corsé, d’une belle longueur. Le 2003 est très savoureux, très représentatif de ce millésime charmeur, coloré, aux notes complexes où dominent la mûre, les épices et l’humus, de bouche persistante, de bonne base tannique. Le 2002 est de belle robe pourpre soutenu, aux notes de truffe et de cerise noire, harmonieux, séveux, généreux et persistant en bouche. À ses côtés, le Lussac-Saint-Émilion Château Tour de Grenet 2003, de couleur rubis, très équilibré, aux tanins fermes, au nez persistant, un vin de bouche flatteuse et riche à la fois. Le 2002 est corsé, épicé, très harmonieux, bien typé, de très bonne évolution comme le 2001, un cru qui allie distinction et richesse. Remarquable 2000, aux tanins savoureux, très bien élevé, tout en nuances aromatiques, avec des notes de cerise confite et d’épices. Joli 99, fin et corsé à la fois, charnu, où dominent les fruits mûrs et les épices. Le 98 se goûte très bien, un millésime très classique, très parfumé avec ces notes de mûre, riche en couleur, alliant finesse et structure, aux tanins présents, de très bonne garde. Le 96 est très équilibré, avec des arômes en bouche très agréables et une bonne fraîcheur en finale, plus rond que ce 95, savoureux, de belle robe, au nez complexe à connotations de fruits rouges et de sous-bois, bien en bouche. Goûtez leur Lalande-de-Pomerol Château Le Gravillot 2004, associant concentration aromatique et souplesse en bouche, avec ces arômes de fumé et de griotte, bien corsé,et le Château Maledan Bordeaux Supérieur. Superbe rapport qualité-prix.

    Château PUY-RAZAC
    Catherine Leymarie-Thoilliez
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 73 32
    Fax. 05 57 24 75 99
    e-mail : puy-razac@wanadoo.fr
    Un vignoble de 6 ha d’un seul tenant, dans la famille depuis 3 générations, situé sur un sol de sable et d’alios. Bien apprécié ce Saint-Émilion GC 2004, d’un beau rouge sombre, charpenté, avec des tanins boisés bien présents, très aromatique et ample, avec de la persistance. Le 2003 est dense, classique et coloré, parfumé (cassis mûr), structuré et de bouche savoureuse.

    Château LES RELIGIEUSES
    Françoise Dumas
    À Saint-Christophe-des-Bardes
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 43 89 75
    Fax. 05 57 43 01 89
    Une place enviable dans le Classement pour ce Saint-Émilion GC 2005, au nez fin, complexe, intense, avec des arômes de fruits confits et d’épices, de bouche onctueuse, aux tanins veloutés et très présents. Beau 2004, charnu, de belle robe soutenue, ample, au nez légèrement épicé, aux tanins fondus, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche. Le 2003 est de couleur grenat, très riche et parfumé (griotte, sous-bois), coloré et charnu, aux tanins très fermes et savoureux à la fois, un vin qui emplit bien la bouche et demande un peu de patience. Le 2002, de belle robe soutenue, est un vin fin et élégant, avec de beaux tanins, de bouche puissante, bien corsé et équilibré, parfumé (griotte, humus...), de bonne évolution. Remarquable 2001, typé, de belle robe grenat profond, au nez complexe où l’on retrouve les fruits cuits et l’humus, de bouche puissante et parfumée, de garde. Le 2000, riche en couleur, au nez subtil et intense à la fois, est séveux et persistant, avec ces notes de mûre et de griotte, aux tanins riches, a bien mérité son Master d’Or au Concours international de Bruxelles. Excellent rapport qualité-prix-plaisir.

    Château LA ROSE-POURRET
    M. Warion
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 71 13
    Fax. 05 57 74 43 93
    e-mail : contact@la-rose-pourret.com
    www.la-rose-pourret.com
    Le vignoble familial (depuis 200 ans) s’étend sur 8 ha. La génération actuelle maintient la  tradition en travaillant avec passion les Merlot (70 %) et Cabernet (30%), plantés sur des sols argilo-sableux sur crasse de fer et sables anciens. Les labours, les vendanges manuelles, la vinification traditionnelle, l’élevage en barriques neuves renouvelées par 1/3 chaque année... cela donne ce superbe Saint-Émilion GC 2004, de belle robe soutenue, aux tanins mûrs et présents à la fois, très parfumé, corsé, harmonieux et persistant, un vin d’excellente évolution. Le 2003, de belle robe grenat, est un vin charnu, très équilibré, aux arômes d’épices, de fruits rouges cuits et de cuir, aux tanins fermes et soyeux à la fois, de garde. Excellent 2002, riche en couleur comme en matière, au nez de fruits confits, légèrement épicé. Le 2001 est de couleur pourpre, avec des arômes de fruits et d’épices, élégant et harmonieux. Le 2000 est un vin comme nous les aimons, riche en couleur comme en matière, au nez de fruits et d’humus, légèrement épicé comme il se doit, tout en finale. Le tout à des prix particulièrement sages.

    Château de SAINT PEY
    Héritiers Musset
    Régisseur : Pierre-Luc Alla
    Saint-Pey-d’Armens 33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 47 15 25
    Fax. 05 57 47 15 04
    e-mail : chateaudesaintpey@wanadoo.fr
    Très bien classé avec ce Saint-Émilion GC 2003, de jolie robe grenat soutenu, charpenté, intense, riche, très bien élevé, au nez de myrtille, de violette et d’épices, gras, associant puissance et finesse, un vin de couleur profonde aux reflets violacés, aux tanins amples, tout en bouche. Le 2002 a un bouquet complexe où s’entremêlent des notes de cassis et de cannelle, harmonieux, un vin de belle matière. Beau 2001, de couleur grenat, très bien élevé, de bouche flatteuse et riche à la fois, idéal avec une viande en sauce.

    Château SAINT-VALÉRY
    Gfa Perey-Chevreuil Moquet
    À Saint-Sulpice-de-Faleyrens
    33330 Saint-Émilion
    Tél. et Fax. 05 57 74 41 14
    e-mail : f.moquet@wanadoo.fr
    Un excellent Saint-Émilion GC 2005, tout en finesse aromatique (cassis confit, humus...), de robe intense, aux tanins riches et soyeux, qui allie structure et finesse, prometteur. Le 2003, de couleur intense, est très charpenté, très élégant, aux tanins denses, tout en bouche, avec des notes très nettes de mûre et de cuir.

    Château LA TOUR DU PIN-FIGEAC
    Giraud-Bélivier
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 51 06 10
    Fax. 05 57 25 36 92
    Vous aimerez comme nous ce Saint-Émilion GCC 2004, au nez de violette et de sous-bois très caractéristique, franc, ample, corsé et souple à la fois, aux tanins fermes, de garde. comme ce 2003, de couleur pourpre, avec des arômes de fruits et d’épices, soyeux et dense en bouche, riche et harmonieux. Excellent 2002, riche en couleur comme en arômes, qui sent les fruits cuits et les épices, un vin intense. Voir le Pomerol Château Le Caillou.

    Château TOUR SAINT-PIERRE
    Jacques Goudineau
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 70 23
    Fax. 05 57 74 42 74
    e-mail : chateautoursaintpierre@vinsdusiecle.com
    www.vinsdusiecle.com/chateautoursaintpierre
    Un vignoble de 12 ha (80% Merlot, 10% Cabernet-Sauvignon, 10% Cabernet franc) cultivé sans utilisation de désherbant chimique ou d’insecticide. Une référence avec ce Saint-Émilion GC 2003, tout en couleur et en matière, très typé, gras, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants mais très fins, qui mérite de la patience pour en profiter pleinement. Le 2003 est de couleur soutenue, aux notes de cassis mûr, d’épices et de fumé, très bien élevé, riche et savoureux en bouche, marqué par son terroir, prometteur. Beau 2002, gras, complet, un vin ample et dense en bouche, qui mérite un peu de patience pour en profiter pleinement. Remarquable 2001, de couleur grenat, d’une belle concentration, aux notes de fruits rouges mûrs et d’épices, alliant distinction et richesse. Très beau 2000, typé, de robe grenat profond, au nez complexe où l’on retrouve les fruits et l’humus, de bouche puissante et parfumée, très prometteur. Remarquable rapport qualité-prix.

    Clos TRIMOULET
    Guy, Alain et Joël Appollot
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 71 96
    Fax. 05 57 74 45 88
    e-mail : clostrimoulet@vinsdusiecle.com
    www.vinsdusiecle.com/clostrimoulet
    Incontestablement à la tête des Deuxièmes Grands Vins Classés. L’exemple typique du fait que l’on n’a besoin que d’un vrai terroir de qualité et de vignerons passionnés pour faire un grand vin, à un formidable rapport qualité-prix. Un vrai coup de cœur pour ce Saint-Émilion GC 2004, de bouche puissante, très fin, bien charnu, équilibré, parfumé (fumé, griotte...), de très bonne évolution. Superbe 2003, d’un beau rouge sombre soutenu, coloré, très dense, au bouquet subtil où dominent le pruneau et les épices, associant souplesse et structure. Le 2002, médaille d’Or, est une réussite, de belle robe soutenue, aux tanins riches, aux connotations caractéristiques de fruits frais et de sous-bois, alliant une charpente réelle à une jolie rondeur en bouche, de très bonne évolution. Le 2001 est remarquable, fin, très élégant, avec des tanins riches et savoureux. Le 2000 est un grand millésime, de robe soutenue, au nez très expressif de fruits, de bouche charnue, très équilibrée entre puissance et fraîcheur, de garde. Beau Montagne-Saint-Émilion Château Chevalier-Saint-Georges 2004, à la tête de son appellation, corsé, aux tanins bien équilibrés, harmonieux, un vin ferme et soyeux, avec une bouche puissante et persistante. Le 2003 est de couleur grenat, aux notes de fruits mûrs et de truffe.

    Château TROTTE VIEILLE
    Philippe Castéja
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 71 34
    Fax. 05 57 87 60 30
    Au sommet, naturellement. Ce Saint-Émilion 1er GCC est un bel exemple des grands vins de terroir (le sien se situe sur un rocher avec seulement 30 cm de terre). Cela se retrouve dans le 2004, un grand millésime, concentré mais très fin, très équilibré, aux tanins riches et soyeux, au rouge profond, de belle et prometteuse évolution. Remarquable 2003, puissant, tout en bouche, au nez complexe où dominent les groseilles et l’humus, associant concentration et finesse, bien charnu, richement tannique. Le 2002, de belle robe rubis intense, est très équilibré, riche et subtil au nez comme en bouche, aux nuances de fruits macérés et de sous-bois. Superbe 2001, très typé, au nez dominé par le cuir et les framboises, d’une belle concentration en bouche, qui allie distinction et richesse, un beau vin ample, de garde. Le 2000 est un très grand vin de couleur profonde, au bouquet subtil où dominent le pruneau et les épices, mêlant élégance et charpente. Goûtez aussi le Pomerol Domaine du Clos de l’Église, et le Saint-Émilion GCC Château Bergat, concentré, avec une base tannique importante, des arômes de fruits cuits et de gibier, d’une belle longueur. Même proprétaire que le Château Batailley.

    Château VIEUX-POURRET
    Mme Richert-Boutet
    33330 Saint-Émilion
    Tél. 05 57 24 68 17
    Fax. 05 57 24 63 27
    Vignoble de 4,24 ha. Particulièrement apprécié ce Saint-Émilion GC 2004, issu d’un sol de glacis sableux, au nez de fruits rouges et d’épices, d’une complexité certaine, avec des tanins veloutés,de bouche mûre et fine à la fois, de très bonne garde. Le 2003, de couleur pourpre, corsé, savoureux, aux tanins riches, au nez complexe (cuir, truffe), allie rondeur et charpente. Le 2002, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de cerise noire, est charpenté, d’une bonne longueur en bouche, ample. Le 2001 est remarquable, où la finesse prédomine, avec ces notes caractéristiques de cuir et de fruits légèrement confits, aux tanins soyeux, structuré.

  • Montrose

    J'aime les vins de Montrose depuis très longtemps et mon amitié envers les Charmolüe s'associe à ma fidélité pour ce cru magique. Aujourd’hui, c’est la famille Bouygues qui en est propriétaire, poursuivant cette longue tradition qualitative. Voir le Classement 2008 et Millésimes.

    Les atouts de Montrose reposent essentiellement sur les qualités extraordinaires et rares de son terroir, au sens le plus général, c’est-à-dire à la fois ses aspects pédologiques et ses aspects climatologiques. En effet, les sols de la propriété sont majoritairement composés de graves pyrénéennes liées par des sables ferrugineux, posés sur un socle argileux. Les graves assurant à la fois un rayonnement solaire, qui autorise une bonne maturation des baies, et permettant un bon drainage des eaux de pluie vers les argiles ; celles-ci se gonflent d’eau et la diffusent de manière régulière et mesurée, assurant une bonne alimentation hydrique de la vigne. On observe ces caractéristiques de façon très homogène sur l’ensemble des vignes de la propriété.

    More...
    Par ailleurs, la position géographique du Cru, sur les coteaux qui bordent la Gironde, permet une ventilation certaine des vignes, du fait du caractère venteux du climat qui entoure Montrose. Un effeuillage raisonné, associé à un éclaircissage systématique (3 grappes par bras) sur l’intégralité du vignoble (pour la première fois en 2006), permettent de nous affranchir du développement de la pourriture grise, et, ainsi, de mener les raisins vers leur maturité optimale.
    Ce terroir à Cabernet-Sauvignon très homogène, travaillé selon les pratiques culturales rigoureuses, permet d’envisager toutes les évolutions possibles pour faire de Château Montrose un excellent Cru, d’une qualité encore plus régulière que par le passé.

    2004 : exceptionnel, d’un grand classicisme, de couleur dense, presque noire, avec de beaux reflets vifs et brillants. Les notes de fruits rouges et de fumé, se conjuguent dans une complexité aromatique que l’on retrouve en bouche dans un bel équilibre, soutenu par des tanins très enrobés. Densité et complexité en font un vin de lente évolution.

    2003 : robe pourpre soutenu, aux notes de truffe, de cuir et de mûre, concentré et charnu, un vin riche en arômes comme en matière, aux tanins très denses, complet, complexe, très prometteur.

    2002 : une grande réussite. De robe intense, au nez persistant, aux tanins denses, très équilibré, gras, d’un grand équilibre en bouche, un beau vin riche, de belle évolution.

    2001 : superbe. Couleur, concentration d’arômes, structure et finesse sont associés dans ce grand millésime encore fermé, de robe profonde, aux tanins très fermes et savoureux à la fois, de garde.

    2000 : grandissime millésime, encore très jeune bien sûr, un vin puissant, dense et ferme en bouche, d’une grande complexité aromatique avec des nuances de truffe et de d’humus, d’une superbe finale en bouche fine et charnue à la fois, de grande évolution.

    1999 : très grand vin, de robe pourpre intense, très riche, complexe, un grand vin très structuré, avec beaucoup de matière, une belle richesse d’arômes où dominent les fruits cuits.

    1998 : très ferme, robe d’un rouge rubis foncé, nez puissant, de bouche veloutée, avec de la matière et du fruit, aux tanins riches et soyeux à la fois, d’une longue finale avec des arômes secondaires de fruits très mûrs.

    1997 : plus mûr, plus velouté, arômes fins, un beau vin ample, idéal à déguster maintenant.

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